Histoire des noms de rues et édifices de Metz

Ces informations sont extraites du livre : Vieux Metz le nom des rues par André Jeanmaire (édition J.-S. ZALC). Mes recherches et informations supplémentaires sont retranscrites, quand il y a lieu, en-dessous des extraits du livre.

ABATTOIRS (anciens)
Moitié XIXe siècle de nombreux projets pour l'avenir de la ville furent engagés sous l'autorité du maire Jean-Victor Germain dont la construction d'un grand abattoir sur l'île Chambière en 1858. Celui-ci a depuis déménagé au Nouveau Port de Metz.
Sur le pont en fer, l’ancienne voie de chemin de fer qui traversait la plaine de Chambière avec sa gare. La gare de l’abattoir fut mise en service en août 1908, elle portait le nom de Metz Abattoirs. Elle a été abandonnée dans le milieu des années 90’. Cette ancienne gare garde une trace rappelant l’abattoir, en effet une tête d’animal trône encore au-dessus de l’entrée.

ABBÉ-RISSE (rue de l')
De la place Sainte-Croix à la rue des Murs.
L'abbé Louis Risse (1823-1885) né et mort à Metz, fonda en 1849 la Société des Jeunes Ouvriers. Cette oeuvre philanthropique fonctionne toujours dans la vaste maison portant le numéro 7. Avant cette dénomination, la rue portait le nom de rue de la Fonderie. Elle conservait le souvenir de l'ancienne fonderie dont la maison des Jeunes Ouvriers occupe une partie de remplacement. Les gouverneurs de l'artillerie en achetèrent les bâtiments en 1518 à Didion le Prêtre.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

ABREUVOIR (place de l')
De la place Coislin à la rue Haute-Seille.
Elle tient son nom de l'ancien abreuvoir de la Seille, appelé aussi abreuvoir de la Chapelotte, à cause du voisinage de l'ancienne place Chapelotte.
On y menait les chevaux boire et se baigner. A la fin du XIVè siècle, le fond fut pavé de pierres. En 1756, il subit une complète restauration, mais on diminua son étendue. Le 9 frimaire an II, un procès-verbal de visite établi par le commissaire de la commune mentionne la prochaine suppression de l'abreuvoir. Mais cette disparition ne se réalisa qu'un siècle plus tard et par la force des choses lors du comblement de la Seille en 1905-1906.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

ABREUVOIR (rue de l')
De la place Saint-Louis a la place de l'Abreuvoir. Se reporter à la notice, sur la place de l'Abreuvoir.
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A LA VILLE DE LYON (restaurant)
Actuellement rue des Piques, il se trouvait auparavant place de la comédie, il a été déplacé en 1847. Avant de devenir l'enseigne Ville de Lyon il s’agissait d’une partie de la grange des Antonistes. L’un des trois plus anciens greniers de Metz, remontant au XIVe. D’abord donné aux religieuses bénédictines de l’abbaye Saint-Pierre délogées de leur monastère à la citadelle, le bâtiment servit ensuite d’entrepôt à grains. De plus cette maison a une histoire chargée puisque Maurice Barrès y a aussi médité « Colette Baudoche » en 1907.

ALGER (rue d')
De la rue des Jardins à la rue Chèvremont.
La rue prit son nom actuel le 4 janvier 1840, en souvenir de la conquête d'Alger.
Avant cette dénomination. sa pente raide lui a valu l'appellation de rue Stancul, C'est-à dire je tends le cul; ce qui arrive lorsqu'on la monte.
Remarque fort judicieusement Emmery) dans un manuscrit de la bibliothèque municipale.
Jusqu'en 1840 - écrit Sauer - son ancien nom s'est orthographie de la manière suivante
en 1419 ruelle de Stanrue. et ruelle de Stranleur
en 1491 ruelle de Stanceu
en 1531 en Stoncul
en 1690 rue Staku
en 1722 en Stoncul
en 1749 rue Jedendscul
Un arrêté municipal d'avril 1891 lui accorde le nom cc rue de la Montagne, mais un autre arrêté d'octobre 1919 lui restitua sa dénomination de rue d'Alger.
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ALLEMANDS (rue des)
De la place des Paraiges à la porte des Allemands.
La rue des Allemands, disaient certains, s'appelle ainsi parce qu'elle se situe sur la route d'Allemagne.
Cette opinion erronée explique pourquoi le Conseil municipal fut à plusieurs reprises et heureusement sans succès, fortement pressenti par des patriotes trop zélés, pour changer la dénomination de la rue.
La voie doit en réalité son nom aux chevaliers teutoniques ou frères hospitaliers de Notre-Dame des Allemands. Elle s'appela d'abord rue de l'Hôpital-des-Allemands, ainsi que le mentionnent les bans de tréfonds de 1241 et 1269, et ensuite, par abréviation rue des Allemands.
Nous trouvons déjà cette appellation en 1251 et en 1267. Nous la retrouvons encore en latin en 1275. et même en aIlenand en 1346.
L'ordre des chevaliers teutoniques, fondé en Palestine en 1190, se répandit bientôt en Europe. En 1216, il s'installe à Coblence. ensuite à Trêves. L'an 1222 voit les chevaliers arriver à Sarrebourg, l'an 1227 à Sarrebrück.
Leur implantation à Metz remonte à l'année 1229, si nous en croyons Emmery qui s'appuyait sur un document aujourd'hui disparu. Des actes de 1241 et de 1245 attestent leur présence dans notre ville.
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Perpendiculaire à celle-ci, la rue de Turmel sera percée en 1905.

ALLEMANDS (impasse des)
Elle comprend les immeubles numérotés de 36 à 52 de la rue des Allemands.
C'est l'ancienne rue du Sac, déjà citée au XIIIè siècle.
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ALLEMANDS (porte des)
A la fois porte et pont fortifiés, la Porte des Allemands est un édifice de fortification médiéval. Témoin de l'architecture militaire du XVe siècle, la Porte des Allemands est le seul château défensif de Metz qui n'a pas été détruit.
Le nom de La Porte des Allemands a pour origine les chevaliers teutoniques ou frères hospitaliers de Notre Dame des Allemands qui fondèrent un hôpital dans la rue en face.
Sa construction débute vers 1230 avec l’édification d’une première porte orientée vers le centre-ville et formée de deux tours, de remparts de part et d’autre et d’un pont enjambant la Seille. Deux nouvelles tours, plus imposantes, sont élevées vers 1445 pour défendre l’autre extrémité du pont. En 1674, Vauban rajouta côté campagne une porte plus petite qui n’existe plus de nos jours.
L’ancien pont fut détruit en 1944 et reconstruit en 1947 un peu plus loin à sa place actuelle. En 1900 c’est la ville de Metz qui est devenue propriétaire de la porte des Allemands. La ville y installa un musée et on pouvait y voir la guillotine.

AMBROISE-THOMAS (rue)
De la place de la Cathédrale à la rue du Palais.
Au XVIIIè siècle déjà, l'architecte Blondel proposait le percement d'une communication entre les deux voies. Mais le projet ne se réalisa qu'au début du siècle suivant. La nouvelle artère, nommée rue de la Cathédrale par arrêté municipal du 1er juillet 1816, prit en 1906 le nom du compositeur français Ambroise Thomas (1811-1896). Le célèbre auteur de Mignon naquit dans la maison sise au numéro 19 de la rue du Palais, formant angle avec l'ancienne rue de la Cathédrale. Il était le fils de Jean-Baptiste-Martin Thomas, professeur de musique, né à Metz le 15 avril 1770, et mort dans cette ville le 23 septembre 1823.
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AMPHITHÉATRE (Avenue de l')
De l'avenue de Magny au passage de Plantières.
Nommée rue de la Douane en 1904, elle porte sa dénomination actuelle depuis 1932.
Elle la doit au grand amphithéâtre romain dont on découvrit les substructions en 1903, lors de la construction de la gare de marchandises. L'amphithéâtre était encore assez bien conservé au XIV siècle. Mais les différents sièges de la ville, et surtout son utilisation comme carrière de pierres, enfin l'édification des fortifications du Pâté, en firent disparaître les derniers débris visibles.
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ANDRÉ-MAGINOT (boulevard)
Du boulevard Paixhans à la place Mazelle.
Elle perpétue le souvenir d'André Maginot, né à Savigny-sur-Ornain (1877-1932), plusieurs fois ministre de la Guerre, qui a donné son nom à la ligne de fortifications établie sur la frontière française de 1927 à 1936.
Cette voie s'appelait avant la dernière guerre, rempart des Allemands et, jusqu'après 1900, pour la partie existant à l'époque rue du Rempar des Allemands. Cette dernière commençait au rempart de la Basse-Seille et allait rejoindre la rue Mazelle.
Rappelons que le nom de rempart des Allemands, comme celui de la rue des Allemands, n'est aucunement une évocation des habitants de l'Allemagne moderne. Il date de plus de sept siècles et conserve le souvenir des chevaliers teutoniques.
Le boulevard suit le tracé des anciens remparts. La première partie ouverte le fut en 1813, sous le nom de rue Neuve du Rempart, entre la porte des Allemands et le passage derrière l'église Saint-Eucaire. La deuxième partie, vers la rue de la Basse-Seille, le fut en 1846 sous l'appellation de rue du Rempart de la Basse Seille. La démolition du rempart, du côté de la Basse Seille, fut exécutée en 1907.
Entre la porte des Allemands et la place Mazelle, les travaux durèrent de 1904 à 1906.
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ARÈNES (rue aux)
De la rue Paul-Diacre à l'avenue de l'Amphithéâtre.
Certains affirment que la rue doit son nom à l'amphithéâtre romain dont les vestiges furent mis à jour à l'emplacement de l'actuelle gare des marchandises. D'autres prétendent que le mot Arena indiquait le faubourg du Sablon à cause de son sous-sol composé de gravier et de sable (Ad Arenas). Le mot arène, en géologie, indique encore le sable résultant de la désagrégation des roches granitiques. Nous pouvons allier les deux explications puisque le mot arène signifiait également l'espace sablé, au centre des amphithéâtres, où combattaient les gladiateurs. Avant sa dénomination actuelle, cette voie s'appelait rue de Cuvry.
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ARMES (place d')
Entre la cathédrale et l'hôtel de ville.
Anciennement, elle avait nom place du grand Moutier ou place devant la grande Eglise. En 1792, elle devint place de la Loi, dont le nom est encore gravé dans la pierre sur la façade de l'hôtel de ville. En 1806, elle fut nommée place Napoléon, appellation qu'elle quitta et reprit plusieurs fois suivant les fluctuations des régimes. Un arrêté du 1' juillet 1816 lui donnait le nom de place de l'Hôtel-de-Ville. En 1870. elle devint la place d'Armes. Pourquoi cette appellation ? A cause des nombreuses prises d'armes qui s'y déroulaient et s'y déroulent encore de nos jours. Les façades de l'hôtel de ville et de l'ancien corps de garde renvoyèrent bien souvent l'écho des clairons et des tambours de nombreuses musiques militaires.
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Au XVIIIe siècle, l’architecte royal Blondel entreprend dans la ville de Metz, selon le vœu de Louis XV, l’aménagement d’une nouvelle place. Les travaux débutèrent vers 1760 après la destruction des églises et du cloître qui bordaient la cathédrale. L’espace connut plusieurs appellations au cours des siècles: Place du Grand Moutier, Place Devant la Grande Église, Place de la Loi (dénomination encore visible sur la façade de l‘Hôtel de Ville), Place Napoléon, Place de l'Hôtel de Ville et, depuis 1870, Place d'Armes en raison des nombreuses prises d’armes tenues sur la place. L’Hôtel de Ville de Metz, en bordure de la place, fut construit de 1769 à 1771. La partie édifiée sur l’emplacement de l’ancienne église Saint-Gorgon ne fut achevée qu’en 1788.
La statue du Maréchal Fabert érigée sur la place en 1842 entre les deux trophées de guerres se trouve désormais de l'autre côté de la place.

ARTILLERIE (ancienne école d’)
De nos jours le Cercle des Officiers. Il se trouve à l'emplacement de l'abbaye de Saint-Arnould. Saint-Arnould était évêque de Metz au VIIe siècle, mais également grand ancêtre des Carolingiens, arrière-grand-père du grand-père de Charlemagne il y fut inhumé en 641. Cette abbaye devint la nécropole de la famille Charlemagne. Hildegarde, femme de Charlemagne, ses soeurs et son fils, l'empereur Louis le Pieux, y furent enterrés. La première abbaye Saint-Arnould se trouvait devant les remparts de Metz à l'emplacement de l'actuel hôpital Bon-secours. En 1552 l'abbaye fut détruite lors du siège de Metz par Charles Quint. Elle fut transférée ici, rue aux Ours, avec les tombeaux impériaux. Le monastère, à l'exception de l'église, fut reconstruit au XVIIe siècle. Lors de la Révolution, les religieux furent expulsés et les tombeaux impériaux détruits (une partie du tombeau de Louis le Pieux se trouve au musée). En 1794, l'École d'Artillerie et du Génie s'installa dans les bâtiments. L'admission se faisait sur examen parmi les élèves de l'École polytechnique. Au XIXe siècle l'église disparut. En 1840 une tour d'observation de 42 mètres fut élevée pour observer les manoeuvres des artilleurs sur le Mont Saint-Quentin. Depuis 1919, l'ancienne abbaye est le siège du Cercle des Officiers.

ARSENAL (rue de l')
De la rue des Jardins à la rue du Rabbin Elie-Bloch.
Elle comprenait avant la dernière guerre la rue actuelle du Rabbin Elie-Bloch, et s'étendait jusqu'au boulevard Paixhans. Elle tient son nom de l'arsenal d'artillerie qui se trouvait dans le prolongement de la rue. de l'autre côté du boulevard Paixhans actuel.
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ASFELD (rue d')
De la place Saint-Thiébault à la place Mazelle.
La rue porte le nom de Claude-François Bidal, marquis d'Asfeld, maréchal de France, le continuateur de Vauban, mort en 1743. Elle fut formée, pour la plus grande partie, en 1740, sur l'emplacement des murs du rempart et des fossés établis de ce côté de la ville. En 1793, le grand Séminaire fut converti en ambulance, ce qui valut à la rue de troquer momentanément son nom contre celui de rue de l'Ambulance.
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Du nom du marquis d'Asfeld, (Claude-François Bidal) Maréchal de France, le successeur de Vauban, mort en 1743. La rue fut formée, pour la plus grande partie, en 1740, sur l'emplacement des murs du rempart et des fossés de la ville. Elle longe le grand séminaire qui regroupe les deux cycles de la formation des futurs prêtres des diocèses de Metz. Les grands bâtiments un peu austères qui l’abritent datent de 1745, mais la fondation du séminaire remonte à 1661.
En 1793, le grand Séminaire fut converti en ambulance, ce qui valut à la rue de troquer momentanément son nom contre celui de rue de l'Ambulance.

AUGUSTINS (rue des)
De la place Saint-Nicolas à la rue Vauban. Anciennement : de la place Saint-Nicolas à la place Saint-Thiébault.
Primitivement, c'était le passage du Cerisier, à cause, parait-il, d'un cerisier qui se dressait à son entrée, du côté de la place Saint-Nicolas. Les Augustins s'établirent à Metz vers 1260, rapporte le chroniqueur Philippe de Vigneulles : En celluy temps que couroit le milliaire par mil deux cent et LX, accommençoit en prime à venir en bruit l'ordre des hermites que nous appelons les Augustins. Et selon ce que je puis entendre et cognoistre, furent premièrement environ ce temps, fondés en Mets. Les historiens bénédictins confirment les assertions du chroniqueur. La rue ne prit son nom actuel que vers 1740, lorsque les Augustins agrandirent leur couvent et pratiquèrent une entrée de ce côté. Après les importants travaux d'urbanisme qui donnèrent naissance, sous l'annexion, à l'actuelle avenue du Maréchal-Foch et au quartier de la gare, l'artère fut prolongée jusqu'à la rue Vauban.
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Autrefois appelé le passage du Cerisier du fait d'un cerisier qui se dressait à l’entrée de la rue, aux abords de la place Saint-Nicolas (place qui jadis était une plantation de cerisiers).
Les Augustins s'établirent à Metz vers 1260, rapporte le chroniqueur Philippe de Vigneulles : En celluy temps que couroit le milliaire par mil deux cent et LX, accommençoit en prime à venir en bruit l'ordre des hermites que nous appelons les Augustins. Et selon ce que je puis entendre et cognoistre, furent premièrement environ ce temps, fondés en Mets.
La rue pris pour nom rue des Augustins vers 1740, lorsque les Augustins agrandirent leur couvent. Et sous l’annexion allemande, au début du siècle, lors du comblement des fossés et de la destruction des portes et remparts, à la naissance de la nouvelle ville la rue fut prolongée jusqu’à la rue Vauban.

BASSE-SEILLE (rue de la)
Des rues Saulnerie et du Pont-de-la-Grève au boulevard Paixhans.
Elle était bordée anciennement par le mur d'enceinte de la ville, qui aboutissait au pont de la Grève. Le comblement de la rivière de Seille, en 1905, sur le bas de son parcours à travers la cité, permit son élargissement.
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BADE (rue de la)
De la rue Mazelle au boulevard André-Maginot (ancien Rempart des Allemands).
Son nom, en patois messin, signifie fosse. C'était autrefois une impasse, sans issue sur le rempart, qui conduisait au cimetière et à l'ancienne sacristie de Saint-Maximin. Les actes de sépultures consignés dans les vieux registres de cette paroisse mentionnent fréquemment cette voie :... et après les prières des obsèques achevées, y lit-on ordinairement, le corps dudit... a été levé du choeur et transporté par le passage de la bawe dans le cimetière attenant à ladite église, pour y être inhumé : les assistants de leur côté s'étant rendus au dit cimetière par l'entrée commune. En l'an 1480, Mathieu de Gournay, écuyer, acquit le droit de traverser la ruelle de la Baüe, à côté de l'église, pour lui et les hoirs de la maison qu'il possède à l'extrémité du passage et qui le ferme en son endroit particulier (Observations séculaires de Paul Ferry). Cette maison bouchait complètement la ruelle de la Baue, et son arrière donnait sur le rempart. Sur un plan de 1784, la rue est dite rue de la Paroisse. La partie contiguë au rempart a été élargie à différentes époques. Une pétition du 8 juin 1845, rapporte Chabert, exposant que le nom de rue de la Baue est inconvenant et ridicule à tout le monde : qu'il n'y a même plus de plaque à aucune extrémité, avait sollicité l'administration municipale de nommer le passage dont il s'agit rue Saint-Maximin, puisque, dit la pétition, il longe cette église. Le maire fit la sourde oreille et se contenta simplement de replacer des plaques portant l'ancien nom.
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BARBOT (ancienne caserne)
De nos jours le Collège Georges de la Tour. Il fait partie de la cité scolaire "Georges de la Tour" constituée d’un lycée classique (place Maud’huy), d’un lycée technique et de ce collège. Construit par les autorités impériales allemandes à partir de 1890, il faisait à l’origine partie d'un ensemble de bâtiments militaires destinés au casernement des troupes.
La proximité de l'ancienne gare place du Roi Georges permettait en cas de besoin d'avoir des troupes prêtes à embarquer dans les trains très rapidement. En 1919, le gouvernement Français, voulant honorer la mémoire des officiers supérieurs morts pour la France, donna le nom du Général Barbot à l'une de ces casernes qui devait devenir un établissement scolaire 30 ans plus tard. Pendant la deuxième guerre mondiale la caserne Barbot fit office d'hôpital militaire allemand.

BELLE-ISLE (rue)
De la place du Saulcy à celle du Pontiffroy.
Elle fut établie en 1737 par ordre du duc de Belle-Isle, gouverneur de Metz, et porta d'abord le nom de rue du Rempart Belle-Isle. Anciennement, il existait sur une partie de son tracé, entre la rue du Pont-des-Morts et les environs de l'actuelle place Saint-Vincent, une vieille rue appelée rue du Mail. A cet endroit s'étendaient depuis le début du XVè siècle, affirment certains une allée et le terrain du jeu du mail.
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Elle fut établie en 1737 par ordre du duc de Belle-Isle, gouverneur de Metz, et porta d'abord le nom de rue du Rempart Belle-Isle. Anciennement, il existait sur une partie de son tracé, entre la rue du Pont des Morts et les environs de l'actuelle place Saint-Vincent, une vieille rue appelée rue du Mail.
A cet endroit s'étendait depuis le début du XVè siècle, affirment certains, un terrain de jeu du mail.

BÉNÉDICTINS (rue des)
De la rue du Pont-Moreau à la rue Belle-Isle.
Elle fut ouverte en 1737, la même année que la rue Belle-Isle, sur des terrains qui dépendaient des abbayes bénédictines de Saint-Vincent et de Saint-Clément. D'abord nommée rue Foucquet, pour honorer le duc de Belle-Isle, elle troqua bientôt cette appellation contre son nom actuel.
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BLÉ (rue au)
De la rue Pierre-Hardie au marché couvert.
Ainsi nommée à cause du marché et des anciens dépôts de blé tenus en ce lieu (Chabert). Edouard Sauer a relevé différentes orthographes du mot :
1498: rue du marché à Bleidz.
1499: rue à Bleifs
1509: rue à Bleds
1566: rue à Bleidz
1687: rue aux Bleds
1690 : rue au Blé
Il existait jadis près de la rue au Blé une artère nommée rue aux Grues ou rue au Son. Grue est un ancien mot patois qui signifiait son, de la même famille que le mot gruau, dérivé du francique.
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BLONDEL (rue)
De la place d'Armes à la rue du Palais.
A une époque, elle fut dite rue Sous-le-Palais. L'arrêté municipal du 1°' juillet 1816 stipule : la petite rue dite sous le Palais, le long de l'emplacement destiné à un marché couvert, sera dénommée rue du Marché-Couvert. Le dit marché resta en projet jusqu'au moment où la ville acquit les bâtiments destinés à un palais épiscopal, et dont la construction avait été abandonnée. La partie actuelle de la rue, allant de la place d'Armes à la rue Paul-Bezanson, se nommait jadis ruelle Sergent (1284), parce que le sergent municipal y tenait logis. L'autre partie, comprise entre la rue Paul-Bezanson et celle du Palais, avait nom rue Vazelle (1338). Ce nom représente probablement une déformation de vaxel, ancienne mesure pour le sel. Une voûte couvrait une partie de la rue et reliait l'ancien palais du Parlement à la place d'Armes. Depuis 1934, cette artère porte le nom de rue Blondel. Jacques-François Blondel (Rouen 1705 Paris 1774), était architecte du roi et membre de son Académie. Louis XV le chargea d'exécuter un projet pour la construction du grand portail de la cathédrale de Metz, et d'établir, dans la même harmonie, un ensemble de bâtiments dont l'hôtel de ville, le corps de garde, le palais épiscopal (qui ne fut lamais terminé et devint marché couvert), ainsi que d'autres constructions du même style qui flanquèrent la cathédrale. Cette réalisation formait un ensemble très harmonieux dans sa sévérité, qui existe toujours, sauf le portail de la cathédrale remplacé pendant l'annexion par un portail néo-gothique, et les maisons qui s'appuyaient à la cathédrale.
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BONNE-RUELLE (en)
De la rue Serpenoise à la rue des Clercs.
Elle s'appelait primitivement Bonne Ruelle des Febvres ou ruelle des Serruriers. En ne conservant que le nom de Bonne-Ruelle, elle laissa à la petite place qui se trouve à son entrée, du côté de la rue Serpenoise, le nom de place aux Febvres (Sauer). Un acte de 1290 cite une maison en la Bonne-Ruelle, au chief de la viez Bucherie, et un autre, de 1432, une maison située sur le tour de la Bonne-Ruelle en la viez Bucherie, et au chie( de la rue de la Trinité.
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BON-SECOURS (ancien hôpital)
Ancien hôpital Bon-secours avant 1900
Fin du XVIIème siècle, monsieur Morel et monsieur Rollin furent les donateurs à la fondation de l’hôpital Notre-dame-de-bon-secours le long de la rue Chambière. Monsieur Morel céda une maison, tandis que monsieur Rollin alloua une somme qui servi à acheter les maisons avoisinantes. Au fil des ans plusieurs maisons seront encore achetées pour agrandir l’hôpital, ainsi qu’un bout de terrain en 1706 afin d’y créer un jardin. L’année suivante une chapelle sera installée dans les bâtiments. Vers 1880, la ville annexée, l’hôpital servira également de casernement aux soldats. En 1919 il sera abandonné et transféré à sa place actuelle, face à l’église Sainte-Thérèse. Aujourd’hui les bâtiments de l’ancien hôpital existent toujours, ils abritent une annexe du conservatoire ainsi qu’une multitude d’associations.

Ancien hôpital Bon-secours après 1900
Les Allemands, avant 1914, avaient prévu d'urbaniser le quartier Sainte-Thérèse dans le prolongement du quartier de la gare. Ils eurent le temps d'édifier quelques grands bâtiments publics dont le lycée Georges de la Tour, le lycée Louis Vincent, l’hôpital Bon-secours, mais peu d'immeubles d'habitation. La guerre arrêta les projets. L'hôpital fut construit entre 1913 et 1917. L'ancien hôpital Bon-secours qui se trouvait rue Chambière y fut transféré en 1919. Jadis à l'emplacement de cet hôpital se trouvait, devant les anciens remparts de Metz, l'abbaye de Saint-Arnould. Saint-Arnould était évêque de Metz au VIIe siècle, mais également grand ancêtre des Carolingiens, arrière-grand-père du grand-père de Charlemagne il y fut inhumé en 641. Cette abbaye devint la nécropole de la famille Charlemagne. Hildegarde, femme de Charlemagne, ses soeurs et son fils, l'empereur Louis le Pieux, y furent enterrés. En 1552 l'abbaye fut détruite lors du siège de Metz par Charles Quint. Elle fut transférée rue aux Ours, avec les tombeaux impériaux, aujourd’hui cet endroit abrite le Cercle des Officiers.

BONS-ENFANTS (rue des)
De la place Chappé à la rue de la Tête-d'Or.
C'est là que fut fondé, en 1276, le Collegium bonorum puerorum ou Confrérie des boins anffants, ayant pour chef lou clair Conrad. Ces boni pueri préparèrent, prétend-on, les représentations des mystères ou jeux religieux qui connurent une grande vogue à Metz au commencement du XVe siècle. Un titre daté de 1312, relate Chabert, cite l'acquisition faite par les enfants Sans-Souci, à l'entrée de la ruwe des Boins-Enfants, du vaste terrain qui joignait la maison à leur collège. (Archives de l'Académie royale de Metz, année 1767). Selon Sauer, l'acte le plus ancien nommant la rue date de 1220. Des écrits mentionnent la rue des Boins enfants en 1267, ainsi que la rue des Bons-Alfans, en 1474. Les scribes, dont l'orthographe suivait les règles légères d'une aimable fantaisie, écrivaient aussi : Boins anffans, Boins Enffans, Bons-Auffans en 1405. Bons-Enffans en 1504.
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BOUCHERIE SAINT-GEORGES (rue)
De la place Jeanne-d'Arc au pont Saint-Georges.
Cette rue porta successivement à travers les siècles les noms de rue de Porte-Moselle, rue Boucherie Sainte-Ségolène vers 1750, rue Boucherie Saint-Georges, rue Boucherie Ventôse en 1793. A l'époque romaine, la Porte Moselle s'ouvrait près de l'ancienne place des Maréchaux. De là partait la voie qui conduisait, en longeant la Moselle, à Caranusca et à la cité impériale de Trèves. La Porte Moselle donna son nom à un Parage et à une des trois mairies de Metz. Depuis la construction récente des blocs d'immeubles du quartier Saint-Ferroy. il ne subsiste qu'un segment de la rue, dans le haut et sur un seul côté.
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BOUDAT (ruelle)
De la rue Haute-Seille à la rue Vigne-Saint-Avold.
En face de la rue Saint-Etienne, il existe un passage, voûté en partie, appelé ruelle Boudat, probablement du nom d'un particulier, qui communique avec la rue Haute-Seille. C'était autrefois une impasse qui butait contre une maison donnant sur la Seille. Cette ruelle fut interdite en 1740, sur la demande des habitants de l'endroit, parce que se plaignaient-ils les soldats et les filles de mauvaise vie s'y donnaient rendez-vous.
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BOUFFLERS (jardin)
Derrière le Palais de Justice, entre l'Esplanade, le boulevard Poincaré et la rue de la Garde.
Il perpétue le souvenir de Louis-François, marquis de Boufflers, pair et maréchal de France, gouverneur des Trois-Evêchés (1644-1711). Ce lieu s'appelait jadis Jardin de la Haute-Pierre, parce qu'il s'étendait derrière la grande maison dite de la Haute-Pierre, dans la rue actuelle de ce nom. Lorsque l'hôtel de la Haute-Pierre devint la demeure des gouverneurs de la province, ce jardin leur servit de potager. Le maréchal de Boufflers le rendit public en 1687, ce qui agrandit d'une manière appréciable la promenade de l'Esplanade. C'est en souvenir de cette libéralité du gouverneur que la ville donna le nom de Jardin Boufflers à ce nouveau jardin public.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

A l'arrière du Palais de Justice. Ainsi appelé en hommage à Louis François de Boufflers (1644-1711), nommé Maréchal de France en 1693 et élevé au rang de duc l'année suivante. Au XVIIIe siècle, le Jardin de Boufflers, situé à l'arrière du Palais de Justice dans le prolongement de l’Esplanade, était le jardin du palais du gouverneur. Entre 1875 et 1890, il accueillait la sculpture de Frantin en provenance de la Place Royale et qui représentait un cerf attaqué par deux aigles. A la fin du siècle l’œuvre fut transféré au jardin botanique de Montigny-Lès-Metz.

CAMBOUT (rue du)
De la rue Saint-Henry à la rue Haute-Seille.
Elle doit son appellation à l'arrêté du 8 juin 1731 qui donna aux quatre rues entourant la place de Coislin les noms et prénoms du généreux prélat.
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CAMOUFLE (Square)
De l'avenue Maréchal-Foch au rempart Saint-Thiébault.
Ce square tient son nom de la tour Camoufle, un des rares vestiges des fortifications du Moyen Age. Elle prit le nom d'un bombardier messin renommé pour son adresse au tir.
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CAMOUFLE (tour)
Avenue Foch. La Tour Camoufle, construite vers 1437, est un vestige des remparts médiévaux entourant Metz. La Tour du Champ à Panne porte le surnom de Jacob de Castel, dit "Camoufle", un artilleur réputé du XVe siècle. Elle fut édifiée sur les fortifications du XIIIe siècle, à l’emplacement d’une ancienne tour gallo-romaine. En 1732, Cormontaigne, l’élève de Vauban, décida de maintenir cette tour dans le rempart Saint-Thiébault. De nos jours les murailles ont été détruites mais la Tour Camoufle est toujours visible. Elle permet de mieux imaginer l’emplacement du fossé comblé et du rempart détruit.

CAPUCINS (rue des)
De la place Jeanne-d'Arc à la rue du Paradis.
La rue conserve le souvenir du couvent des Capucins, fondé en cet endroit en l'an 1602, dans une maison de plaisance dite la Joyeuse Garde. En 1790. ce couvent était le siège d'une nombreuse communauté, soit 24 pères et 5 frères lais, nombre qui s'explique par la présence dans la maison d'une école de théologie. Le monastère fut supprimé en 1791, et les religieux transférés dans la maison des Récollets irlandais de Boulay.
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CASERNE (rue de la)
De la place Chambière à celle du Pontiffroy.
Elle s'appelait précédemment rue des Fumiers, à cause, affirme Chabert, du voisinage des écuries des casernes. La caserne qui donna son nom à la rue en occupait tout le côté droit. L'entrée se trouvait place Chambière. Mais un ancien portail, depuis longtemps désaffecté, s'ouvrait en face de la rue Michel-Praillon. Jean-Chrysostome Rollier en sculpta le fronton en 1770. Un second portail, exécuté par le même artiste, s'élevait dans le prolongement du premier, sur la seconde aile de la caserne.
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CATHÉDRALE (place de la)
De la place d'Armes et la rue d'Estrées aux rues Paul-Bezanson et Ambroise-Thomas.
Cette place fut formée au début du siècle dernier. Auparavant, c'était la cour de l'ancien évêché ou palais épiscopal. Un arrêté municipal du 10' juillet 1816 lui donna le nom de place de la Cathédrale.
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CENTRAL (ancien hôtel)
Au début du siècle, situé au 13 rue des Augustins et 3 rue Vauban, pratiquement face à la gare, se trouvait l'hôtel Central. Edifié après la construction de la "nouvelle ville" à l'emplacement des anciens remparts détruits et des fossés comblés. Aujourd'hui l'hôtel Central est devenu l'hôtel Ibis de la chaîne Accor Hôtels et n'utilise plus qu'une seule entrée rue Vauban.

CHAMBIÈRE (place)
Y aboutissaient les rues Chambière, Tour-aux-Rats et de la Caserne. Se reporter à la notice sur la rue Chambière.
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CHAMBIÈRE (rue)
De la rue du Pont-Saint-Georges à l'ancienne place Chambière.
Elle portait déjà ce nom énigmatique au Xll siècle. Nous ignorons toujours l'origine de cette appellation si, toutefois, nous laissons de côté l'affirmation fantaisiste de Chabert. C'était écrit-il le chemin aboutissant aux champs de repos ou champs d'asile. C'était le grand cimetière de la ville : le champ de bières.
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CHAMBRE (place de)
De la rue du Faisan à la rue du Pont-de-la-Préfecture.
L'origine de ce nom dit Chabert est rapportée en ces termes dans le manuscrit 128 de la Bibliothèque municipale : Les Templiers qui residoient ou est la citadelle ayant été exterminés en vertu de l'ordonnance du concile général de Vienne tenu en 1311, leurs biens furent partagés aux chevaliers de Ste-Elisabeth de Hongrie et aux chevaliers de St-Jean de Rhodes nommés depuis chevaliers de Malthe. On batit deux prieurés ou commanderies pour ces deux ordres, l'un proche les murs de la ville, et l'autre dans l'un des trois châteaux de l'ancienne fondation de Metz. Ce dernier fut érigé en Chambre pour toute la province de par deçà, c'est-à-dire en un lieu ou les commandeurs et chevaliers s'assembloient pour tenir leurs chapitres généraux, c'est pourquoy ce lieu situé au bas de l'église cathédrale s'appelle encore la place de Chambre. Nous retrouvons cette version dans les Chroniques publiées par Huguenin en 1838. Or, Paul Ferry, dans ses Observations séculaires, remarque qu'en 1278 la place de Chambre portait déjà son nom actuel. Edouard Sauer partage cet avis : Nous ajouterons dit-il que la place de Chambre (in Thalamis dans les anciens titres) tire réellement son nom d'un antique hôpital fondé vers le XII' siècle par les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui en firent le siège d'une Commanderie de leur Ordre. Cet hôpital, désigné sous le nom de Petit Saint-Jean en Chambre, s'étendait jusqu'au bord de la Moselle et comprenait un ancien château de construction romaine, dont l'aspect nous a été conservé par un dessin de Châtillon ». Et il cite, à l'appui de son assertion, différents actes où figure le nom de la place. Nous ne rapporterons ici que ceux du XIIIè siècle :
1221 : Domna pontia de Thalamis
1224: Maison sise derrière le chancel du grand Moutier, vers Chambre
1240: Maison en Chambre, derrière Saint-Georges
1245: Maison en Chambre, derrière le marché Saint-Vincent
1246 et 1275 : Maison devant l'hôpital, en Chambre
1275 et 1301 : Maisons situées en Chambre.
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L'origine de son nom est encore floue et les avis sont partagés. Certains parlent d’une commanderie érigée en Chambre vers 1311 (lieu où les chevaliers s'assemblaient pour tenir leurs chapitres généraux) mais Paul Ferry, dans ses Observations séculaires, nous fait remarquer qu'en 1278 la Place de Chambre portait déjà son nom actuel. Dans ce cas, l’appellation pourrait avoir pour origine un hôpital, fondé vers le XIIe siècle par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, qui devint le siège d'une Commanderie de leur Ordre. L’hôpital avait pour nom Petit Saint Jean en Chambre.

CHAMPÉ (rue du)
De la place des Paraiges à la place de la Grève.
Originairement, écrit Chabert, endroit bas, humide, situé le long de la Seille, qui manque de pente et a des rives très basses. Et il affirme qu'une des plus anciennes familles messines s'étant fixée au quartier dit le Champel outre Seille, en prit le nom. Colin de Champel, du Paraige du Commun, époux de dame Jeannette, fut le père de Henriot ou Henry de Champel dit Roucelz, aussi du Commun, et maitre échevin au commencement du XIV' siècle, de qui la maison Roucelz est descendue. Jean-Julien Barbé dit au contraire que le lieu tient son nom de la famille des Champels qui possédait probablement un hôtel dans ce quartier. Edouard Sauer abonde dans le même sens. II cite plusieurs actes du XIIIè siècle qui concernent le hait (haut) et le baix (bas) Champel. Dans l'Histoire illustrée de Metz et de ses environs, par Auguste Terquem, publiée en 1856, nous lisons à la page 85 : Tous les Roulz ou Rousselle de notre ville tirent leur origine de la cité messine et sont une branche de la maison de Champez, établie avant le XIIIè siècle en cette ville, à laquelle elle a donné plusieurs maitres échevins Ce nom s'est écrit de bien des manières, quoique désignant toujours la même famille Roulz, Roucel, Rousselle, Roussel. Le chevalier Henri de Champez prit le nom de Roucelz comme surnom, à cause de la couleur rousse de ses cheveux. Hypothèse que nous considérons comme un peu fantaisiste. Avant qu'il se couvre de constructions, le quartier du Champé offrait un séjour agréable sur les belles rives verdoyantes de la Seille. Plusieurs familles nobles y possédaient hôtels ou maisons de plaisance. Certains prétendent aussi que le nom de Champé viendrait de Petit Champ.
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CHANDELLERUE (en)
De la rue Maurice-Barrès à la rue du Neufbourg.
Nous risquons fort d'errer et de nous égarer en étudiant l'étymologie de Chandellerue. Evitons d'abord de confondre cette artère avec l'ancienne Chandelle- rue qui se trouvait, jusqu'à la fin du XVIII' siècle, dans le bas de la rue Saulnerie, dans le sens et près de l'actuelle rue Basse-Seille. Nous avons parlé de cette artère dans notre ouvrage sur Le Quartier Saint-Eucaire. Pour compliquer le problème, il existait encore un endroit appelé Chauvelureue, Chauvelurelle ou Chaulurelle, lequel, selon Edouard Sauer, est l'ancienne Chavelerue, supprimée en 1739. Nous reviendrons tout à l'heure sur cette voie.
Mais ne suivons pas l'exemple de l'ancien archiviste susnommé, et n'accablons pas le pauvre Chabert qui confondit ces deux dernières artères avec l'actuelle Chandellerue. Voici l'explication donnée par Chabert :
« Anciennement, on écrivait Chauvelureue, Chauelurelle. Il y avait à cet endroit un petit cours d'eau où on lavait le linge de peu de valeur ou usuel. Par corruption, on a fait du mot en vieux langage le nom moderne de Chandellerue, comme si ce quartier était assigné aux fabriques de suif et de chandelles,. Barbé, quant à lui, reprend à son compte une partie de cette opinion en écrivant : « Au XVIII siècle, elle (Chandellerue) était encore désignée sous le nom de Chauelurelle ; chaue ou chauer signifie en patois laver, et lurelle, du linge de peu de valeur ou usuel. II y avait sans doute à cet endroit un lavoir qui servait aux ménagères du quartier. »
Le cours d'eau ou le lavoir dont il est question se rapporterait-il à l'ancienne Chandellerue de la Basse Seille, ou à un troisième bras de la Seille qui suivait le fossé de fortifications et passait devant la première porte Saint-Thiébault avant de rejoindre les douves de la citadelle ? La thèse de Sauer, en résumé, est la suivante :
La rue avait nom Chaude-Ruelle. Elle devait son appellation à son peu de largeur et à son orientation au sud de la ville. Elle était plus longue qu'aujourd'hui et se divisait en deux rues : la vieille et la nouvelle. La vieille rue Chaude-Ruelle troqua son nom pour celui de rue de la Fonderie (à ne pas confondre, cette fois, avec l'actuelle rue de l'Abbé- Risse qui portait précédemment ce nom) parce qu'elle passait devant la fonderie royale construite en 1740, et dont les vestiges subsistaient il y a encore peu de temps place Saint-Thiébault. C'est notre Chandellerue actuelle. La nouvelle rue Chaude-Ruelle ou rue Neuve de Chaude-Ruelle adopta, quant à elle, le nom de rue des Prisons-Militaires. Il s'agissait de l'actuelle rue Maurice-Barrès. Avant son prolongement vers Sainte- Glossinde. c'était une ruelle infecte appelée Cul-de-sac de Chaude-Ruelle.
Sauer donne encore la liste de plusieurs écrits où nous retrouvons le nom de Chaude-Ruelle plus ou moins estropié par les scribes : Chevaule-rue, Chaüe-Ruelle, Chauruelle. Un écrit de 1771, cité par le même auteur, précise : Chandellerue, ancienne rue Chaudeuuelle. Nous voici donc bien fixés sur l'ancienne dénomination de Chandelle-rue. Mais Sauer donne encore, à l'appui de sa thèse sur la Chaude-Ruelle, les actes suivants :
En 1500, Pierre Baudoche cède une grange près de la rue Chaulurelle. Le 26 juin 1718, le Bureau des finances autorise l'abbé de Gravelle à faire avancer de deux pieds sur la rue Chaulurelle, le petit bàtiment qu'il projette de construire dans cette rue. Or, tout à l'heure, nous avons vu que Sauer attribuait ce nom de Chaulurelle à la rue Chavelerue, différente, selon lui, de Chaude-Ruelle. II y a là, de sa part, une flagrante contradiction.
Quant à nous, nous sommes bien prêts de faire une concession à Chabert en pensant que Chavelerue et Chandellerue et par voie de conséquence Chauvelureue, Chauvelurelle et Chaulurelle n'étaient qu'une seule et même artère. Ces différents noms ne représentent, à notre avis, que des déformations du mot Chaude-Ruelle. Ce fait semblerait se confirmer par un écrit du 8 avril 1769, des archives du Bureau des finances également cité par Sauer pour étayer à tort sa thèse contraire qui mentionne Chandellerue, appelée communément Chaulurelle ou Chaudelurelle, derrière la Fonderie.
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L’origine du nom proviendrait de la déformation d’une ancienne rue nommée Chaude Ruelle (appellation due à sa faible largeur). La rue Chaude Ruelle était plus longue que de nos jours et se divisait en deux parties, l’une prendra le nom de Rue de la Fonderie. Rien à voir avec l’actuelle Rue de l’Abbé Risse qui avait pour nom Rue de la Fonderie lorsqu’elle passait devant la fonderie Royale en 1740. Et l’autre partie, la Chandellerue actuelle, prendra pour nom Rue des Prisons Militaires.
En tout état de cause ne pas confondre avec l’ancienne Chandelle rue, au bas de la rue de la Saulnerie près de la rue de la Basse Seille, supprimée quant à elle à la fin du XVIIIe siècle.
Dans cette rue se trouve La Madeleine. Abandonné par les pères bénédictins de Saint-Symphorien en 1768, ce monastère est transformé sous Louis XV en prison pour prostituées. En 1775 l’édifice devient un centre de correction. Après des travaux d’agrandissement en 1837 on édifiera une enceinte afin de séparer les hommes et femmes. Metz alors annexé, en 1895, les allemands transformèrent le bâtiment en prison réservée uniquement aux femmes. En 1984 La Madeleine sera modifiée en centre de semi-liberté, toujours pour femmes, et fermera ses portes définitivement en 2003.

CHANGE (rue du)
De Fournirue à la place Saint-Louis.
Dans cette rue, ainsi que sous les arcades de la place du Change (actuelle place Saint-Louis), plus de soixante changeurs se livraient derrière leurs tables où s'empilaient florins, tournois et toutes sortes de monnaies étrangères, au commerce et au change de l'argent. Cette industrie devint au Moyen Age une des principales sources de prospérité de la république messine.
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CHANOINE-COLLIN (rue du)
De la place d'Armes à la rue Chèvremont.
Elle portait primitivement le nom de rue du Haut-Poirier, appellation actuelle de l'ancienne rue voisine de la Bibliothèque. Quelques années après la Grande Guerre, elle prit le nom de rue du Chanoine-Collin. Henri-Dominique Collin naquit à Bourges en 1853, de parents du Pays messin. II devint chanoine honoraire, directeur du journal Le Lorrain et sénateur. II mourut à Metz en 1921.
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CHAPELLE (rue de la)
Au XIXe siècle les alentours de Metz ne sont que jardins et vignes parsemés de quelques maisons. Le chemin La Maison Chapelle, Maison Bapelle ou encore Chemin Chapelle n’échappe pas à la règle, moins de 10 habitations début 1800, une vingtaine au milieu du siècle et à peine une cinquantaine début 1900.
Entre 1900 et 1910 la population du quartier du Sablon va connaître sa véritable expansion, il va passer de 4000 à 11000 habitants.
Aujourd’hui la rue de la Chapelle traverse un quartier de commerces et activités diverses en partance de la rue Jules Lagneau jusqu’à la rue Saint-Pierre.
Et c’est au niveau de la rue de la Croix, sur la petite place, que l’on retrouve l’église actuelle, l’église Saint-Fiacre. Eglise néo-gothique, construite en pierre de Jaumont. Son édification commença en 1914 sur des plans établit par l’allemand Herman Neuhaus, la guerre interrompit les travaux.  Après que ses plans eut étaient simplifiés par l’architecte Henri Dedun l’église sera terminée et inaugurée en 1928.
L’ancienne église se trouvait au niveau du croisement de la rue Saint-Pierre et de la rue de la Chapelle. Devenu trop petite elle fut détruite dans les années 30.

CHAPELOTTE (place)
La place Chapelotte, aujourd'hui, n'existe plus. Bien malin serait celui qui, à première vue, pourrait situer son emplacement exact.
Elle se trouvait au carrefour formé par les rues de Coislin, Saint-Charles, du Pont-à-Seille et la place de l'Abreuvoir. Elle tenait son nom de la petite chapelle ou chapelotte qui existait déjà en 1335 à côté du premier hôpital destiné à recevoir les femmes en couches. Dans son testament daté de la Vigile Saint-Etienne de l'an de grâce 1334, le chevalier de la Cour, ancien maître échevin, affectait 500 livres de Metz à l'établissement d'un hôpital por habergier et por retenir toutes manières de femmes gissant et autres femmes et que nuls ni soit halbergiés mai kes femmes soulement (Archives de la Moselle, G. 490). Il dotait en outre cette fondation d'une rente de 500 livres. Les testateurs demandaient aussi qu'y soit établie une chapelle et que le chapitre de la cathédrale y désignât deux prêtres prud'hommes et convenables pour faire le service au dit hôpital et y chanter la messe et toutes les heures chaque jour. à perpétuité, pour le repos de son âme et de toutes les âmes de ceux et celles qui lui sont parents.
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CHAPLERUE (en)
De la rue Serpenoise à la rue de la Chèvre.
Dans des écrits du XIIIè siècle, nous relevons les noms de Chaipeleruwe (1220) ou Chaipeleirue (1278 et 1299). C'était, dit Jean-Julien Barbé, la rue des Chapeliers. Cette version ressort du domaine de la fantaisie. La thèse de Chabert semble plus valable : la rue tiendrait son nom de deux chapelles : celles du Petit-Clairvaux (sise à l'angle avec ta rue actuelle Dupont-des-Loges) et celle du Saint-Esprit (à l'angle avec la rue des Parmentiers). Cette thèse est actuellement retenue par la plupart des historiens.
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Le nom de Chaplerue apparaît au XIIIe siècle et pourrait provenir des chapeliers installés jadis dans cette rue, ou bien encore de la présence des chapelles Petit Clairvaux et Saint-Esprit. C’est entre les deux chapelles que se trouvait la grange du Saint-Esprit, bâtie au XVe siècle. Cette grange était, au Moyen Age, un des grands greniers à blé de Metz.
Au bas de la rue se trouvait l'Hôtel de Gournay. Les Gournay formaient l'une des grandes familles messines au Moyen Age. Le général de Lasalle, tué à Wagram en 1809, était né dans cette vaste maison.

CHAPLERUE (Impasse)
S'ouvre sur Chaplerue. Se reporter à la notice sur cette dernière rue.
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CHAPPÉ (place)
La place Chappé, aujourd'hui disparue, s'étendait de la rue des Bons-Enfants à celle de la Chèvre.
De vieux écrits la désignaient sous le nom de place de Porsaillis. Son appellation lui vient vraisemblablement d'une branche de la famille des Raigecourt surnommée Xappel ou Xapey, qui y possédait un hôtel. Un poème du XIVè siècle relate :
Xappé happé s'est échappé (d'un combat)
Il agit en sage le seigneur Chappé
Quand il s'enfuit à Metz, sinon à coup sûr
Il eut pu être frappé
Ou tué ou pris au piège et jeté en prison,
Dans l'affaire où l'on fit près de deux cents prisonniers.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

CHARRONS (place des)
De la rue Mazelle à la rue Haute-Seille.
Elle s'appelait Neuverue au XIIIè siècle, rue des Chariers dès 1452, place des Sans-Culottes en 1793. Jusque vers le milieu du XVlllè siècle, elle n'était qu'une simple rue. Son nom de Neuve-Rue venait de ce qu'elle menait au Neuf-Pont ou Pont-à-Seille. Nous ignorons à quelle date elle prit l'appellation de rue des Chariers, probablement lors de l'établissement, sur son parcours, d artisans fabriquant des voitures et des charrues. Sur un plan de 1738, une ruelle du nom de rue Agathe s'ouvrait en face de la maison actuelle numéro 50 de la rue Mazelle. Trois maisons séparaient cette venelle de la place. La ville acheta ces trois immeubles en 1747 et les démolit. De place des Charters, le lieu devint plus tard place des Charrons.
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CHÂTEAU D’EAU (ancien)
L'ancien château d'eau alimentait les locomotives à vapeur en eau. Construit en même temps que la gare entre 1905 à 1908 par l’architecte Jürgen Kröger, dans un style néo-roman rhénan. Sa base est en pierre noire qui tranche avec la pierre grise utilisée pour la gare et la partie supérieure du château d'eau. Un balcon à balustres ceinture le château, le corps est strié de murs de renforcement et le réservoir est ajouré de petites ouvertures. Les petites fenêtres et les voûtes d'allègement de la base ne soulagent guère l'aspect massif de l'ouvrage.

CHATILLON (rue)
De la place Sainte-Glossinde à l'avenue Maréchal Foch.
Etablie en 1739 sur les anciens remparts de la tour Serpenoise, elle prit l'appellation de rue Neuve-Saint-Gengoulf, du nom de l'église située à son entrée. Elle doit sa dénomination actuelle à la maison numéro 4, édifiée par les religieux de l'abbaye de Châtillon, ordre des Citeaux, dans le diocèse de Verdun, sur un terrain que le roi leur donna en 1739. Le populaire l'appelait Refuge de Châtillon, parce que les moines y cherchaient asile en temps de guerre. En 1793, la rue s'appela rue Helvetius.
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Construite en 1739 sur les anciens remparts, elle pris l'appellation de rue Neuve Saint-Gengoulf, du nom de l'église située à son entrée. Elle doit sa dénomination actuelle à la maison numéro 4, édifiée par les religieux de l'abbaye de Châtillon, ordre des Citeaux, dans le diocèse de Verdun, sur un terrain que le roi leur donna en 1739. Le populaire l'appelait Refuge de Châtillon, parce que les moines y cherchaient asile en temps de guerre. En 1793, la rue s'appela rue Helvetius.

CHÈVRE (rue de la)
De Fournirue à la rue des Parmentiers.
La rue s'appelait primitivement rue des Gournais, ancienne famille messine qui y possédait un hôtel. Chabert prétendait que cette voie « tire son nom actuel de son ancien escarpement, que des travaux successifs ont réussi à faire disparaître ». Cette affirmation semble erronée. La rue, parallèle à la rue du Change et aux arcades de la place Saint-Louis, ne paraît pas avoir subi d'importants dénivellements. La seule vue des lieux circonvoisins en témoigne. D'autres disent que cette artère tire son nom d'une hôtellerie à l'enseigne de La Chèvre. Edouard Sauer fait bon marché de ces hypothèses et nous donne une explication beaucoup plus plausible. Le nom de rue de la Chèvre, selon lui, date des environs de 1579 et commémore le souvenir de Collignon de la Chieuvre (ou de la Chèvre), riche négociant qui demeurait, dit son testament daté du 7 juillet 1458, dans la rue des Gournaix. Il légua des biens considérables à l'hôpital Saint-Nicolas et à diverses maisons religieuses de la ville. Si la rue attenditplus d'un siècle après le trépas de Collignon de la Chèvre pour prendre son nom, nous devons en rechercher le motif dans la crainte de froisser la puissante famille des Gournay, grosse créancière des ducs, des évêques et de la noblesse du pays. Le nom de la rue s'orthographiait ainsi :
En 1579: rue de la Chieuvre.
En 1585 : rue de la Chiepvre.
En 1599: rue de la Chlèvre.
En 1726: rue de la Chèvre.
En 1642, Louis XIV octroya aux Jésuites le temple protestant de la rue de la Chèvre. Le segment de cette artère sis entre les rues de la Tête d'Or et des Parmentiers porta alors pendant quelques années le nom de rue des Jésuites. L'église du collège des Jésuites devint ensuite l'église Notre-Dame, ce qui provoqua, en 1854 et en 1892, des pétitions proposant que la rue prenne le nom de rue Notre-Dame. Ces demandes restèrent sans suite.
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CHÈVREMONT (rue)
De la rue du Chanoine-Collin à la rue Boucherie-Saint-Georges.
Elle tient son nom dit-on de l'escarpement extraordinaire de son cours avant que d'importants travaux en aient quelque peu adouci la pente. M. l'abbé Nicolas Baroth écrit (A propos de Chèvremont - Les Cahiers Lorrains, n° 2, avril 1969) que d'après des renseignements communiqués par une Ursuline allemande, Soeur Grégoria Bâseler, une légende germanique mentionnerait l'existence d'un château de Kefermont près de Metz, ainsi appelé à cause du grand nombre de coléoptères (Kâfer) qui grouillaient sur la colline où il avait été bati. Nous avons répondu à Soeur Grégoria poursuit M. l'abbé Baroth qu'il n'y a sans doute jamais eu de chàteau de Kefermont dans le pays messin, mais que ce nom fait penser à celui de la rue Chèvremont à Metz, rue qui longe l'emplacement de l'ancien palais des rois d'Austrasie......Le nom de Chèvremont nous est signalé la première fois pour l'année 1250, pour désigner la rue où demeurait alors la famille Baudoche. Le nom est sans doute bien plus ancien. II semble avoir été à la mode au Moyen Age. Un Chèvremont en Belgique est cité en 947 sous le nom de Kevermunt. On en a retrouvé les vestiges près de Vaux-sous-Chèvremont dans la principauté de Liège ». Kefermont et Kevermunt, d'où dériveraient Chèvremont signifieraient-ils vraiment Mont des Scarabées, ou ne serait-ce qu'une déformation tudesque de la prononciation du mot Chèvremont la question reste posée. Sur un plan de 1736, la rue est dite rue du Porcillon.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Le bâtiment crénelé était le grenier de la ville, au moyen âge on comptait 3 greniers à grains à Metz dont celui-ci bâtit en 1457.
On se perd en hypothèses sur l'origine du nom de la rue, peut-être fait-il allusion à l'escarpement très fort avant que d'importants travaux en aient adouci la pente.
Le nom de Chèvremont nous est signalé la première fois en l'année 1250, pour désigner la rue où demeurait alors la famille Baudoche. Le nom est sans doute bien plus ancien. II semble avoir été à la mode au Moyen Age. Sur un plan de 1736, la rue est dite rue du Porcillon.

CHURCHILL (rue Winston)
En mémoire du célèbre homme d'état anglais, qui visita Metz à plusieurs reprises, notamment en 1946, Winston Churchill. Anciennement rue de l’Esplanade, elle eu aussi pour nom jadis rue du Rempart de la Citadelle du fait de la proximité de cet important ouvrage militaire aujourd’hui disparu. En 1918, elle se prolongeait, sous le nom de rue Neuve de l'Esplanade, jusqu'à la place Saint-Martin. Ce segment porte, depuis octobre 1919, le nom de rue du Coëtlosquet.
Le Long de la rue se trouvait l’ancien Café du Heaume où se donnait rendez-vous les officiers et élèves de l’Ecole d’Application de l’Artillerie et du Génie se trouvant rue aux Ours. Il sera déserté après 1870 pour devenir une école supérieure de filles jusqu’à la construction des Nouvelles Galeries en 1964.

CITADELLE (rue de la)
De l'Esplanade et de la place de la République à l'avenue Ney.
Après le siège de 1552, les Français s'installèrent à Metz et annexèrent purement et simplement notre ville. De crainte de soulèvements possibles de la part des Messins, le maréchal de Vieilleville construisit, de 1556 à 1563, la citadelle. Sa démolition commença en 1791. Le 22 août 1797, un décret destinait le terrain qu'elle occupait à la création d'un quartier neuf et à l'agrandissement de l'Esplanade. La paroisse Saint-Jean de la Citadelle se trouva supprimée en 1791, et l'église arasée en 1803. Enfin, à partir de 1900, l'occupant opéra de nombreuses et importantes transformations, et fit pratiquement table rase de l'ancienne citadelle. On y découvrit de nombreux vestiges gallo-romains. Seules échappèrent aux démolisseurs la chapelle des Templiers et l'église Saint-Pierre-aux-Nonains.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

CLERCS (rue des)
De la rue Fabert à la rue Winston-Churchill.
Elle est formée par deux anciennes rues : la rue des Clercs et la rue du Voué ou rue le Voué en l'Aulne. Dans cette dernière artère se trouvait l'hôtel du voué, magistrat chargé des affaires de la cité. La rue du Voué allait vraisemblablement de la maison actuelle numéro 17 à la place de la République, en empiétant sur le terrain de cette dernière. Sur un plan de 1603, elle est dite rue de M. le Président à cause de l'établissement des présidents nommés par le roi pour rendre justice. La rue des Clercs figure déjà dans un acte de 1360. D'après la tradition, ce nom aurait été donné à la rue lorsque les chanoines de la cathédrale, quittant la vie commune, vinrent l'habiter. Un clerc était un membre du clergé. Cependant, il semblerait plutôt que le nom de rue des Clercs vienne des pauvres clercs de Sainte-Reinette dont la chapelle, construite en 1358, était sise vers le milieu de cette rue. Pendant la Révolution, elle fut dite rue Marat.
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Le nom de la rue des Clercs apparaît au XIVe siècle. Au préalable, la rue avait pour nom le Voué en l’Aulne en raison de la présence de l’hôtel du Voué, le magistrat chargé des affaires de la cité. Son nom pourrait provenir des pauvres clercs de Sainte-Reinette dont la chapelle fut construite en 1358 au milieu de cette rue. On trouve trace de l’appellation rue de M. le Président vers 1603 à cause de l'établissement des présidents nommés par le roi pour rendre justice et de rue Marat pendant la Révolution.
Les bâtiments de cette rue datent des XVIIIe et XIXe siècles, mais on y découvre encore des vestiges de l'époque romaine. Ainsi, au fond d'un restaurant, un mur romain en pierres à chaînage de briques s'élève sur plusieurs mètres.
De magnifiques portails établis au XVIIIe siècle, de style Louis XV, subsistent également dans cette rue ainsi qu’un bâtiment de l’époque de Napoléon III dont l’architecture s’inspire de la Renaissance.
La superbe fontaine dans la rue, édifiée en 1866 à l’emplacement d’un puits, fut démantelée pendant la Seconde Guerre mondiale et transférée dans le jardin de l'Ecole Pigier.

COÈTLOSQUET (rue du)
De la rue Serpenoise à la place Saint-Martin.
Anciennement, elle formait une partie de la rue de l'Esplanade, mais n'arrivait pas jusqu'à la place Saint-Martin Prolongée de ce côté en 1818, elle prit le nom de rue Neuve de l'Esplanade. Un arrêté municipal d'octobre 1919 ordonna que la partie de la rue de l'Esplanade, depuis la rue Serpenoise jusqu'à la place Saint-Martin, porterait désormais le nom de du Coëtlosquet. Dans nos divers ouvrages, nous avons souvent cité la famille du Coëtlosquet, et plus particulièrement le vicomte Maurice, né et mort à Metz (1836-1904) qui consacra une très grande partie de son immense fortune aux oeuvres de charité messines. La ville lui devait cet hommage.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Anciennement, elle formait une partie de la rue de l'Esplanade, mais n'arrivait pas jusqu'à la place Saint-Martin  Prolongée de ce côté en 1818, elle prit le nom de rue Neuve de l'Esplanade. Un arrêté municipal d'octobre 1919 ordonna que la partie de la rue de l'Esplanade, depuis la rue Serpenoise jusqu'à la place Saint-Martin, porterait désormais le nom de du Coëtlosquet.
Dans nos divers ouvrages, nous avons souvent cité la famille du Coëtlosquet, et plus particulièrement le vicomte Maurice, né et mort à Metz (1836-1904) qui consacra une très grande partie de son immense fortune aux oeuvres de charité messines. La ville lui devait cet hommage.

Anciennement, elle formait une partie de la rue de l'Esplanade, mais n'arrivait pas jusqu'à la place Saint-Martin  Prolongée de ce côté en 1818, elle prit le nom de rue Neuve de l'Esplanade. Un arrêté municipal d'octobre 1919 ordonna que la partie de la rue de l'Esplanade, depuis la rue Serpenoise jusqu'à la place Saint-Martin, porterait désormais le nom de du Coëtlosquet.
Dans nos divers ouvrages, nous avons souvent cité la famille du Coëtlosquet, et plus particulièrement le vicomte Maurice, né et mort à Metz (1836-1904) qui consacra une très grande partie de son immense fortune aux oeuvres de charité messines. La ville lui devait cet hommage.

COFFE-MILLET (rue du)
Dans l'ancien quartier Saint-Ferroy.
Ce nom étrange se prononçait jadis en patois relie dou Caffe-Meillat, c'est-à-dire rue de l'Ecosse-Millet. Les huiliers qui habitaient primitivement la rue y écossaient le millet.
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COISLIN (place de)
Avant les constructions de la gare des autobus et des grands immeubles modernes, la place de Coislin occupait exactement l'emplacement du Champ-à-Seille médiéval, entouré de maisons à arcades. Selon Edouard Sauer, le plus ancien acte citant le Champ-à-Seille daterait de 1197. Henry-Charles du Cambout, duc de Coislin, pair de France, premier aumônier du roi, membre de l'Académie française, était évêque de Metz depuis 1698. Très riche, il employait toutes ses ressources au soulagement des misères et en fondations pieuses. A cette époque, les nombreux militaires dont la ville regorgeait logeaient chez l'habitant. Nous nous rendons difficilement compte, aujourd'hui, de ce que représentait une telle charge. L'entrée à toute heure du jour ou de la nuit, à grands bruits de bottes et de traînements de sabres, d'hommes frustes et grossiers, l'irruption brutale de soudards dans l'intimité de femmes et de jeunes filles, les logements de l'époque aux pièces mal distribuées qui obligeaient à une promiscuité malsaine, rendaient un tel fardeau souvent intolérable. C'est alors que, touché par les doléances de ses diocésains, Mgr de Coislin entreprit à ses frais la construction de vastes casernes. Commencées en 1726, elles furent terminées en 1731. Le 8 juin 1731, Messieurs de l'hôtel de ville prirent l'ordonnance suivante : IL A ÉTÉ ARRETÉ que la Place formée actuellement par la construction des Cazernes dans celle du Champ-à-Seille, portera dorénavant le nom de PLACE DE COISLIN : que les quatre Faces desdites Cazernes formant un pareil nombre de Rues différentes, celle qui conduit du Carteau aux Célestins, sera pareillement nommée RUE SAINT-HENRY ; celle qui conduit de l'Hôpital Saint-Nicolas à la Haute-Seille, RUE DU CAMBOUT : celle qui conduit de la Haute-Seille au Cheval Rouge, RUE DE SAINT-CHARLES, et celle qui conduit du Cheval Rouge au Carteau, RUE DE COISLIN ; lesquels noms seront gravez en Lettres d'Or sur des marbres incrustez dans chacune des Faces desdites Rues. Les casernes ont disparu un peu avant la dernière guerre.
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Henri-Charles du Camboust (1665-1732), duc de Coislin, premier aumônier du roi, membre de l'Académie française et évêque de Metz de 1697 à 1732. Fondateur en autre du premier Hôpital Bon-secours, vers 1691, ainsi que du Séminaire Saint-Simon vers 1746. Il entreprend en 1726 la construction de casernes sur l’ancien Champ-à-Seille médiéval, travaux qui perdureront jusqu’en 1731. Tout comme sa voisine la Place Saint-Louis, des maisons à arcades entouraient autrefois ce lieu. Quatre ailes de bâtiments, dont deux l’une en face de l’autre et deux plus petites à chaque extrémités forment une belle place, fermée aux angles par de grandes portes en fer. Les quatre nouvelles rues en bordure honorent ses saints patrons et sa famille : rue Saint-Charles, rue Saint-Henri, rue du Cambout et rue de Coislin. Ces casernes seront détruites vers 1930, suivra la construction dans les années 60’ de la gare routière de Metz pour laisser place depuis les années 90’ à un parking.

COISLIN (rue de)
Elle allait de la place du Quarteau à l'ancienne place Chapelotte.
Elle devait son nom à l'arrêté du 8 juin 1731, cité dans la notice précédente.
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COLOMBEY (rue de)
Sur des clichés anciens de la rue on distingue l’église Saint-Pierre, construite en 1860. Les combats qui feront rages à la libération en 1944 entraîneront sa destruction totale. On comptera parmi les victimes l’abbé Koegler. La nouvelle église sera reconstruite sur les anciennes fondations en 1959.
Dans la rue le château de Borny. La veuve du vicomte Maurice du Coëtlosquet en fera don aux bonnes sœurs du Bon Pasteur en 1906. En 1909 elles font construire dans le parc un bâtiment destiné à héberger un centre d’éducation pour jeunes filles. L’édifice deviendra en 1967 la M.J.C. du Bon Pasteur et accueille aujourd'hui différentes associations familiales. Les sœurs vendront le château en 1993, aujourd'hui on y trouve des logements.
Dans la rue également, le restaurant Kipper, avec son billard et son bowling. Une grande publicité pour la bière de la brasserie Fischer à Schiltigheim était apposée sur la façade. De nos jours c’est le bistrot « La dame de trèfle » qui le remplace.
Borny. Ancienne commune de la Moselle, on y fait référence dès 960, sous la dénomination de Burnen. D’autres orthographes suivront telles que Burnadra, Borney, Bornei, Bourney, Bournei, Bourny et Bornen pendant l'annexion.
En 1870, théâtre de la bataille franco-prussienne, Borny est alors annexé tout comme la ville de Metz.
Dans les années 60’ près de 7000 nouveaux logements verront le jour avec la construction de ses ensembles d’immeubles. Période où le village fusionnera avec la ville de Metz.

COLOSSEUM (ancien)
En 1858 fut construit un café qui prit pour nom le café du Midi qui devint par la suite un café-concert. En 1876, alors que Metz était sous annexion allemande, le café est transformé en une salle de spectacles et prend pour nom Le Bavaria pour devenir en 1896 Le Colosseum. Théâtre jusqu’en 1914, la salle fut transformée en cinéma dénommé d’abord le Vox puis le Gloria et enfin l’Eden jusqu’à sa fermeture définitive. Depuis l’ancienne salle de spectacles est occupée par des commerces.

COMÉDIE (place de la)
Elle est limitée par les rues du Pont-Saint-Marcel, du Pont-des-Roches et la place de la Préfecture.
En 1732, c'était un terrain boueux entre deux bras de la Moselle. II se nommait le Grand-Saulcy, à cause des nombreux saules plantés pour maintenir les levées de terre le long des berges de la rivière. Après la construction du Théâtre, en 1752, il devint la place de la Comédie. En 1793, l'endroit prit le nom de place de l'Egalité.
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COQUOTTE (place)
Comme la place aux Fèvres, vous la chercherez vainement sur les plans actuels de la ville.
Pour la bonne raison qu'elle aussi a perdu son nom. Elle s'étend sur quelques mètres carrés au carrefour des rues de la Chèvre, des Parmentiers. du Grand-Cerf et Chaplerue. Son ancienne dénomination provient de Falcon ou Faucon. Par quel sortilège le fier Faucon se mua-t-il en vulgaire Coquotte ? Ce sont là choses difficiles à expliquer. Toujours est-il que, par corruption, Falcon devint Faccol ou Faucatte, Facotte et enfin Coquotte. La grant maxon Faccol était possédée par la famille du même nom, une des plus anciennes et des plus nobles de la cité.
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CORMONTAIGNE (Place)
Dans le quartier du Fort-Moselle.
Elle s'étend à l'extrémité donnant vers Devant-les-Ponts, des rues du Magasin-aux-Vivres et de Paris, de part et d'autre de cette dernière artère. Elle se trouvait derrière le rempart de la porte de France ou porte de Paris, et connut les appellations suivantes :
En 1793: place de la Révolution.
En 1816: place du Marché-aux-Bestiaux.
En 1846 : place du Fort.
En 1924: place Cormontaigne.
Le célèbre ingénieur Louis de Cormontaigne naquit à Strasbourg en 1695 et mourut à Metz en 1752. Entré comme simple soldat en 1713 dans le corps royal du génie, il gagna successivement tous les grades, jusqu'à celui de maréchal de camp. Brillant disciple de Vauban, il établit les projets et dirigea la construction des forts de la Double-Couronne et de Belle-Croix.
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COUR-AUX-POULES (Impasse)
Elle s'ouvrait dans l'actuelle rue du Haut-Poirier, un peu au-dessus de l'ancien couvent de la Visitation.
Elle disparut avec les bâtiments qui l'entouraient. Son nom lui vient d'une cour où un particulier élevait quelques volailles.
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COUR-AU-PUITS (Impasse)
Dans la rue du Champé. en venant de la rue Mazelle, à droite, s'ouvre l'impasse Cour-au-Puits.
II s'y trouvait anciennement un puits public. Deux anciens actes constatent son existence :
En 1337: maison sise au baix Champel, sur le tour de lai court au puix. (Sauer)
En 1347: il est dû un cens sur la maison en laicourt à puix, au Champel. (Sauer)
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COUR-DE-RANZIÈRES (rue)
De Fournirue à la rue des Bons-Enfants.
Plusieurs nobles hôtels avaient issue, disent les chroniques, en la ruelle devant la court de Ranzières. Ranzières écrit Chabert était le nom d'un particulier. Edouard Sauer précise, quant à lui. que les Ranzières étaient une famille noble et cite à l'appui deux actes. Le premier, de 1353, concerne un écrit par lequel Hugues de Ranzières emprunte, sans nommer son créancier, une somme de cent francs, et donne pour caution son frère Ferry, sieur de Chambley, Geoffray de Ranzières, son fils, et Errard de Watronville. Le second, du 13 mars 1548, nomme Perrin de Watronville, seigneur de Maiey (Mey), et de Ranzières, qui était capitaine prévôt de Longwy. Un acte de 1267 cite déjà la Cor de Ranseires. D'autres écrits, indiqués par Sauer, de 1349, 1363, 1372, 1375, 1471, 1494, 1569. 1589, 1605, 1673 et 1700 nomment également la Cour de Ranzières Au XVIII siècle, cette voie avait nom rue des Taillandiers. Ces ouvriers façonnaient des outils pour les charpentiers, les charrons et les laboureurs.
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COUR D’OR (musée de la)
La chapelle des Carmes, construite en 1670, abrita par la suite la bibliothèque municipale de 1811 à 1977 et de nos jours le musée de la Cour d'Or (La Cour d'Or en référence au palais des rois d'Austrasie dont ils occupent l'emplacement). Lors de l'extension du musée au cours des années 1930, les vestiges des thermes de la ville antique des Médiomatriques ont été mis à jour dans le sous-sol. Les thermes ont été conservés dans les musées à l'endroit même où ils ont été découverts.
L'ancienne bibliothèque perdurera jusqu'en 1975, à l'ouverture de la médiathèque de Metz, les livres y seront transférés. Par la suite une magnifique maquette de la cité au XIXè siècle y était présentée, maquette depuis démontée et qui devrait trouver sa place dans un futur complexe. Cette pièce vide trouve encore une utilité lors de la Nuit Blanche en abritant une des nombreuses oeuvres disséminées au travers de la ville. Mais 2014 devrait voir ici la nouvelle entrée du musée avec sa boutique, librairie et vestiaire.

CUREL (rue François de)
La destruction des remparts médiévaux par les Allemands, en 1903, permit la création de nouveaux quartiers, en particulier celui de la gare. En mémoire à François de Curel, homme de lettres, né à Metz en 1854.

DUPONT-DES-LOGES (rue)
Elle s'étend sur une grande longueur, de la rue de la Tête-d'Or à la place Sainte-Glossinde.
Elle perpétue le souvenir de Mgr Paul-Georges-Marie Dupont des Loges (1804-1886), évêque de Metz de 1843 jusqu'à sa mort. Sa mémoire reste profondément ancrée dans le coeur des Messins, par la noble attitude qu'il manifesta pendant l'annexion vis-à-vis de l'occupant. Il fut élu député protestataire. Déjà en 1896, le Conseil municipal adopta la proposition de M. Aubertin de donner à une partie de la rue de l'Evèché le nom de rue Dupont-des-Loges. Un arrêté municipal de 1919 donna enfin le nom du prélat à toute la rue de l'Evêché. La rue de l'Evêché tenait sa dénomination de la résidence épiscopale donnant sur la petite place Sainte-Glossinde, où aboutissait la rue de la Crête. Elle fut formée, par arrêté municipal du 30 août 1854, des anciennes rues suivantes :
La partie de la voie publique ouverte en 1852 entre la rue de la Tête-d'Or et la rue des Clairvaux, en prolongement de cette dernière. L'artère nouvellement percée allait de la rue de la Tête-d'Or à Chaplerue.
La rue des Clairvaux débutait à Chaplerue et se terminait à la hauteur de la rue du Lancieu. Elle tenait son nom du couvent du Petit-Clairvaux.
La rue des Précheresses s'ouvrait en continuation de la rue des Clairvaux et s'arrêtait à l'actuelle rue du Coëtlosquet. Son nom lui venait du couvent des Prêcheresses dont la fondation à cet endroit remontait à l'an 1278.
La rue de la Crête allait de la rue actuelle du Coëtlosquet à la place Sainte-Glossinde.
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A l'angle de la Chaplerue, un magasin de vêtements pour enfants a pris la place de l'ancien restaurant Münchner Kindl chez Andreas Hirsler. Paul Georges Marie Dupont des Loges, ecclésiastique français, né à Rennes en 1804 est nommé évêque de Metz en 1843, place qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1886. Apprécié des messins pour son engagement face à l’occupant, il sera également élu député protestataire. En 1896 le conseil municipal manifesta la volonté de donner son nom à une section de la rue de l'Evêché. Et en 1919 c’est la rue entière qui obtiendra le nom de Dupont des Loges.
Aujourd’hui on peut voir son effigie qui orne le vitrail droit du chœur de l’église de Saint-Privat-la-Montagne, celui de gauche étant dédié au pape Pie IX et celui du centre au Christ.

ÉCOLES (rue des)
De la rue Taison à Jurue.
Le Collège d'Enseignement Général de jeunes filles occupe un vaste bâtiment dont une maison de la rue Taison, tout un côté de la rue des Ecoles, et une partie de Jurue. Après la suppression, à la Révolution, de l'église Sainte-Croix, l'abbé Claudin se rendit acquéreur, en 1809, des vieux bâtiments et les légua à la ville sous réserve qu'elle installerait à cet emplacement une école à l'usage des frères des Ecoles chrétiennes. Le décret impérial du 10 août 1812 approuva cette donation. Le nouveau bâtiment terminé, les frères y ouvrirent deux classes. Ils y enseignèrent jusqu'en 1874, date de leur expulsion par les autorités allemandes de la Moselle. En 1840, le baron Dufour, maire de Metz, fit apposer au-dessus de la porte l'inscription suivante : A la mémoire de Monsieur l'Abbé Claudin Qui légua cette maison à la Ville Pour être consacrée à l'instruction de l'enfance. Hommage de reconnaissance au nom de la cité et du conseil municipal. Le Maire de la ville de Metz. Baron Dufour. Détruite en 1905 lors des travaux d'agrandissement de l'Ecole Primaire Supérieure de filles, cette inscription fut rétablie en 1906 et placée au-dessus de la nouvelle porte, rue Taison où ses caractères, dédorés par les injures du temps, se lisent encore. Depuis plusieurs siècles, des écoles existaient dans cette rue.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

ENFER (rue d')
De la rue de l'Abbé-Risse à Jurue.
La rue d'Enfer est aujourd'hui une rue bien tranquille. « II n'en était pas de même au XVIè siècle : truands, ribaudes, ménestrels, gens sans aveu, ni foi ni loi, menaient vacarme dans cette rue étroite, et des grilles qu'on fermait tous les soirs, à la brune, les empêchaient de courir la ville et d'inquiéter les bourgeois. Le moyen âge n'avait pas trop d'admiration pour les baladins ; il les reléguait dans les bas-quartiers avec les juifs et autres parias (Georges Ducrocq : Le Séjour de Rabelais à Metz). Les personnes de basse condition étaient contraintes de loger dans cette rue pendant la huitaine franche de leur retour. (Chabert). Selon certains historiens, cette population effrontée, remuante et cynique aurait donné à ce lieu le nom de rue d'Enfer. Mais l'origine de cette appellation est toute différente et remonte à des temps bien plus reculés. Elle ne vient pas non plus, comme on le pourrait croire, d'une légende où Lucifer jouerait quelque rôle maléfique. C'est tout simplement la via inferior romaine. ainsi nommée pour sa situation inférieure par rapport au quartier élevé de Sainte-Croix. On retrouve cette appellation dans plusieurs villes de France.
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ÉPAISSE-MURAILLE (rue de l')
De la rue Mabille à celle du Champé et à la place de la Grève.
La muraille dont il s'agit avait une épaisseur de quatre mètres. Elle faisait partie de l'enceinte élevée au XIII° siècle lorsque la cité engloba le quartier d'Outre-Seille. Elle partait anciennement du pont de la Grève, longeait la rue qui nous occupe et aboutissait à la porte des Allemands.
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ESPLANADE
Avant l'esplanade cet endroit était prospère, les habitations côtoyaient de nombreux commerces. En 1556, Henri II, alors roi de France, décide de raser le quartier le plus riche de la ville afin d’accroître la protection de la cité en y construisant la Citadelle. La citadelle connut à son tour le même sort et fut détruite pendant la Révolution. Ce qui entraîna par la suite l'aménagement du jardin de l'Esplanade et de la Place Royale, l’actuelle Place de la République.
Les jardins de l'Esplanade s’étendent sur l’emplacement des anciens fossés. Si les premières allées furent aménagées en 1790, il fallut attendre 1816 pour voir la fin des travaux et 1865 pour contempler le jet d’eau.
Jardin d'Amour
La pointe de l'île du Petit Saulcy était autrefois surnommée le Jardin d'Amour. C'est en 1898 que la municipalité de Metz accorde à la communauté réformée ce terrain pour l'édification d'un temple protestant. Sa construction sera confiée à l’architecte Wahn et débutera en 1901 pour être inauguré le 14 mai 1904 par l'Empereur Guillaume II accompagné de l’Impératrice, de la princesse Victoria Louise de Prusse et des plus hautes autorités du Reichsland d'Alsace-Lorraine.

ESPRITS (tour des)
Les remparts du XIIIe siècle formaient une enceinte de 7 km comprenant 38 tours et 18 portes, détruits en grande partie, début 1900, lors de l'extension de la ville. Le pont des Basses Grilles, construit en 1360, était défendu par la Tour des Esprits. Il se trouvait à l'endroit où le bras de la Seille s’écoulait jusqu'à la place Mazelle en passant par la rue des Tanneurs et la rue Haute Seille. La tour éventrée dévoile des voûtes d'ogives gothiques. Elle avait aussi pour nom Tour des Sorcières car, rapporte la rumeur publique, les sorcières se réunissaient à proximité.

EST (cimetière de l’)
Le cimetière de l'est fut créé en 1832. Par ses sépultures anciennes, l'architecture de certaines tombes, la notoriété de ceux qui y reposent, le cimetière de l'est est aujourd'hui inscrit à l'inventaire du patrimoine. Les deux entrées du cimetière datent de 1834 et 1864. Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris…). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

ESTRÉES (rue d')
De la place de la Cathédrale à celle de Chambre.
C'était d'abord une voie étroite appelée rampe de la Cathédrale. Dans La Croix de Lorraine, Edouard Sauer nous donne de nombreux renseignements concernant la rue Neuve, ancien nom, selon lui, de la rue d'Estrées. La rue Neuve écrit-il existait certainement avant l'année 1500 mais depuis cette date, elle prit alternativement les noms de Rue Neuve, de Neuve rue et de Neuve rue I'Evêque. Parfois, on l'appela même tout simplement rue l'Evêque. Cette ruelle servait de communication entre la place d'Armes, fort restreinte à l'époque, et les degrés de Chambre. D'après les Annales de Metz poursuit-il la rue Neuve se trouvait, en 1739-1755, au bas de la nef de la cathédrale, sur un terrain où avait été la Chapelle Saint-Gal, et sur une petite portion d'un autre terrain situé au bas du palais épiscopal. L'ancien archiviste nous donne la liste de quelques écrits citant la : rue Neuve, la rue Neuve l'Evëque et la rue l'Evêque En 1609 et en 1675: rue Neuve Le 7 juin 1675: Neuve rue En 1609: Neuve rue l'Evêque En 1650 et en 1675: rue l'Evêque Après ces divers noms, cette artère prit la dénomination de rue Montmorency, du nom de l'évêque de Metz (1760 à 1791). Elle redevint ensuite rue de la Rampe. L'arrêté municipal du 15 septembre 1815 lui donna le nom de rue d'Estrées. Louis-César Le Tellier, maréchal duc d'Estrées, nommé en 1761 gouverneur de Metz et des Trois-Evéchés, conçut le plan d'une nouvelle rue reliant la place de la Cathédrale à celle de Chambre. Le duc mourut en fonctions, le 2 janvier 1771, et la voie ne fut terminée qu'après son décès.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

ÉVÊCHÉS (rue des 3)
A l'angle de la rue de Tivoli dans le quartier de Queuleu. Sur certains clichés anciens de la rue on distingue l'ancienne mairie, aujourd'hui la Poste, avec derrière une ancienne église bâtie en 1863, disparue depuis, ainsi que l'ancienne école de quartier devenue aujourd'hui l'école de musique.
Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

FABERT (rue)
De la place d'Armes à la rue des Clercs.
Anciennement. il existait là deux rues : celle de la Tappe ou des Grandes Tappes et celle des Vieilles Tappes ou des Petites Tappes. L'une allait de la place d'Armes à la place Saint-Jacques, et l'autre, de la place Saint-Jacques à la rue des Clercs. Chaque année, le jour de la Saint-Martin, les jaugeurs jurés de la cité, encore appelés jaugeurs tappiers ou tout bonnement tappenards, se rendaient à l'angle de l'actuelle rue Paul-Bezanson. Et là, ils publiaient le prix de la hotte de vin, fixé par le maître échevin et son conseil. Cette coutume s'appelait la Tappe du vin. Une déclaration du 15 mars 1806, dit Chabert la supprima. Mais Jean-Julien Barbé écrit (dictionnaire des Rues de Metz) que le marché aux vins, nommé communément la Tappe, fut transféré sur la place de la Comédie où il exista jusqu'en 1828. A propos de la petite Estappe, Ernest de Bouteiller, dans ses notes sur la Chronique de Buffet, donne les indications suivantes : « Cette forme ancienne de langage fournit l'explication des formes modernes : les Petites Tapes et les Grandes Tapes, dont la première s'applique aujourd'hui à la localité nommée dans notre chronique la petite Estappe. Les deux Tapes, comme on dit aussi, sont deux métairies qui se touchent, situées à 4 ou 5 kilomètres seulement au nord de Metz, dans la vallée de la Moselle. Dans le vieux français, estappe désigne un lieu d'entrepôt ou de marché. Les fermes des Petites Tapes et des Grandes Tapes se trouvent sur l'actuel territoire de la commune de Woippy. Dans le Dictionnaire d'ancien Français, de Grandsaignes d'Hauterive, nous relevons, sous Estaple : n.f. (X111°-XIV°) 1) Entrepôt de vivres, de marchandises 2) Lieu où les marchands vendent 3) Etape ». Une enseigne, appendue à la maison actuelle numéro 4, vers la fin du XVIIIè siècle, valut pendant quelque temps à la rue le nom de rue de la Croix de Fer. En 1793, la rue de la Croix de Fer fut appelée rue de la République. L'arrêté municipal du 13 novembre 1846 donna à cette artère le nom d'Abraham Fabert, maréchal de France. Abraham Fabert, né à Metz le 11 octobre 1599, fut le premier roturier qui accéda à la dignité de maréchal de France. Ses vertus et ses talents égalaient sa modestie et son désintéressement.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

FABERT (ancienne abbaye et lycée)
En lieu et place d’un modeste oratoire, l’abbaye Saint Vincent fut fondée en l'an 968 par Thierry 1er, évêque de Metz. L'église actuelle fut construite à partir de 1248 avec de multiples destructions et remaniements.
L’abbaye Saint-Vincent, mitoyenne à l’abbaye Saint Clément, fut séparée par la rue des bénédictins en 1737. Abbaye puissante et centre d’enseignement, elle sera pourtant supprimée en 1790. En ruine, les bâtiments de l’abbaye alors détenus par l’armée seront attribués au lycée impérial en 1803. La rue Saint Georges séparant l’abbaye Saint-Vincent et l’hôpital Saint Georges sera supprimée afin de rattacher ces deux édifices. Les patients s’installeront à l’hôpital Bon-secours (l’ancien hôpital Bon-secours rue Chambière), ne pas confondre avec l’hôpital Bon-secours face à l’église Sainte-Thérèse ayant fermé ses portes en 2013. Après des travaux de réhabilitation le lycée ouvre ses portes en 1804.
De sa vocation religieuse il ne reste que l’église Saint-Vincent, retirée du culte public, après l’accord du Vatican en mai 2012. Les parties visibles de l’ancienne abbaye sont entre autres le cloître, le couloir d’entrée sur lequel donnent les salles capitulaires et les réfectoires.

FAISAN (rue du)
De la place de Chambre aux rues Pierre-Hardie et Sainte-Marie.
L'hôtellerie Au Faisan jouissait d'un excellent renom avant la Révolution. Elle occupait la maison sise au numéro 2. Selon Jean-Julien Barbé, elle donna son nom à la rue. Chabert cite aussi cette hôtellerie, mais affirme que la rue doit son appellation à une faisanderie réputée, installée à côté. Sur un plan de 1737, la rue figure sous le nom de rue du Poids de la Laine.
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FAVADE (impasse de la)
A l'extrémité de la rue des Allemands, vers la rue du Champé.
D'où vient le mot tavade ? Nous supposons sans l'affirmer qu'il signifie forge. Au XIIè siècle, forger se disait favargier, favorgier ou favrechier. Favrerie voulait dire forge. Les fèvres ou febvres étaient les ouvriers travaillant les métaux. Nous avions à Metz la ruelle aux Fèvres (actuelle Bonne-Ruelle) et la place aux Fèvres. Au XVIIè siècle, le nom de la rue s'orthographiait : Febvade.
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FÉLIX-MARÉCHAL (quai)
De la rue du Pont-de-la-Préfecture au pont Saint-Georges.
Il porta anciennement les noms de quai de la Moselle et de quai des Moulins. Il prit l'appellation de quai Saint-Pierre, après 1561, lorsque les religieuses du monastère de Saint-Pierre, évincées de leur couvent pour la construction de la Citadelle, se fixèrent dans les bâtiments de la comman- derie de Saint-Antoine. En 1871. il reçut le nom de quai Félix-Maréchal. Cet homme de bien, docteur en médecine et maire de Metz depuis 1854, mourut le 24 mars 1871 dans la maison numéro 23. Sur l'emplacement des casernes du quai Saint-Pierre, bâties en 1691-1692, vers le pont Saint-Georges, a été formée la promenade de Saint-Pierre ou Esplanade des Juifs. A cet endroit se tenait, avant la dernière guerre, le marché aux puces et à la ferraille. Ce qui valut parfois à ce lieu le nom de quai de la Ferraille
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FÈVRES (place aux)
Vous chercherez en vain la place aux Fèvres sur les plans actuels de Metz.
Cependant, elle existe toujours, mais elle n'a plus de nom. A l'ère des buildings, cette insignifiante placette ne mérite plus l'honneur d'une dénomination. Pourtant, vous la connaissez tous, rue Serpenoise, à l'entrée de la Bonne-Ruelle (qui, elle-même. s'appelait jadis Bonne-Ruelle des Febvres ou ruelle des Serruriers). Les fèvres n'étaient autres que les ouvriers façonnant le ter. Leur corporation était l'une des dix soumises à la juridiction du Grand Maître des Métiers. charge déjà ancienne en 1335, et dont la création remonte au plus haut Moyen Age. Plusieurs membres de la corporation habitèrent cette place. En 1788, Philippe Guisse fils, serrurier, y possédait encore sa forge.
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FLEURETTE (rue)
De la rue du Pontiffroy à la rue de la Caserne. Actuellement disparue.
Ruelle autrefois appelée sans chie' (impasse). La partie vers la rue de la Caserne fut percée en 1887. Chabert, fort embarrassé pour donner l'étymologie de cette artère, s'en tire par une double question : à ce nom doit-il être attribué à un souvenir champêtre, ou bien à certains divertissements qu'on avait coutume de venir prendre dans des cabinets ou popines établis exprès en ce lieu ? ». Cette voie, suivant deux actes cités par Sauer, portait jadis le nom de ruelle Flore : La mairdy devant la Magdelaine 1330, Stevenin Dars (Ars-sur-Moselle), lou bergier que maint en Franconrue (aujourd'hui rue du Pontiffroy), a acensé moyennant six sous, à Goudeffrin du Maureix de ladite rue, la grange et lez ressaiges qui appendent que ciet en Franconrue en la ruelle Flore. Par un autre acte daté du samedi devant la fête Saint-Vy, en 1356, Martinotte, femme de Thiébalt Abriont, a acensé également pour le même prix de six sous, à Vatrin Hennequat de Franconrue, la même grange et tout ce qui en dépend que ciet en Franconrue à la ruelle Flore. Flore était probablement le nom d'un particulier, peut-être le premier propriétaire de la grange et de ses dépendances ? Quand et pourquoi Flore s'est-il transformé en Fleurette ? Nous l'ignorons.
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FOCH (avanue)
Les remparts du XIIIe siècle formaient une enceinte de 7 km, comprenant 38 tours et 18 portes, détruite en grande partie début 1900 lorsque les Prussiens décident de faire de Metz une ville nouvelle. Commencent alors des travaux d'agrandissement, remblai des fossés, destruction des portes et remparts, pour laisser place aux nouvelles constructions, comme celles ici avenue Foch.
L’aménagement de la nouvelle rue entraîna la disparition de la superbe porte Saint Thiébault (Au numéro 38 de l’avenue, levez les yeux, une petite sculpture vous rappellera son emplacement. Bâtie en 1612, puis déplacée en 1739, restaurée en 1844 elle sera définitivement démolie en 1909).
L’ancienne Kaiser Wilhelm Ring, avec ses villas et ses immeubles imposants. Cette artère assure désormais la transition entre la vieille ville et la nouvelle ville avec ses maisons de style néo-roman, néo-renaissance flamande et baroque allemand pour imposer le style germanique, construites par les allemands alors installés à Metz. A l’opposé, les vieux messins, pour cultiver le souvenir de la France, bâtirent des immeubles de style Louis XV et Louis XVI.

FOINS (ruelle aux)
Dans l'ancien quartier Saint-Ferroy. Actuellement disparue.
Entre les maisons numérotées 17 et 19 de l'ancienne rue Saint-Ferroy s'ouvrait une ruelle très étroite. Elle conduisait à la rue du Coffe-Millet et avait nom ruelle aux Foins. Elle ne désigne pas, comme on le pourrait croire, la présence d'un ancien grenier ou d'un dépôt de foin, mais doit son nom, affirme Edouard Sauer, à la famille messine Du Foin, qui possédait une maison dans cette ruelle. L'ancien archiviste base cette assertion sur trois actes : Le premier est une vente en date de l'année 1524, d'un immeuble sis à Vaux, par Jehan Howignon, dit Du Foin, chanoine de la collégiale de Saint-Thiébault. Le deuxième, de l'année 1648, fait connaître qu'une « Demoiselle Charlotte Du Foin, et son mari Mathieu Hugnet, sergent des Treize de la ville, donnèrent au couvent des Trinitaires les biens qu'ils possédaient au Ban Saint-Pierre. Le troisième, enfin, est un acte capitulaire de l'église collégiale de Saint-Sauveur, en date de 1721, qui indique une maison sise rue Du-Foing.
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FONTAINE (rue de la)
De la place du Quarteau à celle de Saint-Nicolas.
La rue doit son nom à la fontaine Saint-Nicolas, considérée comme la plus ancienne connue dans notre ville. Le monument existe toujours et abrite une statue de Notre-Dame des Prisonniers. Déjà mentionnée au XIVè siècle, elle fut reconstruite en 1739 et restaurée en 1859. En 1245 et en 1298, la rue était dite S. Nicolairue.
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FOUR-DU-CLOÎTRE (rue)
De la rue du Chanoine-Collin à la rue Taison.
Suivant les apparences, cette rue a été ainsi nommée parce qu'anciennement, lorsque les chanoines vivaient en commun, les fours du Chapitre y étaient établis, disait un manuscrit de Battus. Chabert écrit d'autre part qu' une portion du cloître des chanoines de la cathédrale, avant d'être démolie, servait déjà de passage public. On nommait ce passage le Four du Cloître, apparemment à cause de la bassesse de sa voûte. Le cloître à quatre grands corridors voûtés en pierres de taille, éclairés de grands jours dans un goût élégant, occupait une partie de l'actuelle place d'Armes. Fondé par Chrodegand, asile destiné à l'étude et à la prière, le cloître devint plus tard un passage public entre la rue Four-du-Cloître et la place d'Armes. La partie de la rue passant derrière l'ancien corps de garde de la place d'Armes tut ouverte en 1756.
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FOURNIRUE (en)
De la place d'Armes à celle des Paraiges.
Ceux à qui ces objets ne plaisent pas,
N'ont qu'à aller en Fournirue,
Ils y trouveront hauberts, gorgières,
Haulmes lacés et lances aiguës,
Epées bonnes et émoulues,
Etriers, selles, poitrails, culières,
La rue est toute pleine d'armes.
Ce poème du XIVè siècle nous apprend que Fournirue était une des rues les mieux achalandées, les mieux fournies en objets destinés à l'usage guerrier. Barbé pense pour cette raison que le mot Fournirue vient du verbe fournir. Nous pouvons lui opposer la thèse de Chabert qui voit dans ce mot la rue des Fourneaux, car la fabrication des armes et l'orfèvrerie qui s'y faisaient en nécessitaient un grand nombre. Nous pencherions volontiers pour cette dernière explication, car les anciennes chroniques parlent de Fornelrue et de Forneirue. Considérons que l'ancien verbe fornïer ou fornoïer (Etymologie : turniare, de furnus, tour) signifiait entre le XIIè et le XVIè siècle : enfourner. (Grandsaignes d'Hauterive : Dictionnaire d'ancien français). Edouard Sauer n'est pas de cet avis. II affirme que Fournirue est l'ancienne rue des Fourbisseurs. II base son assertion sur un acte de 129 dans lequel on lit : Benoiton, lou furbour que ciet en Furnairue. Un furbour était un ouvrier qui fourbissait les armes blanches. Sauer cite par ailleurs seize noms de la rue, écrits différemment, s'échelonnant de 1235 à 1779. Les voici par ordre alphabétique : Feirnerue, Forneirue, Fornelrue, Fornerue, Fornirue, Fourneirue, Fournerue, Fournirue, Fournyrue, Freneirue, Freneiruwe, Freuneurue, Freney-Ruwe, Freineyruwe, Furnairue, Furneirue.
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« Ceux à qui ces objets ne plaisent pas, n'ont qu'à aller en Fournirue, ils y trouveront hauberts, gorgières, haulmes lacés et lances aiguës, épées bonnes et émoulues, étriers, selles, poitrails, culières, la rue est toute pleine d'armes »
Ce poème du XIVe siècle nous dit combien la Fournirue était fournie en objets destinés à l'usage guerrier. Certains pensent que pour cette raison le mot Fournirue viendrait du verbe fournir.
Pour d’autres, elle rappelle des fourneaux utilisés par les orfèvres et les forgerons installés dans cette rue au Moyen Age.
En montant en Jurue, se trouvait la maison où aurait séjournait Rabelais vers 1547. Elle n'existe plus de nos jours. Sur certains clichés anciens de la rue, les drapeaux aux fenêtres sont à l'occasion du 18e congrès eucharistique à Metz en 1907.

FRANCAIS (ancien café)
XIXème siècle sur le flanc de la cathédrale place d'Armes.
XXème siècle face aux arcades de la place Saint-Louis.

FRANCE (ancien hôtel de)
Au pied de la cathédrale, Place de Chambre. De nos jours l'établissement est toujours un hôtel.

FRANCE (place de)
Dans le quartier du Fort-Moselle. Elle s'étend du quai Richepance aux rues Georges-Aimé et du Docteur de Westphalen.
Elle doit son nom à l'ancienne porte de France ou porte de Paris, qui s'ouvrait à l'extrémité de la rue de Paris. Elle porte cette appellation depuis l'arrêté municipal du er juillet 1816. Sur un plan de 1777, elle est dite place Saint-Simon.
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GARDE (rue de la)
Du Moyen-Pont au boulevard Président-Poincaré et à la rue Poncelet.
Garde écrit Chabert vient du vieux langage Warde ; le nom de rue de la Garde a été donné en souvenir du guet du Wardain près de la porte en Anglemur, c'est-à-dire du commissaire qui était chargé spécialement de la surveillance et de la police sur tout ce qui était transporté par eau et qui devait passer devant la mallegoule de Waudrinowe (digue de Wadrineau) pour être amené à la boire du moïen pont des morts. La rue de la Garde comprenait avant 1868 la partie actuelle de la rue Poncelet depuis la rue aux Ours jusqu'à l'actuel boulevard Poincaré. Elle portait primitivement le nom de ruelle dessous la Montagne Saint-Hilaire. L'église paroissiale de Saint-Hilaire-le-Petit s'élevait derrière la maison de la Haute-Pierre, remplacée par l'actuel Palais de Justice. Les anciennes murailles de la cité y formaient un angle appelé Anglemur. La porte d'Anglemur s'ouvrait au pied du monticule Saint-Hilaire. Transformée plus tard en fausse porte ou poterne, elle fut démolie en 1552, lors de la reconstruction du mur de la ville sur la Moselle. La rue actuelle date de 1754. Elevée sur ordre du duc de Belle-Isle, elle procurait un débouché aux voitures venant du Moyen-Pont. En 1740, sur ordre du roi, un gros mur de ville avec rempart avait été élevé depuis le pont des Morts jusqu'au jardin Boufflers.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Avant le XVIIIe siècle la Rue de La Garde avait pour nom ruelle Dessous la Montagne Saint Hilaire car l'église paroissiale de Saint-Hilaire le Petit s'élevait derrière la maison de la Haute Pierre, remplacée depuis par le Palais de Justice.
Les fortifications de la cité y formaient à cet endroit un angle appelé Anglemur. La porte d'Anglemur s'ouvrait au pied du monticule Saint-Hilaire. Transformée plus tard en fausse porte elle fut démolie en 1552.
En 1740, sur ordre du roi, un rempart avait été élevé depuis le pont des Morts jusqu'à l’actuel jardin Boufflers avec une rampe d’accès en son long. La rue actuelle date de 1754, édifiée sur ordre du duc de Belle-Isle, elle procurait un débouché depuis le Moyen Pont.
C’est un corps de garde, le guet du Wardain, chargé de surveiller le trafic sur la Moselle qui se trouvait à l’angle de la rue et du Moyen Pont qui donnera pour nom rue de la Garde.

GARES
La première gare de Metz était provisoire et en bois, bâtie vers 1850. La seconde, édifiée en 1853 avec des matériaux légers, fut détruite par un incendie en 1872. La troisième gare fut érigée en pierre de Jaumont, vers 1878, place du Roi George (elle abritera un temps la direction régionale SNCF de Metz-Nancy). L’actuelle gare est la quatrième de la ville.
La gare de Metz fut construite dans un style néo-roman, entre 1905 et 1908, par l'architecte Kröger assisté des architectes Jürgensen et Bachmann ainsi que du sculpteur Schirmer. Elle affirmait la puissance de l'Empire allemand et son style a été imposé par l'Empereur pour "germaniser" Metz et rappeler l'Empire ottonien. La gare est longue de plus de 300 mètres et la tour de l'horloge s'élève à 40 mètres. Elle prend assise, ainsi que le château d’eau, sur plus de 3000 pieux de fondation de 10 à 17 mètres de profondeur, réalisés en béton armé suivant le procédé que venait de mettre au point l'ingénieur français François Hennebique. Sa conception a été supervisée par les militaires pour répondre aux exigences du plan Schlieffen: les 25000 hommes du 16e corps d'Armée de Metz devaient pouvoir embarquer en 24 heures avec tout leur équipement pour se diriger vers la France et la Russie.
Sur la façade du hall d’entrée il ne reste, de nos jours, de l’aigle impérial trônant sur le pignon que les plumes de la queue. Le blason de la Lorraine l’a remplacé.
Les marquises sont au nombre de deux à l’inauguration en 1908, la troisième sera construite par la suite. Mais les fumées des locomotives déposant du soufre sur les charpentes métalliques, et ce copieusement mouillé par la vapeur, produira de l’acide sulfurique qui engendrera la corrosion du métal des marquises. Elles seront démantelées à partir de 1955.
La gare de Metz est inscrite sur la liste des monuments historiques depuis janvier 1975.
Ce qui fut jadis les salles d'attente. Celle des 2e et 3e classe et une salle magnifiquement restaurée de nos jours un bel espace de vente de livres, la librairie Payot. Quant à la salle d'attente de 1e classe, elle est actuellement quelque peu à l'abandon.

Ancienne gare de marchandises
De l’amphithéâtre romain au Centre-Pompidou Metz, voici un bond de 2000 ans qui occulte une grande activité qui eut lieu dans ce secteur, l’ancienne gare de marchandises de Metz.
La gare actuelle, place du Général de Gaulle, fut construite par les allemands entre 1905 et 1908, face au nouveau quartier de la ville édifié sur les anciens remparts et fossés messins. C’est à l’arrière de la gare, côté Sablon, que l’on construisit la gare de marchandises.
Durant ces travaux, des vestiges de l’ancien amphithéâtre romain furent mis à jour. Une fois répertorié par Schramm ont recouvrit à nouveau les ruines.
Construit certainement à la fin du 1er siècle, cet amphithéâtre était l’un des plus grands du monde romain avec ses 25 000 places, sa hauteur avoisinait les 27 mètres.
1943, période sombre de l’Histoire, la gare de marchandises fut le théâtre de nombreuses déportations.
Moitié du XXème siècle on se souviendra essentiellement de la SERNAM, créée en 1972 par la SNCF. À l’époque cette filiale de la SNCF occupait la majorité des hangars et locaux. L’activité arrêtée, les bâtiments furent abandonnés en 1997.
Ces terrains accueillent de nos jours un nouvel espace urbain dédié à l’habitat, aux affaires et à la culture avec le Centre-Pompidou Metz. La première pierre fut posée en novembre 2006 et son ouverture eu lieu en mai 2010.

Ancienne gare de Devant-les-Ponts
Première véritable gare de Metz, l’ancienne gare de Devant-les-Ponts se trouve entre la rue Périgot et la Route de Lorry. Edifiée en 1854, le trafic ferroviaire passait autrefois par cette gare, ensuite délaissée au profit de la nouvelle gare de Metz-Nord route de Thionville à Woippy, inaugurée en 1908. Cette ancienne gare de Devant-les-Ponts ne servi plus ensuite qu’au service des marchandises. De nos jours elle est complètement abandonnée et seul subsiste encore le premier étage assez délabré transformé en entrepôts.
A l’arrière du bâtiment se trouve encore quelques traces du passé, telle une ancienne porte du chef de gare.

Gare de Metz-Nord
A côté du nouveau passage pour piétons, les anciennes portes de la gare sont encore visibles dans le mur. La gare de Metz-Nord a été édifiée en remplacement de la première véritable gare de Metz, l’ancienne gare de Devant-les-Ponts.
Cette nouvelle gare de Metz-Nord, route de Thionville à Woippy, sera inaugurée en 1908, en même temps que l'actuelle gare de Metz ainsi que la nouvelle ligne les reliant. Sur la nouvelle ligne apparaîtra la gare de Chambières au niveau de l’ancien abattoir. Le bâtiment est signé encore une fois par l’architecte Jürgen Kröger, le même qui a édifié l’actuelle gare de Metz. Cette nouvelle gare de Metz-Nord se trouve dans le prolongement du pont de la voir ferrée route de Thionville. Une moitié de la gare a été transformée depuis en passage pour piétons, seul subsiste la partie menant aux quais, servant encore aujourd’hui de gare pour le TER Luxembourg Nancy, passant par Metz.
A côté du nouveau passage pour piétons, les anciennes portes de la gare sont encore visibles dans le mur.

GARGAN (ancien hôtel de)
En Nexirue un hôtel bourgeois du XVe siècle de style gothique retiendra sûrement votre attention. Cet Hôtel de Gargan se caractérise par sa partie crénelée, en fait un mur écran qui cache la toiture basse. Typique influence du style gothique italien de l’époque que l’on retrouve également place Saint-Louis. Un tympan de fenêtre martelé laisse deviner une date : 1578 (on appelle tympan en architecture l'espace entre l'extérieur de l'arc qui couronne une fenêtre ou une porte et la corniche ou le linteau).
Abritant dans un premier temps une salle de jeu de paume au XVIIe, l’endroit sera transformé ensuite en salle de spectacle. Elle perdurera jusqu’en 1752, avant d’être remplacé par l’actuel théâtre face au temple Neuf place de la Comédie. On y trouve de nos jours la résidence d’Hannoncelles.
Nexirue, dérivé du mot latin Nexere, signifie donner la mort. Car autrefois la rue donnait sur une place, au niveau de l’actuel numéro 26 de la rue du Palais, où se faisaient les exécutions criminelles. La chronique rimée de Metz, attribuée à Jean Chatelain, parue en 1697, nous dit : Nexerue estait un lieu propice à faire le criminel office.

GAUDRÉE (rue)
De la rue Mazelle à la rue Vigne-Saint-Avold.
Primitivement, elle s'appelait Cour-au-Puits ou rue du Puits-Béni, parce qu'il y existait un puits public. « Ce puits que le peuple nomme puits béni, parce qu'on y avait jeté le curé de la paroisse (de Saint-Etienne), dit un document de 1751, a été fermé depuis ; on y a placé une pompe. Le bureau des finances voulant le faire combler, les habitants demandent au maître échevin à le garder. A ce propos, on rappelle une ordonnance du 8 mai 1722 qui enjoint de couvrir les puits publics d'un volet fermant à clef, aux frais des particuliers qui s'en servent. Cette ordonnance est renouvelée à la date du 21 janvier 1750 (affiche !) qui demande un volet de bois de chêne dont chaque particulier aura une clef pour son usage personnel ; en cas de refus, les puits seraient fermés à clef aux frais de la ville, pour n'être ouverts que dans le cas d'incendie ou autre nécessité publique ». (R.S. Boer, Annuaire de la S.H.A.L. 1932) Gaudrée était très probablement le nom d'une famille qui demeurait en ce lieu.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

GENDARMERIE (rue de la)
De la rue Saint-Henry à l'avenue Maréchal-Foch.
Cette voie, autrefois un cul-de-sac, a été formée par deux petites rues précédemment appelées rue des Célestins et rue des Madeleines, du nom de deux couvents qui s'y trouvaient. L'arrêté municipal du 1°' juillet 1816 réunit ces deux artères sous la seule dénomination de rue de la Gendarmerie. Dans cette rue se trouvait entre autres le couvent des chanoinesses de Sainte-Marie de la Madeleine. La Révolution amena sa suppression et, en 1805, il devint caserne de gendarmerie. L'église servit d'écurie et de magasin à fourrages.
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GEORGES DE LA TOUR (lycée)
Du nom du célèbre peintre français né en Moselle, Georges de la Tour. Situé place de Maud'huy dans le quartier impérial de Metz le lycée Georges de la Tour est de style néo-baroque. Construit pendant la période d'annexion, il fut inauguré le 29 juillet 1910 en tant qu'école supérieure pour jeunes filles, après avoir reçu en avril 1910 la visite de l'Empereur Guillaume II d'Allemagne, accompagné de l'Impératrice Augusta-Victoria et de leur fille, la princesse Victoria-Louise de Prusse (qui avait le même âge que les lycéennes). Les cours sont alors dispensés en allemand, sauf pour le catéchisme et l'enseignement religieux pour lesquels la langue maternelle est respectée. Dès 1914, l'établissement est investi par l'autorité militaire et transformé en hôpital militaire. Il retrouve enfin sa vocation en octobre 1919 après le retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Survient la Seconde Guerre mondiale. L’établissement se transforme à nouveau en hôpital militaire et héberge également les bureaux de la Gestapo. Après avoir servi également de bureaux à l'armée américaine lors de la Libération, il sera rendu à sa destination première en janvier 1945.

GISORS (rue)
De la rue des Allemands à celle de l'Epaisse-Muraille.
Elle fut ouverte en 1739 par la démolition de plusieurs immeubles, parmi lesquels la grande maison dite Au Lièvre. Sur un plan de 1737, elle figure sous l'appellation de Nouvelle rue Guérard, sans doute du nom d'un particulier. Elle perpétue le souvenir de Louis-Marie Foucquet, comte de Gisors. fils unique du Maréchal duc de Belle-Isle. Le comte succomba après la bataille de Crefeld, des suites de ses blessures, le 26 juin 1758. Il avait vingt-six ans.
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GLACIÈRE (rue de la)
De la place Jeanne d'Arc à la rue des Murs.
La rue de la Glacière, partie de l'ancienne rue des Cloutiers, doit sa dénomination actuelle à l'arrêté municipal du 9 mars 1821. Elle conserve le souvenir de l'ancienne glacière où, chaque hiver, l'administration des hospices de Metz entreposait la provision de glace nécessaire aux hôpitaux et aux malades pauvres. C'était dans la maison numéro 5. En hiver, lorsque la surface des rivières gelait, des ouvriers y découpaient de larges plaques de glace. On chargeait cette glace sur des voitures et on la transportait à la glacière. Là, elle était empilée dans des caves profondes et spacieuses. Ce procédé primitif permettait de conserver de la glace pendant toute une année, parfois même davantage. De la rue de la Glacière, un escalier couvert descend à la rue des Capucins.
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GLATIGNY (rue)
De la rue des Jardins au quai Félix-Maréchal.
Au XIIIè siècle, elle s'appelait Glatigneirue. Elle continuait au-delà de l'actuelle rue des Jardins (alors inexistante) pour aboutir à celle du Bordé ou des Bordeaux, laquelle communiquait avec la rue Chèvremont. La partie haute se trouva amputée en 1754, lors du percement de la rue des Jardins. La rue s'appela d'abord rue Galande ou Galante, parce que, dit Chabert, l'on y « tenait plaisir ». Paul Ferry nous apprend que la rue changea de dénomination de par la volonté de certains plaisants après la venue d'une grandelette et très belle fille, mais folle de corps, native de Glutegney (Glatigny), laquelle était désignée par ce surnom, et dont les facéties fort gaillardes bravèrent toute honnêteté.
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GOBELCOURT (impasse)
En descendant Fournirue, à droite, s'ouvrait l'impasse Gobelcourt.
Selon Chabert, le mot serait issu de l'ancien nom patois lé Gobécoco ou la Cour Belle-Cour. D'après Sauer, un particulier nommé Gobert aurait donné son nom à l'impasse. Un acte de 1221 mentionne l'existence d'une maison rue Gobercourt.
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GOUSSAUD (rue)
De la rue Saint-Georges à la place Saint-Vincent.
Le 7 août 1806. le conseil municipal décida le percement de la rue et en même temps l'abandon à des particuliers du terrain libre entre l'église Saint-Vincent et la rue projetée. Le 5 mai 1808, tous les bénéficiaires de terrains. selon leur engagement, avaient bâti, sauf un. La ville lui retira sa parcelle et l'attribua aussitôt à un autre candidat. La rue achevée, on lui donna le nom de rue Nouvelle ou rue Neuve, ou bien encore de rue Saint-Napoléon. Cette dernière appellation prévalut jusqu'à la chute de l'Empire. Un plan de Gardeur-Lebrun, daté du 7 mai 1791 et conservé aux archives municipales, prévoyait déjà le percement d'une rue à travers les jardins et enclos de l'abbaye de Saint-Vincent. Le 12 juillet 1814, le baron Marchant, maire de Metz, publiait l'arrêté suivant : Considérant que Monsieur Jean-François Goussaud d'Antilly, chevalier de la Légion d'honneur, ancien capitaine de dragons, est né à Metz le 15 décembre 1753, qu'il est mort le 23 août 1807, après avoir exercé les fonctions de maire pendant cinq ans ; Que ce magistrat a commencé les restaurations qu'un long abandon de la chose publique avait rendues nécessaires, et que c'est essentiellement à son amour pour les lettres que la ville de Metz doit le magnifique établissement du Lycée ; Arrête : La rue neuve pratiquée en 1806, entre la partie conservée de la rue Saint- Georges et la place Saint-Vincent, en remplacement de la portion de la rue Saint-Georges réunie à la grande cour du Lycée, portera désormais le nom de RUE GOUSSAUD.
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GOUVERNEUR (palais du)
Le palais servait au 16e corps d’armée. Construit entre 1902 et 1904, il prend la place de la citadelle du XVIe. Subsiste encore aujourd’hui quelques tunnels, et les soubassements de la tour d’enfer sur lesquels a été construit le palais et ses jardins. Le palais du gouverneur compte plus de 100 pièces et accueillait l’empereur lors de ses visites sur Metz.

GRAND-CERF (rue du)
De Chaplerue aux places du Quarteau et Saint-Louis.
Sa dénomination lui vient de l'hôtellerie du Grand-Cerf, sise à l'emplacement de l'actuelle maison numéro 15. Au début du XIXè siècle, l'établissement existait encore sous l'enseigne d'Hôtel de France, tenu en 1800 par un sieur Levasseur. Cette année-là, l'hôte annonçait la vente d'un excellent vin de pays à 45 centimes la bouteille. L'hôtel de France disparut vers 1824.
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Nom qui provient de l’ancienne hôtellerie du Grand-Cerf qui se trouvait au numéro 15 de la rue. Vers le début du XIXe siècle l'enseigne existait encore sous la dénomination d'Hôtel de France, pour disparaître définitivement en 1824. L’édifice sera reconstruit en 1836.
Dans cette rue se trouve également l’Hôtel de Gournay (les Gournay formaient l'une des grandes familles messines au Moyen-Âge). Le général de Lasalle, mort à Wagram en 1809, était né dans cette maison le 10 mai 1775.
Dans la rue au numéro 12 se trouvait l’ancien l’imprimeur et éditeur de cartes postales Eugène Meistertzheim.

GRAND HÔTEL (ancien)
Rue des Clercs. Guido Hafen, propriétaire à l’époque du Grand Hôtel, avec ses 100 chambres, salles de bains, garages et même une station essence. Aujourd’hui le bâtiment abrite le centre des impôts de Metz.

GRAND-WAD (rue du)
De la rue Mazelle au boulevard André-Maginot.
Il existe deux hypothèses concernant l'origine du nom Wad. La première voudrait qu'il vienne de l'ancien mot Warde qui signifiait garde. Warde serait issu de l'allemand Wacht : garde, sentinelle. Dans les vieux titres, la rue de la Garde est dite rue du Warde. La proximité de l'ancien rempart des Allemands pourrait corroborer cette hypothèse. Mais Wad peut dériver aussi du latin vadum, qui veut dire gué, gué sur la Seille proche. Sauer a constaté l'existence de quatre autres Wades dans divers quartiers de la ville. On peut se demander pourquoi trois gués si rapprochés (avec le Wad-Billy et le Wad-Bouton) alors qu'il y avait tout près, dès le XIII siècle, la porte des Allemands avec un pont sur la Seille. Un acte de 1386 cite la rue du Grand-Waide. Cette rue est également nommée dans un ban de tréfonds du XIIIè siècle.
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GRANDE-ARMÉE (rue de la)
De la place Saint-Simplice et de la rue Haute-Seille aux rues Mazelle et de la Hache.
Elle tut ouverte en 1808 sur le terrain appartenant aux religieux de Saint-Antoine et prit de ce fait le nom de rue des Antonistes ou de rue Neuve-Saint-Simplice. Inaugurée par un défilé des vainqueurs de Friedland et d'léna, elle troqua ces appellations contre celle de rue de la Grande-Armée. Sur un plan du 24 août 1807, elle figure sous le nom de rue de Berlin, probablement pour rappeler l'entrée des Français en 1806 dans la capitale de la Prusse. A la Restauration, elle retrouva sa première dénomination qu'elle conserva jusqu'en 1830 où elle reprit celle de rue de la Grande-Armée. C'est la seule artère messine qui garde actuellement le souvenir de l'épopée du Empire.
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Elle fut ouverte en 1808 sur le terrain appartenant aux religieux de Saint-Antoine et prit de ce fait le nom de rue des Antonistes ou de rue Neuve Saint-Simplice. Elle eut également pour nom rue de Berlin, probablement pour rappeler l'entrée des Français en 1806 dans la capitale de la Prusse, puis retrouva sa première dénomination jusqu'en 1830 année où elle reprit celle de rue de la Grande Armée. C'est la seule artère messine qui garde actuellement le souvenir de l'épopée du Premier Empire.
Les collectionneurs de cartes anciennes remarqueront à l'angle le magasin Conrad, ancien éditeur de cartes réputé à Metz.

GRÈVE (rue de la)
La place de la Grève figure encore sur les plans actuels de la ville, mais, sur les lieux, aucune plaque ne la mentionne plus.
Le mot grève vient du bas latin grava, plage de sable ou de gravier. La Seille amenait là, lors des inondations, du sable mêlé de petits cailloux. Elle était anciennement plus vaste que de nos jours. Située sur la rive droite de la Seille, elle s'étendait depuis le pont de la Grève et l'Epaisse-Muraille, jusqu'au moulin de la Basse-Seille, c'est-à-dire jusqu'à l'emplacement approximatif du boulevard André-Maginot actuel. Située en dehors.
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GRILLES (pont des)
A l’origine une simple passerelle en bois traversait la Moselle à cet endroit. C’est en 1382 qu’un pont en pierre va être édifié, destiné uniquement aux passants.
Ce pont, dans le prolongement des remparts, était fortifié avec un système de grilles sous ses arches, celles-ci pouvaient descendre et empêcher ainsi toute intrusion par la Moselle.
De plus un officier de la ville en faction était chargé de percevoir un droit d’entrée pour toutes les embarcations marchandes entrant dans la ville de Metz.
Fin du XVIIIème siècle le pont se nomme Pont Royal car restauré au frais du roi Louis XV.
Deuxième guerre mondiale, comme la majorité des ponts messins, il est en partie détruit puis reconstruit à l’identique.
1980 la décision est prise d’élargir le pont, les travaux débutent en 1987 et se terminent en 1988. Voilà pourquoi l’apparence moderne côté de l’ancien abattoir tranche avec l’aspect ancien côté ville.


HACHE (rue de la)
De la rue de la Grande-Armée à la rue des Allemands.
Primitivement, ce n'était qu'une petite ruelle devant l'hôtel de Conrard de Serrières. C'était peut-être la rowelle de Repigney, citée en 1281 et en 1298, Repigney étant le nom d'une famille qui demeurait en ce lieu. Chabert donnait de la rue l'étymologie fantaisiste que voici : « Elle a été appelée rue de la Hache à cause de la forme qu'elle présentait autrefois avec l'instrument de ce genre ». Les nécrologes, ajoutait-il, constatent à Metz, dès la seconde moitié du XIIIè siècle, l'existence d'une famille nommée Haiche ou Hache. Ce qui fit dire aussi que la rue tenait son nom de cette famille. Cette hypothèse écrit Jean-Julien Barbé est très problématique. La famille Haiche appartenait au Paraige du Commun. Un de ses membres, Gilles Haiche, fut maître échevin en 1295 et mourut en 1300. Il fut inhumé dans l'église des Frères-Prêcheurs ou Dominicains. Henri Haiche devint le 25' abbé de Saint-Symphorien, de 1419 à 1425. Un acte du 8 février 1380 cite un nommé Anel Hache.
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HAUT-DE-SAINTE-CROIX (rue du)
De la place Sainte-Croix à la rue des Trinitaires.
Elle fut ainsi nommée à cause de sa proximité avec la place Sainte-Croix et de sa situation dans la partie la plus haute de la vieille ville. Par arrêté municipal de juin 1914, la rue du Haut-de-Sainte-Croix avait été réunie à la place Sainte-Croix. Depuis, elle a recouvré sa propre dénomination.
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HAUT-POIRIER (rue du)
De la rue du Chanoine-Collin à la rue des Trinitaires.
Jusqu'à la construction de la cité administrative, la rue portait le nom de rue de la Bibliothèque. Un manuscrit de la bibliothèque municipale renferme les lignes suivantes : Au pied de la maison des Carmes Déchaussés, du côté de Chèvremont, était un poirier très élevé qui faisait donner le nom de rue du Haut-Poirier à cette portion de la rue. (Manuscrit n° 160). Cet arbre existait encore au commencement du XVIIIè siècle et fournissait, parait-il des fruits succulents. Le nom de rue du Haut-Poirier était attribué, jusqu'après la Grande Guerre, à la rue voisine du Chanoine-Collin.
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HAUTE-PIERRE (rue)
Des rues aux Ours et Poncelet à l'Esplanade.
Comme la rue Pierre-Hardie, elle tient probablement son nom dune pierre de criée appelée la Haute-Pierre, adossée à la grande maison qui prit le même nom. Cette maison se trouvait à l'emplacement de l'actuel Palais de Justice. Nous citons par ailleurs, dans la notice sur la rue Pierre-Hardie, un passage de la chronique rimée qui donne une étymologie fantaisiste du nom de la rue.
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HAUTE-SEILLE (rue)
De la place des Paraiges à la place Mazelle.
En 1905-1906, l'administration allemande combla, sur tout son parcours, le canal de la Seille. L'arrêté municipal du 25 octobre 1906 donna le nom de rue Haute-Seille à la partie de l'ancien canal se situant entre la place Mazelle et la rue du Pont-Sailly.
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Autrefois le cours de la Seille traversait Metz, depuis la rue des Tanneurs jusqu’à la place Mazelle. En 1906 il sera décidé de combler la Seille et détruire les ponts pour laisser place à de nouvelles rues. Quand le canal fut comblé, un arrêté de 1906 donna le nom de rue Haute Seille à la partie de l'ancien canal se situant entre la place Mazelle et la rue du Pont Sailly.
Les cartes postales les plus anciennes nous dévoilent le cours de la Seille quand d'autres nous montrent la rue comblée au début du XXème siècle.

HAYE (rue de la)
De la rue du Pont-Saint-Marcel à la rue du Pont-des-Morts.
En 1770, Dom Sébastien Dieudonné écrivait :
Elle est ainsi nommée de ce qu'elle n'était anciennement qu'un passage bordé d'un côté par des maisons, et de l'autre par des jardins.
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HAZARD (ancien restaurant)
Ancien restaurant Hazard Place Saint-Simplice.

HECTOR (ancien bazar)
Ancien bazar face à la gare, on y trouvait jouets, papeterie, articles de chasse et pêche, souvenirs de Metz… ce bazar était tenu à l’époque par les frères Hector.

HÔTEL DE VILLE
L’Hôtel de Ville de Metz, en bordure de la Place d’Armes, construit de 1769 à 1771 dans le style classique français suivant les plans de l’architecte Jacques François Blondel est munis d’un escalier monumental menant aux grands salons de réception. Sa magnifique rampe est due à Cabossel et Janin. La partie du bâtiment édifiée sur l’emplacement de l’ancienne église Saint-Gorgon ne fut achevée qu’en 1788. L’église Saint-Gorgon avait accueilli en 1658 Jean Baptise Colbert (1619-1683) contrôleur général des finances de France au service du roi de France Louis XIV.

IMMACULÉE CONCEPTION (église)
Rue des 3 Évêchés dans le quartier de Queuleu. Elle a été réalisée à partir du projet de l’architecte Strasbourgeois Joseph Muller dans un style Néo-Roman. Sa construction commença en juin 1913, interrompue pendant le premier conflit Mondial c’est un nouvel architecte nommé Collin qui reprit les travaux en 1919. On modifia le projet initial pour des raisons financières, la hauteur de la flèche fut abaissée de 10 mètres et la décoration sculptée fut allégée. L’église fut consacrée le 24 juillet 1924.
Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

JARDINS (rue des)
De la place d'Armes à la rue du Pont-Saint-Georges.
Elle fut percée en 1754 à travers les jardins, derrière les maisons du quai Saint-Pierre d'une part, et, d'autre part, derrière celles des rues du Haut-Poirier (actuellement rue du Chanoine-Collin) et Chèvremont.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

La rue des Jardins fut percée en 1754 à travers des jardins, derrière les maisons du quai Saint-Pierre (actuel quai Félix Maréchal) d'une part, et, d'autre part, derrière celles des rues de Chèvremont et du Haut Poirier (actuellement rue du Chanoine Collin). Dès 1760 tous les emplacements étaient pris, il ne restait plus une place à bâtir.
Dans cette rue fonctionna, avant même les Malardot et Prillot, le premier atelier de photos de Metz. Etienne Casimir Oulif (1804-1861) fut le précurseur messin utilisant les développements naissants de la technique photographique.
Au dernier étage d'un bâtiment de la rue se trouvait également l'atelier photo de Jungblut Julius, photographe à Metz de 1896 à 1914.

JEANNE D'ARC (place)
Entre les rues des Capucins, de la Glacière et des Trinitaires.
Anciennement, quatre particuliers bâtirent leur maison sur cette place. Tout le lieu qui entourait ces quatre immeubles fut alors nommé rue des Quatre-Maisons. Le dégagement de l'entrée de l'église Sainte-Ségolène nécessita la démolition de ces quatre constructions, et leur emplacement prit en 1905 le nom de place des Quatre-Maisons, appellation qu'il abandonna pour celle de place Jeanne d'Arc après la Grande Guerre et le retour de Metz à la France.
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JEAN-PAUL II (place)
La place, à l’avant du bâtiment, destinée à accueillir le palais épiscopal ne fut pas aménagée. La Révolution changea la destination de l’édifice après que l’évêque de Metz était déchu de son siège épiscopal. Son utilisation comme palais de justice ne se réalisa pas non plus et, en 1831, le bâtiment devint le marché couvert. Au début de l’annexion allemande de 1870, il servit d’écurie pour les chevaux. Un arrêté municipal de 1816 lui donna le nom de Place de la Cathédrale aujourd'hui dénommée place Jean-Paul II suite à la visite du pape à Metz le 10 octobre 1988.
Déjà connue autrefois pour son marché aux fleurs, la place connait toujours l'effervescence de ses jours de marchés.

JOFFRE (avenue)
Sur certains clichés de la rue avant 1900 on remarque combien le comblement des fossés et la destruction des remparts a été un travail colossal. Construite au début du siècle, à l'emplacement de cette avenue se dressait jadis le rempart médiéval, bordé d'un fossé faisant le tour de Metz. Ce fossé venant de la place Mazelle en passant par l’actuelle avenue Foch arrivait à la citadelle, fortification plus développée. Vers 1903, les fossés furent comblés par la destruction des remparts.

JURUE (en)
De la place Sainte-Croix au bas de Fournirue.
Et disait-on en Jupiter rue,
Depuis on ne dit que Jurue,
Pour Jupiter qui en ce lieu
Estait adoré comme Dieu.
D'après ce quatrain tiré d'une chronique rimée de la noble cité de Metz, il semble que le mot Jurue soit une contraction de Jupiter-rue. Cette voie conduisait en effet au temple gallo-romain de Jupiter qui, selon la tradition, dressait ses magnifiques colonnades à l'emplacement actuel de la place Sainte-Croix. Le musée de Metz conserve une main de bronze doré, grandeur naturelle, trouvée en Jurue en 1843. Cette main semble provenir de la statue d'une divinité antique, et il est permis de supposer qu'elle ornait le fameux temple de Jupiter.
Le nom de Juifrue donné à cette artère en 1793 vient de ce que, à plusieurs époques de l'histoire, des juifs demeurèrent dans le bas de la rue. D'autre part, la chapelle Saint-Genest était connue jadis sous le nom de Synagogue ; appellation erronée, car c'est la rue d'Enfer qui conserve les vestiges de la première synagogue messine. Des actes de transmissions d'immeubles, passés entre les XIIIè et XVIIIè siècles, renferment les variantes suivantes :
Jeurue, Jurue, Haut-de-Jurue, Basse-Jurue et Petite-Jurue. Juifrue, nous dit Edouard Sauer, figure sur un document de 1578 et, dans des actes de 1240 et de 1398, on lit respectivement Yurue et Jehrue. Au début du XVIIIè siècle, le tronçon compris entre la place Sainte-Croix et la rue des Ecoles portait le nom de rue Derrière Sainte-Croix. Rappelons que l'église Sainte-Croix s'élevait dans la rue Taison, l'angle formé avec la rue des Ecoles. Jurue donna son nom à un des Paraiges qui se formèrent à Metz au début du XIIè siècle.
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La maison où aurait séjourné Rabelais vers 1547, elle fut rasée en 1955. On se plait à dire que l’on aurait adoré Jupiter où, non loin de là, un temple fut érigé en son honneur, sur les hauteurs de la colline Sainte Croix. Jurue, soit une contraction de Jupiter rue. Mais Jurue résulte de Juifs rue. Juifrue est déjà constaté au XVIe siècle et rue des juifs en 1793. On trouve à proximité des vestiges de la plus ancienne synagogue de Metz, rue d’Enfer, ainsi qu’une importante communauté juive qui s’installe dans le quartier.
Au bas de cette rue reste les vestiges de l’ancienne maison où aurait séjourné Rabelais. François Rabelais, né à Chinon en 1483, y demeura de 1545 à 1547, envoyé à Metz pour, dit-on, en tant que agent du roi Henri II y préparer l'annexion française de 1552. Il aurait esquissé dans cette maison son Quart Livre de Pantagruel dans lequel il fait allusion au Graouilly, terrassé par le premier évêque de Metz, Saint Clément. Rasée en 1955, la maison a laissé place à la terrasse du café Mathis. Au fond du jardin on y trouve un ancien hôtel particulier gothique du XIIe siècle, l’ordre de Malte récupère la propriété en 1565 et y aménage la chapelle Saint-Genest.

JUSTICE (palais de)
Conçu à l'origine pour être le palais du gouverneur militaire royal, cet immense édifice fut construit de 1776 à 1791 par l'architecte Clérisseaux. Le bâtiment était presque terminé quand survint la Révolution qui changea la vocation de l’édifice en Palais de Justice. La façade, côté rue du Juge Michel, n'a jamais été achevée. Le portail, encadré par deux immenses trophées, est surmonté d'un groupe sculpté, "la France veillant sur ses enfants". Dans le fronton gauche, Hercule symbolise la force ; dans celui de droite, Minerve casquée représente la science militaire. Dans la cour, un bas-relief, à gauche, représente le duc de Guise venant au secours des blessés de l'armée de Charles Quint, son ennemi, lors du siège de 1552. A droite, un bas-relief rappelle l'alliance franco-américaine lors de la guerre d'Indépendance (1778). Les statues de guerriers représentent le duc de Guise, le duc de Montmorency, le maréchal de Vieilleville et le duc de Gonnor. Les deux statues, côté jardin de Boufflers, immortalisent Turenne et le maréchal de Luxembourg. Symbolisant la hiérarchie des pouvoirs à Metz, le Palais de l'Intendant du roi, actuelle préfecture, est beaucoup moins impressionnant. A Metz, contrairement aux autres provinces, c'était le gouverneur et non l'Intendant qui détenait le pouvoir.
Sur certains clichés, les plus anciens, prit à l'arrière dans le jardin Boufflers, on retrouve la statue du cheval (De Eck & Durand 1850), de nos jours elle se trouve devant l'édifice.

LACRETELLE (rue des frères)
La rangée de maisons sur la vue ancienne existe toujours, mais cachée de nos jours par des constructions plus récentes édifiées sur l’ancien terrain vague. Ce sont d'anciens logements des employés du chemin de fer.
Les frères Lacretelle, sont d'origine messine, Pierre-Louis Lacretelle (1751-1824) et Charles Lacretelle, historien (1766-1855). Charles est né à Metz le 3 septembre 1766 et fut considéré comme l’un des pionniers de l’étude historique de la Révolution française. Auteur d'un Précis historique de la Révolution française en cinq volumes et d'une Histoire de France pendant le XVIIIe siècle qui lui valut un prix décennal de l'Institut, il collabora à la Biographie universelle et fut professeur à la Faculté des Lettres. Lauréat et membre de l'Académie de Metz, il fut un des compagnons du « Déjeuner de la Fourchette ». Il sera nommé à l'Académie française en 1811 en remplacement d'Esménard.
De 1797 à 1799, pour sympathie royaliste, il fit deux ans de prison à la Force et au Temple.
En 1827, il proposa à l'Académie un projet de supplique au roi pour protester contre la loi sur la presse, cela provoqua un très vif incident à l'Académie et Lacretelle y perdit sa place de censeur des théâtres. Il décédera  le 26 mars 1855.

LADOUCETTE (rue de)
De Fournirue à la rue Serpenoise.
Elle fut formée, le 26 février 1870, par la réunion de deux anciennes artères : la rue du Plat-d'Etain (de Fournirue à la place Saint-Jacques) et la rue de la Fontaine Saint-Jacques (de la place Saint-Jacques à la rue Serpenoise). Le vocable rue du Plat d'Etain tut vraisemblablement emprunté à renseigne Au Plat d'Etain qui concourait à la juste renommée de la maison Daras, fondée en 1725. Plusieurs potiers d'étain oeuvraient dans la rue. La rue de la Fontaine Saint-Jacques devait son appellation à la fontaine adossée à la maison actuelle numéro 23. La fontaine Saint-Jacques s'élevait primitivement sur la place Saint-Jacques. Le monument, déjà existant en 1498, fut démoli en 1730, puis réédifié vers 1759. Il représentait alors un beau portail d'ordre dorique et une grande statue de l'apôtre Saint-Jacques, détruite pendant la Révolution.
L'établissement d'un marché sur la place nécessita la dépose de la fontaine et son remontage contre la maison numéro 23 de l'actuelle rue de Ladoucette. Cet immeuble fut démoli en 1903 et reconstruit. La fontaine, déposée à nouveau, existe toujours. Elle se trouve dans la cour de la maison sise aux numéros 37 et 39 de la rue du Pont-des-Morts. La rue de Ladoucette perpétue la mémoire du baron Charles de Ladoucette, sénateur. représentant à l'Assemblée législative, mort à Paris le 11 décembre 1869, à l'âge de soixante ans. Charles de Ladoucette mérita la reconnaissance de la ville. II légua plusieurs immeubles dont le revenu devait servir à la distribution annuelle, par l'Académie de Metz. de prix d'encouragement à la vertu. Deux de ces immeubles portent les numéros 20 et 22 de la rue.
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La rue Ladoucette fut établie le 26 février 1870 par la réunion de deux anciennes artères: la rue du Plat d'Étain (de la Fournirue à la Place Saint-Jacques) et la rue de la Fontaine Saint-Jacques (de la Place-Saint Jacques à la rue Serpenoise). La rue de Ladoucette perpétue la mémoire du baron Charles de Ladoucette, sénateur et représentant à l'Assemblée législative, mort à Paris le 11 décembre 1869.
En place de l'actuelle entrée de la rue du Petit Paris se trouvait autrefois la monumentale fontaine Saint-Jacques datant de 1498. A l'origine elle se trouvait sur la place du même nom, elle fut démolie en 1730, puis réédifié vers 1759 à l’angle des rues de Ladoucette et du Petit Paris. La grande statue représentant l’apôtre Saint-Jacques sera détruite à la Révolution. Elle sera ensuite démontée et transférée 37-39 rue du Pont des Morts dans l'ancienne propriété Baudinet en 1903.
A l'arrière de la fontaine se trouvait la collégiale de Saint-Sauveur du XVème.

LANCIEU (rue du)
De la rue Serpenoise à la rue Dupont-des-Loges.
Ce nom ne viendrait-il pas de lincieulx (draps de lit) ? interroge Chabert. Durant l'annexion, le traducteur allemand ne s'embarrassa aucunement du point d'interrogation et donna sans hésitation à la rue le nom de Tuchstrasse (rue du Drap). Edouard Sauer propose, pour cette ancienne ruelle, l'étymologie suivante :
Elle appartenait probablement, avant 1420, à la famille Moierier dite Lansuelx, qui demeurait en Chappellerue. On doit admettre dit Sauer que dans les nombreux combats livrés sur notre sol à l'époque dont nous parlons, le sieur Moierier, armé d'une lance, s'étant fait remarquer par son courage, fut surnommé le Lancier. Mais, selon le langage messin, pour distinguer le sieur Moierier des autres membres de sa famille, on le désigna par ces mots: Ço Moierier le Lansuelx, c'est-à-dire : c'est Moierier le Lancier ». Les scribes se laissèrent aller à la plus libre fantaisie en écrivant ce surnom de Lansuelx. Entre 1420 et 1779, ils l'orthographièrent ainsi : Lansuelx, Lanseulx, Lanssair, Lusuel, Lanseult, Lansieult, Lancieuls, Lansieulx, Lanserix, Lancieu, et Lansieux.
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LASALLE (rue)
De la place Saint-Martin à celle de Saint-Nicolas.
Il existait là, anciennement, une étroite ruelle appelée rue Saint-Symphorien, où se trouvait l'abbaye bénédictine de ce nom. De 1811 à 1813, d'importants travaux transformèrent la ruelle Saint-Symphorien en une belle et large voie. L'arrêté municipal du 29 avril 1813, sous l'administration du baron Marchant, maire de Metz, donna à la nouvelle artère le nom de rue Lasalle. Antoine-Charles-Louis de Lasalle, né le 10 mai 1775 dans l'hôtel de Gournay. rue du Grand-Cerf, devint un des plus brillants généraux de l'Empire. II mourut à Wagram, le 6 juillet 1809, alors qu'il commandait une charge.
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LEGOUEST (hôpital militaire)
Hôpital d'instruction des armées Legouest ou H.I.A. Legouest. A l’origine l’hôpital militaire d’instruction se trouvait au Fort Moselle. Une plaque commémorative apposée en 1961 sur le bâtiment en témoigne : "Ce bâtiment édifié en 1732 aux frais du roi par Louis de Cormontaigne a servi d'hôpital amphithéâtre d'instruction et de perfectionnement des officiers du corps de santé militaire. Il a fourni en particulier aux Armées du 1er Empire 700 chirurgiens dont les deux tiers succombèrent sur les champs de bataille. Il cessa ses fonctions d'enseignement le 1 mai 1850 mais resta jusqu'en 1912 hôpital de garnison de Metz". L’hôpital militaire le remplaçant aujourd’hui avenue de Strasbourg a été bâti lors l’annexion allemande en 1912. Il a été construit au niveau du bastion de défense le fort Gisors aux abords des plaines de la ville, démantelé lors de l’agrandissement de la cité durant l’annexion allemande fin du XIXe. Son nom, Legouest, est un hommage à un chirurgien militaire d'origine messine, professeur agrégé et membre de l'académie de Médecine. L'hôpital Legouest comme tous les hôpitaux militaires, est un hôpital de service public pour civils et militaires. En tant qu’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA), il exerce également des activités d’enseignement pour les médecins et les personnels paramédicaux.

LIÈVRE (place au)
A l'endroit où les rues Gisors et Saint-Eucaire débouchent dans la rue des Allemands, il existe une petite place qui porte le nom de place au Lièvre. Elle figurait déjà sur un plan de 1784. Elle tire son nom d'une grande maison, probablement une ancienne hôtellerie, dite la Maison au Lièvre, située derrière le choeur de l'églisedes pères Minimes. Un entrepreneur en bâtiments l'acquit, le 6 avril 1737, pour la démolir dans le courant de la même année.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

LORRAINE (rue de)
Dans le quartier de Queuleu. Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris…). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

MABILLE (rue)
De la rue de l'Epaisse-Muraille à celle de Saint-Eucaire.
Elle rappelle vraisemblablement le nom d'un particulier. Un acte de 1269 mentionne en effet l'existence à Metz d'une famille Mabille. En 1893, la démolition de deux immeubles, du côté de Saint-Eucaire, permit un important élargissement de la rue.
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MAGASIN-AUX-VIVRES (rue du)
Dans le quartier du Fort-Moselle. Elle va du quai Richepance à la place Cormontaigne.
Sa dénomination actuelle date du 13 novembre 1846. Elle la tient d'un vaste bâtiment construit en 1782, servant de dépôt devivres aux troupes de la garnison, et qui occupait tout un côté de la rue.
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MAGASIN AUX VIVRES (ancien)
De nos jours le bâtiment héberge un hôtel de luxe et un restaurant étoilé. En 1556, Henri II, alors roi de France, décide de raser le quartier le plus riche de la ville afin d’accroître la protection de la cité en y construisant la Citadelle. Seul furent conservées la chapelle des templiers et l'église de Saint-Pierre aux Nonnains. La citadelle connut à son tour le même sort et fut détruite pendant la Révolution. Le magasin aux vivres est le dernier vestige de la Citadelle, il fut construit pour le stockage des aliments. Les escaliers construits à chaque extrémité du bâtiment datent du XVIe siècle.
À côté, l'Arsenal, de nos jours une salle de concert. Ancien bâtiment militaire appelé Arsenal Ney construit après la Citadelle, sous les ordres de Napoléon III entre 1860 et 1864. A l'origine composé de quatre bâtiments en rectangles, l'aile ouest est démolie en 1986. Trois ans plus tard a lieu l'inauguration de la nouvelle salle de spectacle.

MANDELLA (place Nelson)
Dénommée en 1793 place du Pont de l'Isles, elle devint ensuite Place du Saulcy. Saulcy puisque le lieu était une saussaie écrit l’historien Chabert : "A une époque très ancienne, la Moselle fut arrêtée dans son cours en avant des murs de Metz et détournée de sa direction rectiligne par une forme de digue submersible (actuelle Digue de la Pucelle) et de nombreuses levées de terre plantées de saules".
La place est renommée Place Nelson Mandela, en hommage à cet ancien premier président sud-africain noir. Après avoir passé des années en prison, il restera le symbole de la lutte contre discrimination raciale. Il est décèdé le jeudi 5 décembre 2013. L’inauguration de la place le 11 février 2014 est une date symbolique puisque c’est ce jour où Nelson Mandela fut libéré en 1990.

MARCHANT (rue)
De la place des Maréchaux au boulevard Paixhans.
La rue Marchant doit son nom actuel à l'arrêté municipal du 9 février 1835, et consacre la mémoire du baron Nicolas-Damas Marchant (1767-1833), maire de Metz du 1°' novembre 1805 au 7 février 1816, sauf une courte interruption. Il habita la maison numéro 11, qui appartenait déjà à ses parents. Auparavant, la rue portait le nom de rue des Grands-Carmes. Les Grands Carmes s'étaient établis à Metz en 1255, avec l'autorisation du roi Saint-Louis. Puis ils se fixèrent dans la partie basse de la rue en Aiest où, en 1275, ils jetèrent les fondements de la magnifique église dont la construction ne fut achevée qu'en 1415. La Révolution dispersa les Grands Carmes. Des vestiges de l'église subsistent à l'angle de la rue Marchant et du boulevard Paixhans. « La voie qu'on appelait en Aiest écrit Edouard Sauer dans La Croix de Lorraine avait son entrée en haut de la rue Taison, suivait la rue des Trinitaires actuelle, la petite place des Maréchaux, entrait dans la rue des Grands-Carmes et aboutissait au grand Meize ou grand Jardin, vaste terrain qui fut transformé, en 1552, lors du siège de Metz, en un camp retranché appelé retranchement de Guise.
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Le nom actuel de la rue évoque le souvenir du baron Nicolas-Damas Marchant, né le 11 Décembre 1767 à Pierrepont en Meurthe et Moselle, officier de la légion d'honneur, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, médecin militaire et ancien maire de Metz (1805-1816). Il habitera la maison familiale au numéro 11 de la rue. Nicolas-Damas Marchant décède le 1er Juillet 1833 à Metz.
Au départ du boulevard Paixhans, en montant vers l'église Sainte-Ségolène, sur la droite, les vestiges d'une église qui passait pour un chef-d'oeuvre de l'architecture du Moyen-Âge. Ses arceaux gothiques surgissent encore à l'angle de la rue Marchant et du boulevard Paixhans, il s’agit de l'ancienne église et couvent des Grands-Carmes (ne pas confondre avec l’ancienne église des Petits-Carmes, actuellement une partie du musée de la Cour d'Or). L'édifice originel semble daté du XIIe siècle, puis rénové et transformé fin du XIVe siècle sur des plans de Pierre Perrat, qui fut l'un des architectes de la cathédrale de Metz. La Révolution dispersa les Grands Carmes installée depuis 1255 dans la ville. L'édifice sera arasé en 1818.

MARÉCHAL (quai Félix)
Dénommé Quai Saint Pierre en 1561, année où les religieuses du monastère de Saint Pierre, évincées de leur couvent par la construction de la Citadelle, rejoignirent la commanderie de Saint Antoine. D’après certains documents, l’ouvrage portait aussi les appellations de Quai de la Moselle et Quai des Moulins. Enfin, en 1871, il prit le nom de Quai Félix Maréchal en souvenir du maire de Metz, ancien docteur en médecine, décédé au cours de l’année. A cet endroit se tenait, avant la dernière guerre, le marché aux puces et à la ferraille. Ce qui valut parfois à ce lieu le nom de Quai de la Ferraille.

MARÉCHAUX (place des) Saint-Georges.
Elle devait son nom à la corporation des maréchaux.
Comme tous les lèvres et autres artisans travaillant les métaux, les maréchaux choisirent saint Eloi comme patron. D'où probablement, la chapelle Saint-Eloi dans l'ancienne église Saint-Ferroy.
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MAURICE-BARRÈS (rue)
De la rue Lasalle à la rue Châtillon.
Anciennement, elle avait nom rue des Prisons Militaires. Ces bâtiments furent édifiés de 1739 à 1742 sur l'emplacement des vieux remparts, à côté des prisons civiles appelées prisons royales. Au début du XVIII siècle, la partie de la rue proche de l'église Saint-Martin formait une ruelle tortueuse et malpropre appelée Cul-de-Sac de Chaude-Ruelle ou de Chandellerue, ou encore Petite rue Saint- Martin, rue Derrière Saint-Symphorlen et ruelle du Pré. Elle menait à la chapelle du Pré détruite lors du siège de 1552. La rue reçut en 1924 le nom de rue Maurice-Barrès pour honorer la mémoire du grand écrivain lorrain, membre de l'Académie française, né à Charmes en 1862 et mort à Paris en 1923.
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MAZELLE (place)
Entre le boulevard André-Maginot, les rues Haute-Seille et d'Asfeld, et l'avenue Jean-XXIII.
Pour l'origine du nom, reportons-nous à la notice sur la rue Mazelle.
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MAZELLE (rue)
De la place des Paraiges à la place Mazelle.
Dès l'époque gallo-romaine, ce secteur de la ville revêtait déjà une certaine importance. Des fouilles, exécutées en 1858 pour la pose d'une conduite d'eau, exhumèrent, à deux mètres cinquante de profondeur et sur une longueur d'environ trois cents mètres, un tronçon de route romaine. Il s'agissait probablement de la tête de la voie qui partait de la porte de Seille pour se diriger vers Argentoratum (Strasbourg). Depuis la maison numéro 37 jusqu'au numéro 6 écrit Charles Abel dans un rapport à la Société d'Histoire et d'Archéologie nous avons remarqué une rue romaine très apparente, présentant trois couches bien caractérisées... ,>.
Les fouilles permirent de découvrir quantité de vestiges et d'objets divers. Nous empruntons au rapport cité plus haut, paru dans L'Austrasie de juin 1858, les passages suivants : « Lors des premières exfoliations, nous avons pu constater que la pioche venait de déterrer six grosses colonnes en pierre grisâtres présentant 0,55 m de diamètre. Le piédestal était un cube taillé dans la même roche que le fût et présentait 0,76 m de face sur 0,65 m de côté. L'entrecolonnement était de cinq mètres. Ces colonnes étaient placées suivant une ligne droite faisant un angle de 45 degrés avec la rue actuelle, à partir de la maison numéro 35. Les fragments de ces fûts de colonnes étaient d'inégale grandeur. Le plus grand tronçon portait 0,90 m, le plus petit 0,44 m. La contre-partie de ces colonnes gisait à côté du piédestal, ensevelie dans une couche de débris de tuiles entremêlés de poteries et monnaies romaines... « Plus avant, vers la place du Pont-Sailly poursuit Charles Abel à la hauteur de la maison numérotée 10, des débris d'autres colonnes nous sont apparus à 1,95 m de profondeur. Elles avaient 0,60 m de diamètre. Assises sur un piédestal, comme les précédentes, leur base était sculptée et présentait des moulures qui semblaient usées par le frottement de roues. Elles étaient au nombre de quatre, l'entrecolonnement n'était pas régulier. Il reste à déterminer quelle était la destination de l'édifice dont faisait partie cette colonnade. Remarquant le défaut de tore, de sculptures à la base, et l'absence de chapitaux et de frises, et le grand nombre de tuiles, nous avons pensé que cette disposition de la construction répondait à celle d'une halle, d'un marché. Une fois cette hypothèse admise, nous l'avons corroborée de la présence des ossements d'animaux, ce qui dénote une boucherie ou un marché à viande. « Or, un marché aux viandes s'appelait en latin macellum. La colonne rostrale, élevée à Rome en l'honneur du consul Caius Diullius, l'an de Rome 493, portait une inscription où se trouvait déjà le mot macellum. Le marché aux viandes de Rome fut construit sous Néron, et à cette occasion fut frappée une médaille qui en donne la configuration. C'était un bâtiment précédé d'une colonnade, tout comme a dû l'être l'édifice messin de la rue Mazelle, colonnade qui faisait, en cas de pluie, l'office de nos arcades de la place Saint-Louis.
Le macellum de Néron, dit Montfaucon, s'appelle encore aujourd'hui, à Rome, macello, et, en certains pays de France, mazel : c'est une boucherie. La rue Mazelle conclut Charles Abel semble donc devoir son nom à un ancien marché élevé sous les Romains, détruit par les barbares, et dont les ruines ont été pendant des siècles converties en terrains vignobles pour redevenir ensuite un lieu d'habitation La copie d'un acte d'aman de la fin du Xlll° siècle cite le nom de porte Mezels. En date du 14 mai 1474, un nommé Trainel, messager de la cité, logeant en la rue Mezelle, se voit gratifier de 60 livres pour bons et loyaux services. Un ban de tréfonds de 1478 constate que la rue Mezel, dans son parcours entre l'église Saint-Maximin et l'actuelle place Mazelle, est nommée bourg, ensuite quartier de Saint-Mamin. Or. Mezels ou Omezels signifiait lépreux. D'où la thèse de certains érudits qui font dériver Mazelle de lépreux. Ils avancent, pour étayer leur opinion, l'ancienne existence d'une léproserie Outre-Seille. II se peut cependant que du fait de cette ladrerie dont l'existence est fort contestée à cet endroit et pendant une certaine période, le nom de Mazelle se soit transformé momentanément en celui de Mezels. Mais Mezel peut aussi n'être qu'une déviation orthographique de Maizelle, dénomination que nous retrouvons dans de nombreux écrits.
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Vue à l'angle de la place des Charrons. Des fouilles pour la pose d’une conduite d’eau en 1858 révélèrent la présence d’une voie Romaine à cet endroit. On y trouva aussi bons nombres d’objets d’époque. La rue Mazelle semble devoir son nom à un ancien marché élevé sous les Romains, détruit par les barbares, et dont les ruines ont été pendant des siècles converties en terrains vignobles pour redevenir ensuite un lieu d'habitation. Mais le nom Mazelle prête encore à équivoque, Macellum (marché) pour certains et Mozels (lépreux) pour d’autres.

MEXICO (rue de)
De la rue du Champé à la rue des Tanneurs.
En 1666, on lui donna le nom de rue de Mexico, en souvenir de l'entrée des troupes françaises à Mexico, en 1863.
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MICHEL-PRAILLON (rue)
De la rue du Pontiffroy à celle de la Caserne. Actuellement disparue.
Elle s'appelait primitivement rue Bralllon. Ce nom est-il synonyme de bruit ? demande Chabert. C'était en tout cas l'avis des propriétaires du lieu qui, le 23 septembre 1844, au nombre de vingt, signèrent une pétition demandant le changement de cette dénomination. Ils prétendaient que ce nom, qui semble dériver du mot brailler, est loin d'être en rapport avec les habitudes paisibles des habitants de cette rue ; Il serait donc convenable de le remplacer par un autre, qui aurait une signification mieux déterminée. (Jean-Julien Barbé).
Et de prier l'administration de donner à cette ruelle le nom de Montpensier, en souvenir du passage à Metz de ce prince. En 1868, la commission municipale proposait de lui attribuer celui du Maréchal Molitor. Le nom de rue du Braillon se trouve sur un document de 1675. Au cours du XVIIè siècle, nombre d'actes mentionnent la rue Braillon. Par quoi remplacer ce mot mal sonnant ? La chance voulut qu'un certain Michel Praillon, issu d'une ancienne famille messine, devint maître échevin en 1554. De Braillon à Praillon, il n'y avait qu'un pas qui fut vite franchi, donnant ainsi satisfaction à tout le monde.
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MINIMES (rue des)
De la rue des Allemands à celle du Petit-Champé.
Son nom lui vient du couvent des Minimes. En 1602, le cardinal de Guise envoya à Metz des religieux Minimes ou frères hermites du frère François de Paul, et leur donna une maison sise près de la citadelle. Le roi Henri IV les confirma par lettres patentes en 1604. La même année, les religieux échangèrent leur immeuble contre l'hôtel de Charles du Marteau, seigneur de Mardigny, dans la rue des Allemands. Le couvent couvrit bientôt un vaste espace compris entre cette dernière rue et celle du petit Champé. II arrivait assez près de l'emplacement de la rue Gisors, ouverte en 1736. Les Minimes édifièrent une église, consacrée en 1640 et démolie en 1811. Six maisons, les numéros 70 à 80 de la rue des Allemands occupent son emplacement. Les caves du numéro 74 conservent des vestiges de la crypte, avec des piliers ronds à chapiteaux grossièrement taillés. Le couvent, où fleurissaient les sciences, fut supprimé à la Révolution.
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MIXTE (pont)
Le pont Mixte, à Metz-Nord, dans le prolongement de la rue du Fort Gambetta. Il permettait à la ligne de chemin de fer Metz-Thionville édifiée en 1908 de traversée la Moselle. Il est détruit lors du deuxième conflit mondial. Le tablier écroulé côté Woippy ne sera pas rétabli dans l’esprit du pont ancien, une construction nouvelle en fer fait aujourd’hui la jonction avec la partie en pierre. A sa reconstruction son élargissement permettra également aux voitures d’y circuler. On remarque aisément cet élargissement côté sud du pont, partie où passe la voie de chemin de fer. Les piles du pont sont désormais différentes dans leur architecture. De même pour l’ensemble du tablier, il est longitudinal, en béton, tandis que l’autre côté est resté en pierre avec ses arcades (sauf la partie démolie).

MONDON (place Raymond)
Avant 1900 les remparts et fossés protégeant Metz se situaient à cet endroit. Les allemands, après l’annexion de Metz, décide d’établir à cet emplacement un quartier impérial. Cette place devait symboliser le pouvoir allemand avec le pouvoir financier, représenté par la Banque impérial, le pouvoir de l’industrie et du commerce, avec la Chambre des métiers, le pouvoir militaire, avec la caserne Prince-Frédéric-Charles et le pouvoir religieux, qui lui ne sera jamais représenté, la Première Guerre Mondiale empêchant la construction de l’église. Elle aurait due occuper le pâté de maisons face à l’ancienne gare place du Roi George.
Nommée un temps place Déroulède, l’actuelle dénomination de la place perpétue le souvenir de Raymond Mondon maire de la ville de Metz de 1947 à 1970.
Au centre de cette place, début 1900, trônait autrefois la statue de Frédéric III, le deuxième empereur allemand. Son père, roi de Prusse, fut proclamé premier empereur d’Allemagne dans la galerie des Glaces du château de Versailles après la défaite Française en 1871. La statue de Fréderic III fut érigée par son fils qui devint troisième empereur d’Allemagne, Guillaume II.
Anecdote datée du 7 juin 1867. Lors de l'Exposition universelle à Paris, un dîner prestigieux eut lieu dans le grand restaurant parisien La Tour d’Argent, nommé à cette époque Le Café Anglais. Ce repas réunissait le tsar Alexandre II, l’héritier au trône Alexandre III, le prince Otto Von Bismarck et le roi de Prusse Guillaume Ier. Le dressage de cette table existe toujours ; assiettes, verres, couverts d’époques, et même le menu, le tout est préservé sous une cloche de verre au restaurant de la Tour d’Argent et a pour nom le dîner des trois empereurs.
Place Alexandre Monpeurt
Place de l’église dans le quartier de Magny.

MONNAIE (rue de la)
De la place Saint-Simplice à la rue de l'Abreuvoir.
Elle s'appelait primitivement rue Derrière-Saint-Simplice. Le premier atelier monétaire messin se trouvait dans la rue des Murs. Le 1er janvier 1435, la cité le transféra dans une vaste maison de la petite rue Derrière-Saint-Simplice. Ce nouvel hôtel de la monnaie donna son nom à la rue. II fonctionna jusqu'en 1793. En 1804, la ville céda les bâtiments au bureau de bienfaisance qui les revendit en 1810 à des particuliers. En 1905, la municipalité les racheta pour les démolir (en 1906-1909). Elle éleva à son emplacement une école, ouverte en 1911.
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MONNAIE (ancien de la)
Restauré, l’Hôtel de la Monnaie se trouve non loin de ce qui était La Place du Change, l’actuelle Place Saint Louis. Grande cité marchande au Moyen Age, la ville de Metz eut le droit de frapper sa monnaie. Construit en 1435, il fut ravagé par un incendie en 1654. Reconstruit, les dernières monnaies municipales y furent fabriquées jusqu’en 1661. Le Parlement de Metz décida en 1662 la suppression du monnayage municipal et abandonna au Roi ses privilèges de droit régalien de fabrication des espèces. Malgré l’édit du 22 juillet 1679 de démonétiser les monnaies municipales de Metz, elles continuèrent encore de circuler pendant plus de cinquante ans. L'Hôtel de la Monnaie de Metz fut désaffecté, revendu mainte fois et, en 1904, étant devenue un taudis insalubre occupé par plus d’une centaine habitants, des travaux de démolition commencèrent. En fait l'ensemble ne fut pas totalement détruit, il subsiste des vestiges du bâtiment original et en particulier l'escalier dans sa tourelle polygonale ainsi que la balustrade aujourd'hui classés Monuments Historiques. On construisit à la place, entre 1909 et 1911, la "Münzschule", comportant 2 écoles élémentaires jumelles pour garçons et filles. Les bâtiments subsistant aujourd’hui abritent toujours une école.
La traçabilité des monnaies aident le numismate à la cotation de ces dernières. AA = Metz.

MONTIGNY-LÈS-METZ
C'est à Montigny-lès-Metz que l'on trouve le magnifique Jardin Botanique. Édifié en 1719 il était alors le parc d'une résidence d'été prestigieuse, le Pavillon Frescatelly, édifié pour Philippe d'Aubertin de Bionville, Maître échevin de Metz
Après avoir appartenu à plusieurs notables, il est racheté par la ville de Metz en 1866. Le parc de plus 4 hectares est transformé en jardin paysager. Un jardin botanique existe bien déjà à Metz à cette époque, il se trouve rue du Tombois, dans le couvent des Capucins. Il va alors être transféré à son endroit actuel.
De nos jours on peut y découvrir la roseraie et son jardin à la française, se balader dans les jardins à l’anglaise, son arboretum, ses bassins et sculptures dont une œuvre du sculpteur messin Christophe Fratin, grand sculpteur animalier français du XIXème, représentant des aigles attaquant un cerf. Édifié dans un premier temps sur l’esplanade, l’ouvrage sera déménagé au jardin en 1890.
Et souvenir trop souvent oublié, la ville de Metz a organisé l’Exposition Universelle au XIXe siècle. Après Londres en 1851, New York en 1853 et Paris en 1855, Metz devenait en 1861 la quatrième ville à accueillir l’Exposition Universelle. Et un des rares témoins visibles encore de nos jours de cette Exposition Universelle est la serre utilisée dans le pavillon où l’on présenta l’horticulture à l’Esplanade, cette œuvre du ferronnier messin Dominique Pantz sera déplacée en 1886 dans l’actuel Jardin Botanique.
La Rue de Pont-à-Mousson, grand axe à la sortie de la ville, au XIXe elle faisait partie du chemin des courriers postaux, nommée Route Nationale 57. Crée en 1824 elle succède à la Route Impériale 76. Le tronçon ne cessera de grandir, d’abord Metz Epinal, puis jusqu’à Besançon vers 1887 pour aujourd’hui arriver à Ballaigues en Suisse.
En 1850 Metz était relié à Nancy par chemin de fer. Cette ligne passait sur un pont situé rue de Pont à Mousson jusqu’à l’actuelle Place du Roi Georges ou se trouvait l’ancienne gare de Metz. Une deuxième ligne vit le jour en 1854, la ligne pour Thionville, longeant celle de Nancy sur une partie et passant également au-dessus de la rue de Pont à Mousson, un deuxième pont fut construit. Cette ligne sera affectée au trafic des marchandises lors de la construction de la nouvelle gare de Metz. Le pont en pierre sera détruit pendant les bombardements de 44 et le second, le pont métallique, déplacé en 2002. Seul témoins sur place aujourd’hui, les renforts en pierres de chaque côté de la rue ainsi que le pont métallique déplacé sur le côté du talus dans les ronces. Un troisième pont sera construit, quelques mètres plus loin, celui utilisé aujourd’hui.
Jadis les terrains étaient hors des enceintes de la ville, et c’est à proximité de l'ancien hôpital Bon-secours que se trouvait l’Abbaye Saint-Arnould. Les Allemands, avant 1914, avaient prévu d'urbaniser ce quartier. Ils eurent le temps d'édifier quelques grands bâtiments publics dont le lycée Georges de la Tour, le lycée Louis Vincent, l’hôpital Bon-secours, mais peu d'immeubles d'habitation. La guerre arrêta les projets. Dans cette extension de l’urbanisation, entre les deux guerres, il fut décidé de la création d'une nouvelle paroisse. C’est en 1929 que la chapelle provisoire sera bâtie. Dessinée par l'architecte Dedun, elle fut inaugurée le 30 mars 1930. L'évêque décida de la dédier à Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Elle sera en service jusqu’en 1954. La raison pour laquelle on peu trouver des clichés avec les deux églises. On y trouvera en lieu et place le Ciné 35, puis vers 1969 le cinéma Pax et La boîte à films, petite salle attenante, arasé en 1989 pour laisser place à une crèche, l’école primaire et maternelle Sainte-Thérèse. Certains se souviendront peut-être à coté, angle XXème Corps et Ch. Pêtre, deux classes en "préfabriqué" d'alors, de couleur jaunâtre. Il faudra attendre 1938 pour que débutent les travaux de l’église actuelle. Interrompus par la Seconde Guerre Mondiale, les allemands hostiles à son esthétique, projetèrent même de démolir les fondations déjà entamées. Les travaux reprirent en 1950 pour s’achever en 1954. En 1963 s’élèvera à 70 mètres le grand bâton de pèlerin. Le Temple sera construit en 1892 et l'église Saint-Joseph en 1903.

MONUMENT AUX MORTS
Commémoration de l’Alsace et la Moselle rendues à la France en 1918, cette œuvre sculptée par Niclausse en 1935, a pour inscription «Aux enfants de Metz morts victimes de la guerre». Paul François Niclausse, sculpteur, est né à Metz en 1879, il décédera à Paris en 1958. Cette œuvre monumentale, de style Art déco, représente la mère du combattant tenant dans ses bras son fils, gisant nu (interprétation de la Pietà ou Vierge de Pitié). Au-dessus de l’œuvre trois hauts-reliefs. À chaque extrémité des Poilus, libérateurs de la ville, et au centre des victimes civiles de la guerre.
En 1940, quand les allemands reprennent la ville de Metz, ils suppriment les hauts-reliefs et son inscription en cassant tout simplement la partie haute du monument. Le monument défiguré peut ainsi convenir à leurs morts. De nos jours c’est sous cette forme que le monument existe, Square Galliéni à Metz.

MOYEN-PONT (rue du)
De la rue Sainte-Marie au Moyen-Pont.
Le Moyen-Pont enjambe l'ancien bras navigable de la Moselle, que bordait la première enceinte de défense. II connut plusieurs noms successifs :
premier pont des Morts
pont des Barres (grilles)
haut pont des Barres, pour le distinguer du bas pont des Barres ou pont des Basses-Grilles
pont des Pucelles, du nom d'un monastère voisin de bénédictines
pont du District en 1793
pont des Hautes-Grilles
moyen pont des Morts
et enfin, par abréviation, Moyen-Pont.
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MOYEN-PONT (pont)
La dénomination complète du Moyen Pont est Moyen Pont des Morts. Il se situe dans le prolongement du Grand Pont des Morts. L’appellation Pont des Morts est liée à l’hôpital Saint-Nicolas chargé au XIIIe siècle de sa reconstruction en pierre et de son entretien. En échange l’établissement hospitalier percevait par une ordonnance de 1282 un curieux impôt provenant de la revente du meilleur vêtement de chaque mort de Metz. Cette explication est contestée. Certains prétendent que le préalable pont en bois portait déjà le même nom. C‘est du Pont des Morts que les criminels condamnés à la noyade étaient précipités dans la Moselle.
Construit entre 1282 et 1313, il est transformé en 1336, puis en partie détruit en 1862 pour être par la suite entièrement restauré et élargi. Les trois premières arches sont reconstruites après leur complète destruction par les bombardements. Pont fortifié, on découvre encore sous sa première arche une ouverture qui permettait de faire descendre les grilles et de bloquer ainsi l'accès de la ville par la rivière. A l'extrémité du Moyen Pont, le passant peut encore voir le sous bassement de la tour crénelée du XVe siècle qui n‘existe plus de nos jours. Le Moyen Pont était à l’origine protégé par un château bâti vers le IXe siècle, restauré au XVe puis démoli vers 1740. Dans la partie basse de la tour se trouvait, au XVIIIe siècle, une fabrique de fil de fer, une scierie et au siècle dernier des bains publics. Suite à l’effondrement d’une partie des murs, l’édifice fut arasé en 1934.

MÜNCHENER-BÜRGER-BRÄU (ancien)
A l’angle de l'avenue Schumann et de la rue du Coëtlosquet se trouvait le Münchener Bürger-Bräu, un restaurant avec sa verrière et un magnifique jardin intérieur. Après la première guerre mondiale il prendra le nom de La Grande Taverne Lorraine.
Aucun bâtiment de l'époque ne subsiste de nos jours, la Maison des associations et des commerces ont pris place dans un nouvel édifice à briques rouges.

MULLER (anciens cycles)
Les Cycles Muller étaient installés En Fournirue.

MURS (rue des)
De Fournirue à la rue de la Glacière.
A la fin du IIIè siècle, devant le danger de nouvelles invasions barbares, les habitants de Divodurum élevèrent hâtivement des fortifications autour de la ville. Pour l'édification rapide de cette enceinte, ils employèrent des matériaux prélevés aux monuments et aux riches villas de la périphérie. On a retrouvé ainsi, à la base des murailles, de nombreux débris de sculptures gallo-romaines qui enrichissent aujourd'hui les galeries lapidaires de notre musée. Nous connaissons à peu près l'emplacement de cette première enceinte. Des traces en subsistent en plusieurs endroits de notre cité. Les travaux du nouvel îlot Saint-Jacques mirent à jour une magnifique partie de soubassement entre la rue du Change et la partie démolie de la rue de la Chèvre, vers le bas de Fournirue. Composée de pierres sculptées, pour la plupart des stèles tombales, elle a été démontée et transportée au musée.
La rue des murs est construite sur les substructions de ces murailles et conserve leur souvenir. On disait jadis rue sur les Murs. En 1513, trois ou quatre maisons s'écroulèrent dans la rue des murs lesquelles estoient faictes et fondées dessus le viez mur de la vieille cité, pourquoi ladite rue ce appel dessus le mur, et l'on découvrit à leur base plusieurs sculptures et inscriptions romaines. Et ce fut alors veu, écrit Philippe de Vigneulles, que par dessoubz les aultre maison, sont ainssy que ce contenait la dite vieille muraille ez cloeson de la vieille cité ez tout du loing, sont en réponse perreille ymaige et figure de diverse sorte.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

NANCY (avenue de)
Autrefois la Citadelle du XVIe protégeant la cité au niveau de l'actuel palais du Gouverneur ne permettait pas de sortir de la ville à cet endroit. Les chemins nommés Route de Nancy à Metz permettaient de contourner la Citadelle en longeant le canal de la Moselle, ou de passer par l'ancienne Porte Saint-Thiébault, et se rejoignaient au niveau de l'ancienne Lunette d'Arçon.
En 1852 la seconde Porte Serpenoise (la première, formée d'une rotonde fut détruite en 1561) permettait une nouvelle sortie de la cité.
Début du XXe siècle l'expansion de la ville amène aux remblais des fossés et à la destruction des portes et remparts. La démolition d'un des bâtiments de la Bayern Kaserne (Caserne Barbot, faisant parti d'un ensemble de casernes appelées Prinz-Friedrich-Karl Kaserne construite en 1890) permit le percement de l'avenue de Nancy. En 1952 une portion de l'avenue prit le nom de avenue de Lattre de Tassigny.

NEUFBOURG (rue du)
De la place Saint-Nicolas à la place Saint-Thiébault.
Elle tient son nom du bourg qui se trouva enclavé dans la cité, au XIIIè siècle, lors de la construction de la seconde enceinte.
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Depuis la place Saint-Nicolas jusqu’à la place Saint-Thiébault. La rue du Neufbourg tient son nom du bourg qui se trouva enclavé dans la cité, au XIIIe siècle, lors de la construction de la seconde enceinte protégeant Metz. Auparavant cette partie de Metz n’était que terrain et vergers (cerisaies près de la place Saint-Nicolas) et elle se trouvait au dehors de l’ancienne enceinte de la ville.

NEXIRUE (en)
De la rue du Palais à la rue Poncelet.
Le manuscrit numéro 104 de la bibliothèque municipale donne ainsi l'explication de ce nom curieux : Le nom de Nexirue est un nom dérivé du mot latin Nexere ou Nexare, qui signifie faire mourir ou donner la mort. Entre cette rue et celle des Clercs existait jadis une petite place où se faisaient les exécutions criminelles. Un acte de 1578 cite une place en Nexirue derrière le palais (ancien palais de justice). Cette place, dit Sauer, était incontestablement l'endroit occupé aujourd'hui par l'immeuble numéro 26 de la rue du Palais. La chronique rimée de la ville de Metz, parue en 1697, donne le renseignement suivant :
Nexerue estait un lieu propice
A faire le criminel office.
Ecartons, sans nous y arrêter, l'hypothèse d'un savant allemand selon lequel le nom de Nexirue viendrait d'un certain Nicetius, évêque de Trèves. Sauer cite différentes orthographes du nom :
en 1220 et en 1446 Neccirue
en 1221 Nequinrue
en 1246 Neckesirue
en 1258 Naikesierue
en 1271 Nexecerie
en 1301 Niquisairue et Nikisierue
en 1302 Nikesierue
en 1360 Neikeclerue
en 1430 Acquecerue
en 1437 et en 1522 Eccerue
en 1463 Aieccerue
en 1486 Naequecerue
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NEY (avenue)
De la rue des Clercs à l'avenue De Lattre de Tassigny.
Elle s'appelait auparavant avenue de la Citadelle. En 1904, lors de la démolition de la Citadelle, elle fut prolongée jusqu'à l'avenue de Nancy, c'est-à-dire jusqu'à l'actuelle avenue De Lattre de Tassigny. Elle porte le nom d'avenue Ney, parce que s'y dresse en bonne place, devant l'Esplanade, la statue du maréchal Ney, oeuvre capitale du sculpteur Charles Pêtre, inaugurée le 15 août 1860, sous la présidence du maréchal Canrobert.
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NEY (caserne)
Ancienne caserne du génie, de nos jours la caserne Ney. En 1556, Henri II, alors roi de France, décide de raser le quartier le plus riche de la ville afin d’accroître la protection de la cité en y construisant la Citadelle. Seules furent conservées la chapelle des templiers et l'église de Saint-Pierre aux Nonnains. La citadelle connut à son tour le même sort pendant la Révolution. La destruction de celle-ci de 1790 à 1816 laissa des terrains libres que l'armée revendiqua, et, par ordonnance du roi en 1831, remis au Génie.
En 1832, les autorités militaires prirent la décision d'y édifier une caserne devant permettre de loger un régiment du Génie de deux bataillons. Les travaux débutent en décembre 1833. Les bâtiments (à l'exception de celui du fond avec une toiture à double pente) furent construits à l'origine avec des toits en terrasse mettant l'édifice à l'épreuve des projectiles de l'époque. Les combles et la toiture actuels ont été rajoutés en 1911 par les Allemands.
Les deux pavillons de garde situés à l'entrée furent édifiés en 1844. Ornés de bas-reliefs, symbole du Génie représentant la cuirasse et le casque "pot en tête" imposés par Vauban à ses ingénieurs pour diminuer les pertes durant les guerres de siège. Ils ont été dessinés par les frères Husson puis sculptés par le messin Gustave Hennequin entre 1852 et 1854.

NEY (statue du maréchal)
Sur l'Esplanade. Le maréchal Ney, prince d’empire sous l’empereur Napoléon Ier, est né en 1769 à Sarrelouis. Il fit sa formation militaire dans le régiment des hussards de Metz. Exécuté par le nouveau régime en 1815, c'est en 1853 que la municipalité de Metz décide d’honorer sa mémoire. En 1855 le sculpteur Charles Pêtre termine l'oeuvre actuelle, inaugurée en août 1860. (Charles Pêtre (ou Pètre) de son vrai nom Pette, changé pour échapper aux quolibets. Sculpteur français né à Metz en 1828). Déboulonnée par les Allemands, la statue échappe de peu à la destruction en étant entreposée dans le jardin du couvent des Franciscains. Elle réapparaîtra après la guerre.

NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION (église)
Rue de la chèvre. C'est dans cette église que Verlaine fut baptisé en 1844. La rue s'appelait à l'origine rue des Gournay et prit, au XVIe siècle, le nom de Collignon de la Chèvre, bienfaiteur de l'hôpital Saint-Nicolas. Dans cette rue se trouvait le temple protestant bâti en 1576. En 1663, le roi Louis XIV donna aux Jésuites le temple calviniste. A son emplacement, ils élevèrent l'église Notre-Dame de l'Assomption de 1665 à 1741.

OSSONS (rue aux)
De la rue Vigne-Saint-Avold à la rue Saint-Etienne.
Chabert affirme que cette dénomination vient du mot patois oussons, qui veut dire oisons, et dont on a fait ossons. C'est possible, dit Barbé. Mais il est curieux de constater qu'au XVIII' siècle, la rue est appelée rue au Son ou rue aux Sons, notamment sur des plans de 1737 et de 1784. Elle dépendait en 1773 de la paroisse Saint-Etienne, et en 1783 de la paroisse Saint-Eucaire. Une autre rue, aujourd'hui disparue, portait également le nom de rue au Son ou rue aux Grues, près de la rue au Blé.
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OURS (rue aux)
De la rue du Palais à la rue Poncelet.
Les historiens Abel, Bégin et Chabert prétendaient que c'était la rue aux Ouës, à cause des nombreux rôtisseurs installés dans cette artère et dont les oies rôties formaient la principale marchandise. De Ouës, on aurait fait Ours, le volatile serait devenu un quadrupède. Ce fait est vigoureusement infirmé par Sauer. Ce dernier ne relève que deux établissements hôteliers dans la rue . L'Ecu de France et l'hôtellerie A l'Ours. Le 25 juin 1701, un bail est établi en faveur de Dominique Hennesienne, concernant la maison joignant l'hôtellerie de l'Ours.
En date du 27 mars 1672, le chapitre de la cathédrale laisse à bail à Etienne Collin, huissier au Parlement de Metz, la maison où il fait sa résidence, sise rue aux Ours, et dicte communément la Maison des Petits-Ours. Etait-ce l'ancienne hôtellerie des Petits-Ours qui devait se trouver à l'extrémité de la rue aux Ours, près de l'actuelle rue Poncelet ? II serait plausible de croire que la rue tient son nom de l'hôtellerie de l'Ours ou des Petits-Ours, ou bien des deux, si ces établissements étaient différents. Nous pencherions volontiers pour cette dernière hypothèse. La rue porta pendant quelque temps le nom de rue des Hauts-Prêcheurs.
Les frères Prêcheurs avaient dû céder, en 1552, leur couvent aux Bénédictins de Saint-Arnould. En 1660, ils s'établirent dans les vastes bâtiments sis au numéro 20 de la même rue. Ils y élevèrent une église en 1712. Sauer cite deux actes de 1673 et un de 1674 qui mentionnent la rue des Hauts-Prêcheurs. La rue fut parfois nommée rue des Jacobins ainsi que le signale un acte de 1736. Les frères Prêcheurs étaient encore appelés Jacobins, parce que leur premier établissement à Paris se trouvait dans la rue Saint- Jacques, ou bien encore Dominicains, du nom de leur fondateur.
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Le nom de rue aux Ours reste vague. Il pourrait avoir pour origine les nombreux rôtisseurs et leurs oies, Ouës nom déformé en Ours ou bien du fait de la présence de l'hôtellerie A l'Ours dans la rue. La rue porta pendant quelque temps le nom de rue des Hauts Prêcheurs. Les frères Prêcheurs avaient dû céder, en 1552, leur couvent aux Bénédictins de Saint-Arnould. En 1660, ils s'établirent dans les vastes bâtiments au numéro 20 de la rue. Ils y élevèrent une église en 1712. La rue fut parfois nommée rue des Jacobins ainsi que le signale un acte de 1736. Les frères Prêcheurs étaient encore appelés Jacobins, parce que leur premier établissement à Paris se trouvait dans la rue Saint-Jacques, ou bien encore Dominicains, du nom de leur fondateur.
Dans cette rue l’École d'Artillerie s’installa en 1794 dans les anciens bâtiments de l'abbaye Saint-Arnould. (Saint-Arnould, évêque de Metz au VIIe siècle, l'ancêtre de la dynastie carolingienne mais également quadrisaïeul de l’empereur Charlemagne). En 1840, une tour d'observation de 42 mètres y fut élevée pour suivre les manœuvres des artilleurs au Mont Saint Quentin. Depuis 1919, l'ancienne abbaye est le siège du Cercle des Officiers.

PAILLE-MAILLE (rue)
De la rue du Pontiffroy à la rue Belle-Isle.
Il y eut de bonne heure dans cet endroit longtemps champêtre nous apprend Chabert une maison dite Epargne-Mail à raison des menues pièces de monnaie que mettaient les voyageurs dans le tronc établi au-dessous de l'image de la Vierge, en l'honneur de laquelle on avait bâti cette maison. Dans un acte de 1318, la rue est dite Aipargnemaille. De 1737 à 1749 au moins, cette artère porta le nom de rue de la Blanchisserie. La rue Belle-Isle avait jadis pour nom rue du Mail. Existerait-il un rapport entre Mail et Epargne-Maille ? Non. Mais il en existe un entre Mail et Paille-Maille. Car le paille-maille est tout simplement le jeu de mail ou de maillet. Nous lisons dans l'Introduction à la Vie dévote, de saint François de Sales, la phrase suivante :
Les jeux èsquels le gain sert de prix et récompense à l'habilité et industrie du corps ou de l'esprit, comme les jeux de la paume, ballon, paille-maille... La rue Paille-Maille doit donc tout bonnement son nom au fait qu'elle menait au terrain du jeu de mail, dans les jardins bordant l'actuelle rue Belle-Isle.
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PAIX (rue de la)
De la rue Pierre-Hardie au quai Paul-Vautrin.
Elle fut percée à travers l'ancienne abbaye de Saint-Louis. Ouverte à la circulation le 17 octobre 1797, jour de la publication du célèbre traité de Campo-Formio, elle prit en souvenir le nom de rue de la Paix.
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PAIXHANS (boulevard)
Du boulevard André-Maginot et de la rue Basse-Seille au pont des Grilles.
II porta les noms de rue Militaire, rue du Rempart des Juifs, rue du Rempart de l'Arsenal, à cause de l'ancien arsenal d'artillerie proche de son tracé, sur l'emplacement du retranchement de Guise. Sa dénomination actuelle rappelle le souvenir du général d'artillerie Henry-Joseph Paix hans, né à Metz le 22 janvier 1783 et mort à Jouy-aux-Arches, le 19 août 1854.
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Appelé rue militaire, rue du rempart des Juifs et également rue du rempart de l'Arsenal, à cause de l'ancien arsenal d'artillerie proche. Son nom actuel Paixhans est en souvenir du général d'artillerie Henry-Joseph Paix Hans, né à Metz le 22 janvier 1783 et mort à Jouy-aux-Arches en 1854.
Sur certains clichés anciens de la rue on distingue un défilé militaire, il s'agit du 98ème Régiment d'Infanterie de Metz.

PALAIS (rue du)
De la rue du Petit-Paris à la rue Pierre-Hardie.
Elle avait nom autrefois rue Derrière le Palais ou rue Sous le Palais. Le Palais était l'ancien Hôtel de Ville, édifié de 1315 à 1317. Une gravure de Chastillon nous le restitue. C'était un lourd bâtiment rectangulaire, avec chemin de ronde crénelé, marqué à chaque angle d'une guérite en pierre, aux murs percés de larges fenêtres gothiques.
Le Parlement de Metz, dès les premiers temps de sa création, prit possession du Palais, ne laissant que quelques salles à la municipalité. La partie donnant vers l'actuelle rue Fabert fut reconstruite en 1665-1666.
Au XVIIIè siècle, le Palais se trouva enclavé dans les nouvelles constructions de Blondel. Les derniers vestiges disparurent en 1810. Les maisons actuelles numéros 15 et 17 occupent une partie de l'emplacement du Palais. La maison numéro 17 a été reconstruite en 1842. La rue Derrière le Palais fut dite rue de la Loi en 1793. L'arrêté municipal du 1°' juillet 1816 lui donna le nom de rue du Palais. Un plan de 1737 mentionne, sous le nom de rue de l'Evêché, le tronçon allant de Nexirue à la rue au Blé, cette partie de la voie se trouvant derrière l'ancien palais épiscopal.
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Elle a eu pour dénomination rue Derrière le Palais et rue Sous le Palais. Ce fameux Palais était en fait l'ancien Hôtel de Ville édifié en 1315. Un édifice imposant, crénelé, avec son chemin de ronde et ses guérites. Le Parlement de Metz prit possession du Palais, ne laissant que quelques salles à la municipalité. La partie donnant vers l'actuelle rue Fabert fut reconstruite en 1665. Au XVIIIe siècle, le Palais se trouva enclavé dans les nouvelles constructions de Blondel et les derniers vestiges disparurent en 1810. Les maisons actuelles numéros 15 et 17 occupent une partie de l'emplacement de l’ancien Palais.

PARADIS (rue du)
De la rue des Capucins à la rue Saulnerie.
Certains étymologistes prétendent que c'était l'ancien Chemin du Paradis, c'est-à-dire la voie conduisant au parvis. Le mot paradisius désignant le porche ou le cloître à l'entrée d'une église. D'autres voient dans cette dénomination un dérivé de via supérior, nom attribué à cette voie par opposition à la rue d'Enfer, dite autrefois via inferior.
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PARAIGES (place des)
Y aboutissent les rues Mazelle, des Allemands, du Champé, des Tanneurs, du Pont-Sailly, Fournirue et Haute-Seille.
L'arrêté municipal du 25 octobre 1906, comme nous l'avons vu, donnait le nom de rue Haute-Seille à la partie de l'ancien canal de la Seille allant de la place Mazelle au Pont-Sailly. En 1909, la démolition d'un pâté de maisons permit l'ouverture d'un passage entre les rues Mazelle et des Allemands, et donna naissance à la place des Paraiges, aux dépens d'un petit bout de la rue Haute-Seille. A partir de l'an 1130, l'ancienne capitale de l'Austrasie et du vieux royaume carlovingien s'affranchissait progressivement de la tutelle épiscopale et s'organisait en république gouvernée par un maître échevin. Insensiblement, son administration passa dans les mains de puissants groupements, les Parages, ou Paraiges. D'où vient le mot Paraige ?
Auguste Prost nous en donne l'explication :
« Parage ou Paraige, qui ont donné au latin du moyen âge paregium ou paragium, viennent du bas latin paraticum qui était encore usité au XIIIè siècle dans le sens d'association, société, collège ». Les Paraiges n'étaient donc pas des individus isolés, mais des associations de familles privilégiées. Chaque Paraige portait le nom d'une famille qui y jouait le rôle principal et à laquelle tous les membres se rattachaient. Leur nombre s'élevait primitivement à cinq : Outre-Seille, Jurue. Porsaillis, Porte-Moselle et Saint-Martin. Le XIVè siècle vit la formation d'un sixième Paraige, celui du Commun, composé de gens du peuple, bourgeois, notables, artisans.
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PARIS (rue de)
Dans le quartier du Fort-Moselle. Elle s'étend du pont des Morts au pont du canal.
Elle est traversée par la route de Metz à Paris, et doit son nom à l'arrêté municipal du 1" juillet 1816. Avant, elle s'appelait Grande Rue du Fort. Cette artère fut formée en 1731, sur une partie des terrains laissés libres par les fortifications de la Double-Couronne. M. de Belle-Isle obtint du roi l'autorisation de disposer de ces terrains en faveur de particuliers. Ceux qui en déposèrent la demande reçurent gracieusement, par brevet royal, une parcelle de sol, à charge d'y construire, dans un bref délai, une maison suivant un alignement donné. Jean-Julien Barbé cite à ce propos le poème suivant :
De Paris devant nous se présente la rue
De la ville en ce point direct cheminement
En premier lieu venant offrir à notre vue
D'uniformes maisons, le droit alignement.
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Elle avait pour nom Grande Rue du Fort. En 1731, sur une partie laissée libre par les fortifications de la Double-Couronne, M. de Belle-Isle obtint du roi l'autorisation de disposer de ces terrains en faveur de particuliers. Il y fut édifié une série de maisons sur ces terrains cédés gracieusement par brevet royal. Par un arrêté municipal de juillet 1816 elle prendra le nom de rue de Paris.

PARMENTIERS (rue des)
De la rue de la Chèvre à la place Saint-Martin.
Elle portait déjà cette dénomination en 1456. Elle abritait les parmentiers ou tailleurs d'habits. Un vieux titre de l'évêché dit que le seigneur evesque doit toujours avoir avec lui son parmentier pour faire écoudre ses robbes. La rue des Parmentiers fut nommée autrefois rue de la Grand'Maison. Les Messins donnaient cette appellation à l'hôtel de Gournais. Cette vénérable maison existe toujours aux numéros 7 bis , 9 et 9 bis de la rue voisine du Grand-Cerf. Elle étendait ses dépendances à la maison numéro 2 de la rue des Parmentiers.
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PAUL-BEZANSON (rue)
De la rue Fabert à la place de la Cathédrale.
Ouverte en 1825, elle s'appela d'abord rue du Commerce. Depuis 1919, elle porte le nom de rue Paul-Bezanson. Paul Bezanson fut maire de Metz de 1871 à 1877, et député protestataire au Reichstag de 1877 à 1882.11 mourut à Metz le 27 septembre 1882. Dès cette époque, le Conseil municipal proposa de donner à la rue du Commerce le nom de l'ancien maire. Mais le gouvernement allemand rejeta cette décision. Le Conseil décida d'élever au cimetière de l'Est un monument à la mémoire de Paul Bezanson. L'inauguration de cette stèle se déroula le 26 septembre 1885. Un médaillon de bronze, oeuvre du sculpteur Paul Hanneaux, orne le monument. Il représente le portrait de Paul Bezanson.
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PAUL-VAUTRIN (quai)
Paul Vautrin fut maire de Metz de 1924 à 1938.
Le quai qui porte son nom s'étend du Moyen-Pont au Pont des Roches. Commencé en 1740, il fut achevé en 1756, après une interruption des travaux durant une période de quinze années. II prit d'abord l'appellation de quai Sainte-Marie, du nom de l'abbaye voisine de femmes. Plusieurs cellules des chanoinesses donnaient sur la Moselle. En 1760 dit Chabert après la réunion des deux chapitres nobles de Sainte-Marie et de Saint-Pierre, sous le titre d'abbaye et insigne église collégiale, royale et séculière de Saint-Louis, il changea sa dénomination ! contre celle de quai Saint-Louis. En 1793, il s'appela quai Jean-Jacques Rousseau. Il reprit ensuite son nom de Sainte-Marie jusqu'en 1816 où un arrêté municipal du 1er juillet décide que « le quai actuellement nommé de Sainte-Marie s'appellera quai Saint-Louis. »
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PÈRE-POTOT (rue du)
De la place Saint-Nicolas à la rue de la Gendarmerie.
Elle s'appela d'abord ruelle des Fossés, à cause de la proximité des anciens fossés des fortifications. Ensuite, elle prit l'appellation de rue Saint-Thiébault, du nom d'une ancienne chapelle édifiée en 1159 sur un terrain voisin appartenant à l'abbaye de Sainte-Glossinde. L'arrêté municipal du 23 mars 1934 donna à la rue Saint-Thiébault le nom de rue du Père Potot. Nicolas-Marie-Dieudonné Potot naquit à Metz en 1771. Après de brillantes études, il commençait une carrière d'avocat lorsqu'une levée en masse l'obligea à suivre les armées. Il y devint chef de bataillon et fut gravement blessé à une jambe lors du siège de Mannheim, en 1799, alors qu'il recevait son brevet de colonnel. Sa blessure l'obligea à rentrer dans sa famille. La guérison n'arriva qu'au bout de 17 ans, mais sa jambe resta raide. En même temps que la guérison, il recouvra la foi qu'il avait perdue depuis fort longtemps. En 1818, il entra dans les ordres et se consacra à de nombreuses bonnes oeuvres. Il voulut faire plus et demanda, en 1834, son admission à la Compagnie de Jésus. Une résidence de cet ordre fut fondée dans sa propre maison. Mais ses jours étaient comptés et il mourut en 1837, âgé de 70 ans;
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PERFECT HOUSE (anciennement)
Rue des jardins. De nos jours l'établissement est une librairie, paradis des collectionneurs de documents anciens.

PETITE-BOUCHERIE (rue de la )
du bas de Fournirue à la rue du Pont-Sailly.
La rue de la Petite-Boucherie, anciennement nommée Boucherie de Port-Saillis, fut élargie en 1810-1812. Un arrêt du Parlement de Metz, en date du 28 novembre 1753, fixa dans la ville six endroits où les bouchers pouvaient exercer librement leur profession. Cette rue était le troisième des six endroits déterminés par l'arrêté. « D'après l'analyse des actes relatifs aux maisons situées dans la rue de la Bucherie à Porsaillis ? nous dit Sauer ? on verra combien l'orthographe de cette rue a varié sous la plume des écrivains :
en 1233 maison située as arvois (aux arvoldes, arcades)
en 1296 maisosn ke siet à tor de lai Bucherie de Porsaillit
en 1297 maison sise sur les Menandes, granges et écuries autour (pour : sur le tour) de la Bucherie Porsaillis
en 1306 maison située sur le tour Porsaillit
en 1376 maison à la montée de Porsaillis
XVè siècle maison et étal de boucher lai voulte dessous le corcheux (abattoir).
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PETIT-CHAMPÉ (rue du)
De l'impasse Cour-au-Puits à la rue de l'Epaisse-Muraille.
Parallèle à la rue du Champé, elle prit le même nom. Mais comme son parcours était moins long, on l'appela le Bas-Champé ou Petit-Champé. Se reporter à la notice sur la rue du Champé.
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PETIT-PARIS (rue du)
De la rue du Palais à celle de la Tête-d'Or.
M. d'Hannoncelles prétend qu'elle portait anciennement le nom de rue Juvénal et aussi celui de rue Biffer. Chabert fait dériver cette dernière appellation du bas latin beffredus, c'est-à-dire beffroi. La rue s'appela ensuite rue Saint-Sauveur, et momentanément, en 647, rue de Sérignan, en hommage au commandant militaire de la province, Ch. de Sérignan, gouverneur de Metz de 1641 à 1650, qui y résidait. Elle prit son nom actuel vers 1720, d'après celui d'une enseigne de boutique ou d'hôtellerie Au Petit-Paris. Cette enseigne fut reprise vers 1830 par Joseph Becker, quincailler au numéro 9.
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La rue s'appela rue Saint-Sauveur, puis, en 1647, rue de Sérignan, en hommage au commandant militaire de la province, Charles de Sérignan, gouverneur de Metz de 1641 à 1650, qui y résidait. Elle prit son nom actuel vers 1720, d'après celui d'une enseigne de boutique ou d'hôtellerie Au Petit-Paris. Cette enseigne fut reprise vers 1830 par Joseph Becker, quincailler au numéro 9.

PIERRE-HARDIE (rue)
De la rue du Palais aux rues du Faisan, de la Paix et Sainte-Marie.
Aux XIVè, XVè et XVIè siècles, elle portait parfois le nom de Herdie-Pierre. Edouard Sauer cite différents actes où ce nom se trouve mentionné : en 1357, 1367, 1417, 1475, 1482, 1490, 1586 et 1593. La Chronique rimée de la ville de Metz, publiée en 1697, nous donne une étymologie fantaisiste de la rue, ainsi que de la rue Haute-Pierre : En ce temps y eus' deux mignons
Ensemble deux loyaux compagnons,
Et bien semblables de manière,
Qui s'appeloient tous les deux Pierre.
Pour vous faire un vray récit,
L'un avait nom Pierre le Hardi ;
Et l'autre, selon la manière,
On le nommait le Haut-Pierre.
Ces deux seigneurs pour bonne raison
Firent chacun une maison
Pour d'eulx avoir la renommée
Chacune de leur nom fut nommée.
Celui qui avait nom Haut-Pierre
Sa maison fut la Haute-Pierre ;
L'autre selon leur industrie,
Fut nommée la Pierre Hardie.
Dans notre ouvrage Dans les Rues du Vieux Metz, paru en 1968, nous avons consacré un chapitre aux pierres de criée, sur lesquelles le crieur public, dominant la populace, proclamait les édits, annonçait les ventes ou lançait les enchères. Notre ville possédait plusieurs pierres de criée, parmi lesquelles la Haute-Pierre et la Pierre-Hardie laissèrent leur nom à deux de nos rues. On connaissait encore la Pierre du Palais, appelée aussi Pierre devant le Grand Monstier ou Pierre aux Huchements, la pierre Borderesse et la pierre de la place du Change.
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PILATRE DE ROZIER (rue)
Dans le quartier du Fort-Moselle. Du quai Richepance à la place Cormontaigne.
Elle tient son nom du célèbre aéronaute, né dans la rue voisine de Paris, le 30 mars 1754. François Pilâtre de Rozier fut le premier aéronaute et la première victime de l'air. Il mourut en tentant la traversée de la Manche, à partir de Boulogne, en compagnie du physicien Romain. Le ballon s'éleva jusqu'à une altitude de 600 mètres, lorsque soudain il prit feu et tomba sur les rochers de Wimereux, à 5 kilomètres de Boulogne. Pilâtre fut tué sur le coup, tandis que son compagnon respira encore pendant 7 à 8 minutes.
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PIQUES (rue des)
De la rue du Pont-de-la-Préfecture au quai Félix-Maréchal.
Autrefois, c'était la rue de la Fleur de Lys. Dans l'immeuble numéro 5, on lit encore une inscription gravée sur un fronton de pierre : Maison de la Fleur de Ly. Cette hôtellerie existait déjà en 1565. En 1793, la rue prit le nom de rue des Piques parce qu'il y avait un dépôt de ces armes dans la grange Saint-Antoine.
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POINCARÉ (boulevard)
Au pied de l'Esplanade, au bord du boulevard Poincaré, des jardins et des fontaines imitant des grottes ont été aménagés par les Allemands, à la place des remparts du début du siècle.

PONCÉ (ruelle du)
Entre les numéros 27 et 31 de la rue Mazelle existe une ruelle pavée, fermée par une grille.
Elle avait nom jadis ruelle du Poncé. Elle menait à un petit pont de bois couvert, le poncet ou ponceau, jeté par-dessus la Seille pour permettre avant le percement de la rue de la Grande-Armée la communication avec le cimetière Saint-Simplice, la rue de la Monnaie et le Quarteau.
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PONCELET (rue)
De la rue des Clercs à la rue de la Garde.
Elle fut formée de la rue du Heaume et de la partie de la rue de la Garde qui se trouvait dans son prolongement, par arrêté municipal du 25 janvier 1868. Elle reçut le nom du général du génie Jean-Victor Poncelet (Metz 1788 Paris 1867). La rue du Heaume devait son nom à la Grande Maison du Heaume, ou Cour de Morimont, ouverte d'une part sur le numéro 8 de la rue du même nom, et d'autre part sur l'Esplanade. A cet emplacement fut ensuite construit le moderne café du Heaume, qui ferma ses portes en 1875. Une école de filles s'y établit en 1895. La construction d'un grand magasin, ces dernières années, nécessita la démolition de tout le pâté de maisons.
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PONT-DE-LA-GRÈVE (rue du)
De la place de la Grève à la rue du Champé.
Elle se situe dans le prolongement de l'ancien pont de la Grève, disparu en 1905 lors du comblement de la Seille. Le pont enjambait la rivière dans la continuation du mur du Xllè siècle. On le passait pour se rendre des rues Saulnerie ou Basse-Seille, sur la rive gauche de la rivière, au Champé ou à la Grève, sur la rive droite. L'ouvrage était en pierre, à une seule arche, et d'une largeur de six pieds, c'est-à-dire très faible. En aval, deux tours rondes le flanquaient. On l'appelait : nuef pont de la grelve, vers 1300 ; pont de la Grève sur Seille, en 1739 ; pont de Grève ou de la Grève en 1610 et en 1784. Sa construction daterait, semble-t-il, des dernières années du X1l1è siècle.
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PONT-MOREAU (rue du)
De la place de la Préfecture à la rue des Bénédictins.
Baltus, dans ses Annales de Metz, écrivait en 1737 :
Le pont-Moreau a été démoli, rétabli à neuf et considérablement élargi. aux frais de la ville, qui en même temps a fait bâtir et rétablir les moulins au-dessous, tant derrière l'Etape que du Terme. Un peu avant l'entrée du pont, à droite, se trouvait la Maison de l'Etape, appelée ainsi parce qu'il s'y faisait, aux XVIIè et XVIIIè siècles, les distributions de vivres aux troupes de passage. Cette maison appartenait en 1583-1584 à un maître forgeur d'armes, Jehan Moreau, qui laissa son nom au pont.
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PONT-DES-MORTS (rue du)
Du Moyen-Pont à la place du Saulcy. Elle tient son nom du Pont des Morts.
Ce dernier doit son appellation à un singulier usage. II fut édifié par l'hôpital Saint-Nicolas qui reçut en échange de la ville, par ordonnance du 6 juin 1282, la succession des habits de ceux qui mouraient dans la ville, pour Dieu et en aumônes au profit des pauvres dudit hôpital. Plusieurs titres postérieurs confirmèrent ce droit, notamment en 1312, en 1318 et en 1349. Ce dernier en date ordonne que tous ceux qui mourront laisseront à l'hôpital la meilleure cotte, couvre-chef, chaperon, etc... D'aucun infirment cette thèse et prétendent que le pont de bois qui existait auparavant portait déjà le nom de pont des Morts. De cet endroit, en effet, on précipitait dans la Moselle les criminels condamnés à la noyade. De l'ancienne place Coislin à la place des Charrons. Le chanoine Bour affirme que le Pont-à-Seille existait déjà en l'an
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PONT-SAILLY (rue du)
De la rue des Tanneurs à la rue Saulnerie.
La rue conserve le souvenir du pont-Sailly qui enjambait la Seille à cet endroit, avant le comblement de la rivière, en 1905. Vers la fin du XVè siècle, des échoppes s'édifièrent sur le pont. Reconstruites à plusieurs reprises, notamment en 1779 et en 1828, elles disparurent définitivement en 1868. Le pont fut élargi du côté de Saulnerie.
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PONT-SAINT-GEORGES (rue du)
Du pont Saint-Georges à la rue du Pontiffroy.
Le pont Saint-Georges, un des plus anciens ponts de Metz, date dit-on, de l'époque gallo-romaine. Placé à la sortie de la Porte-Moselle, il donnait accès à la chaussée romaine menant à Caranusca et à la cité impériale de Trèves. II porte le nom de l'ancienne église Saint-Georges, aujourd'hui disparue, qui s'élevait dans la rue Saint-Médard.
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PONT-SAINT-MARCEL (rue du)
De la place de la Comédie à la rue Belle-Isle.
Cette rue tient son nom du pont Saint-Marcel, lui-même ainsi appelé à cause du voisinage de l'ancienne église paroissiale Saint-Marcel. La construction du pont remonte à l'année 1737.
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PONTIFFROY (place du)
Des rues du Pontiffroy et Belle-Isle au pont du Pontiffroy. Se reporter à la notice sur la rue du Pontiffroy.
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PONTIFFROY (rue du)
De la rue du Pont-Saint-Georges à la place du Pontiffroy.
La rue tire son nom du pont dit Pontiffroy ou Pont Thieffroy. On se perd en conjectures sur l'origine de cette appellation. La Chronique de la noble ville de Metz en donne une version fantaisiste :
On passait dessus les rivières
Sur ponts de bois et non de pierres
Mal retenues par leurs coûtanges,
On marchait souvent par les fanges.
Le peuple en était tourmenté.
En temps d'hyver en temps d'été,
Tant les eaux faisaient de ravages
A leurs biens et leurs héritages.
Mais Dieu permit deux nobles hommes
De grand renom, puissants en somme,
L'un se nommait Thiffridus,
Et l'autre avait nom Moridus.
Un pont fit faire Thiffridus
De pierres à la porte d'Albus,
Espérant que grand bien ferait,
Et fut nommé le Pont Thiffroy.
Moridus en pareille sorte,
En fit faire un à l'autre porte,
En pitié et en bon remords,
Qu'il fit nommer le Pont des Morts.
Chabert pense que le nom dérive peut-être du latin pons frigidus. Du XIIIè au XVè siècle, cette voie portait le nom de Franconrue. En 1792, on la dénomma rue du Pont-de-Thionville pour lui redonner, en 1799, son ancienne appellation de rue du Pontiffroy.
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POSTES (hôtel des)
Place du Général de Gaulle, la poste a été construite entre 1908 et 1911 par le même architecte que la gare, Kröger. Elle est un parfait exemple de la "germanisation" de Metz par l'architecture imposée par Guillaume II. Près de cinq cents employés y travaillaient pour les services postaux et télégraphe. Le bâtiment accueillait également les logements de fonction des directeurs et du concierge.

POUDRIÈRE (ancienne)
Au bord du Saulcy, c'est un ancien terrain militaire, aménagé sous Napoléon III, dans les années 1850. On y découvre des vestiges de fossés ainsi que les bâtiments d'une ancienne poudrière, elle sera en activité jusqu’en 1888.

PRÉFECTURE (place de la)
De la place de la Comédie au pont Moreau.
Elle avait nom anciennement place du Petit-Saulcy. La pointe qui termine cette place portait le nom de Petit Saulcy, en opposition au Grand Saulcy voisin qui devint la place de la Comédie. Elle s'appela place de l'Intendance après 1739, et place des Subsistances en 1793. Elle prit l'appellation de place de la Préfecture en 1800.
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PRÉFECTURE
C’était l'hôtel de l'Intendant du roi entre 1738 et 1742, construit à côté du théâtre. Le palais brûla en partie en 1803. Il fut reconstruit et devint la préfecture en 1806. Ce palais est beaucoup moins somptueux que le palais du gouverneur militaire royal, actuel palais de Justice. Il symbolise la hiérarchie des pouvoirs à Metz, où le gouverneur a plus d'importance que l'intendant, contrairement aux autres provinces. Sous Napoléon III, Charles Pêtre sculpta les deux aigles qui encadrent le portail et orna le fronton des blasons des quatre principales villes de Moselle: Metz, Sarreguemines, Thionville et Briey, cette dernière étant rattachée à la Meurthe-et-Moselle en 1871.
Sur certains clichés anciens on distingue une galerie vitrée, en haut à droite, elle fut construite en 1880 et arasée en 1957.

PRÉFECTURE (pont de la)
Nommé par décret municipal Pont de la Préfecture en juillet 1816, ses appellations antérieures furent entre autre Pont de l’intendance, Pont des Portières, Pont de la Porte aux Chevaux, Pont des Moulins et Pont du Saulcy.
Le pont tel que nous le connaissons fut construit de 1740 à 1750, il abritait l’ancien Moulin des Quatre-Tournants de 1525 où subsiste encore de nos jours ses soubassements.
Les combats dans le secteur en 1944 laissèrent l’édifice à l’état de ruines. Une plaque commémorative orne aujourd’hui le pont en souvenir du soldat F.F.I. Alfred WOJTECKI mort au combat le 20 Novembre 1944 à cet endroit.

PRINCERIE (rue de la)
De Fournirue à la rue Taison.
La partie de cette rue touchant la rue Taison portait jadis le nom de ruelle du Loup. L'autre segment descendant vers Fournirue était dit rue Derrière Saint-Gorgon. En 1777, les Messins le désignaient plus spéciale- ment du nom de rue de Broglie. L'arrêté municipal du 1er juillet 1816 réunit les deux tronçons de la rue dans la même dénomination et décrète que la rue où se trouvent l'ancien hôtel de la Princerie et la grande porte de l'hôtel de Ville sera nommée dans sa totalité rue de la Princerie. L'hôtel de la Princerie est l'ancienne résidence du princier de la cathédrale. Le princier remplissait les fonctions de chef du chapitre. Sa dignité le classait directement après l'évêque et lui conférait ainsi le second rang parmi les hautes personnalités du diocèse.
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PONT-DE-LA-PRÉFECTURE (rue du)
De la place de Chambre à celle de la Préfecture.
Le pont s'appelait anciennement Pont des Portières ou Pont de la Porte aux Chevaux, à cause d'un abreuvoir qui s'y trouvait, ou encore Pont près des Moulins de la Porte aux Chevaux. On le nomma également disparurent définitivement II prit le nom de Pont des Subsistances en 1793.
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PONT-SAINT-GEORGES (rue du)
La rue s'appela rue du Pont-du-Saulcy ou rue des Quatre-Tournants, du nom du moulin ainsi désigné.
Du pont Saint Georges L'arrêté municipal du 1er juillet 1816 décrète que: la rue du Pont du George aboutissant à la place, sera nommée rue de la Préfecture dit on, ensuite près des moulins de la porte aux Chevaux portera le nom de Pont de la Préfecture.
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PONT-DES-ROCHES (rue du)
De la place de Chambre à la place de la Comédie.
Elle doit son nom au pont des Roches qu'elle traverse. Pour l'étude de cette appellation, se reporter sur la rue des Roches.
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PONT-SAINT-MARCEL (rue du)
De la place de la Comédie à la rue Belle-Isle.
Cette rue tient son nom du pont saint-Marcel, lui-même ainsi appelé à cause du voisinage de l'ancienne église paroissiale Saint-Marcel. La construction du pont remonte à l'année 1737.
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PONT-A-SEILLE (rue du)
de l'ancienne place Coislin à la place des Charrons.
Le chanoine Bour affirme que le Pont-à-Seille existait déjà en l'an 1105. Les bans de tréfonds du XIIIè siècle le mentionnent de 1245 à 1290, sous le nom de nueuf pont à Saille. Il était construit en dos d'âne et portait des habitations et des échoppes, puisqu'un acte de 1290 cite li barbier desus lou Pont à saille. Le manuscrit 109 de la bibliothèque municipale mentionne une quittance délivrée en 1340 par Perrin, l'écrivain, dessus le nueuf pont-à-Seille. Philippe Willemay, orfèvre de dessus le pont-à-Saille, trépassa le 22 octobre 1627, nous apprend dom Sébastien Floret dans son journal. Sur un plan de 1738, aucune construction ne figure plus sur ce pont. Le pont-à-Seille a naturellment disparu en 1905 lors du comblement du canal de la Seille. L'ancienne ruelle à Saille (1257) reliait à la place du Champ-à-Seille au Pont-à-Seille.
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PUCELLE (digue de la)
Un fossé creusé au XVIIIe siècle permettait aux eaux de la Moselle de rejoindre le Pont des Morts. La digue de la Pucelle construite en 1450 assurait une retenue d’eau suffisante aux moulins de la ville. Son nom évoque le souvenir des religieuses d’un couvent établi en 1020 dans l’île du Saulcy sur un ancien vignoble situé en dessous du jardin Boufflers. La passerelle ou Digue de la Pucelle permet le passage entre l'île du Saulcy, ancien site militaire, et le sous bassement de la tour détruite à l'extrémité du Moyen Pont.

QUARTEAU (place du)
Y aboutissent les rues Royale, de Coislin, Saint-Henry, de la Fontaine. des Huiliers et la place Saint-Louis.
Il existait encore au siècle dernier la petite rue du Quarteau qui reliait la place du même nom à la rue du Grand-Cerf et à la place Saint-Louis. Elle a été supprimée et rattachée à la place du Quarteau. Le quartaut, dit le Petit Larousse, est une ancienne mesure de capacité qui valait soixante-douze pintes (environ soixante-dix litres). La quarte contenait deux pintes. La quarte était aussi une mesure de poids. La quarte de Metz valait environ six livres et se divisait en quatre-vingt coupillons (Atour de 1312) C'est bien du mot quarte qu'est issu le nom de la place. Au Xlllè siècle, elle s'appelait Quairtal, Quertal ou Quartai ; en 1384, au Quartalz, et en 1490, au Qualrtaul. On y faisait les quartages ou mesurages de certaines marchandises dont une partie des coupillons revenait, à titre de droits, à la ville ou à l'hôpital Saint-Nicolas.
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Le quartaut et la quarte sont d’anciennes mesures de capacité. Le nom de la place est issu du mot quarte. Son appellation changea au cours des siècles: Quairtal, Quertal, Quartai ou encore Au Quartalz et Au Qualrtaul. Sur la place se pratiquaient les quartages ou mesurages de certaines marchandises dont une partie des goupillons revenait, à titre de droits, à la ville et à l'hôpital Saint-Nicolas. Le marché aux fruits et légumes, qui s’y tenait, fut supprimé en 1879.

QUEULEU (rue de)
Autrefois la rue de Queuleu n’était qu’un chemin reliant Metz à Peltre. Il aura pour dénomination Chemin de la Roche, Chemin de Peltre pour, suite à l’annexion allemande, se voir ensuite attribué différent noms allemand. Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

QUEULEU (ancien fort de)
Lors de l’annexion de Metz par les allemands en 1870, ceux-ci entreprirent une remise en état ainsi que le renforcement des ouvrages de fortification commencés par les troupes françaises quelques années auparavant. La restauration des forts fut achevée vers 1875. Lors de la Seconde Guerre Mondiale le Fort de Queuleu eu un rôle bien particulier, plus de 1500 soldats ou civils y ont été détenus par la Gestapo pour des interrogatoires avant leur départ dans les camps de concentration. La casemate A, devenue "musée de la déportation", ainsi que le mémorial situé à l'entrée du fort, sont aujourd'hui les lieux de souvenir de ces tristes évènements. Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris…). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

RABBIN ELIE-BLOCH (rue du)
De la rue de l'Arsenal au Boulevard Paixhans.
Elle s'appelait autrefois rue de l'Arsenal et comprenait l'actuelle rue de ce nom. Tout le pâté de vieilles maisons sises entre cette rue et le quai actuel du Rimport fut démoli de 1930 à 1937. C'était le ., quartier chaud » de la ville. De nouvelles constructions s'y élevèrent depuis la dernière guerre. La rue prit jadis le nom de rue des Juifs, ces derniers étant nombreux dans le quartier. Elle doit sa dénomination actuelle à la décision du Conseil municipal du 19 décembre 1963, et à l'arrêté préfectoral du 6 juillet 1964.
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RÉCOLLETS (rue des)
De la rue de l'Abbé-Risse à la rue de la Glacière.
La rue porta successivement les noms suivants : rue sur les Murs, rue des Cordeliers, rue des Cordeliers sur les Murs, rue de la Cour de Villers et enfin, vers 1634, rue des Récollets. Les moines cordeliers s'installèrent en ce lieu en l'an 1230, gràce à la pieuse libéralité de gente dame Odile de Belgré, épouse du maître échevin Simon de Belgré. Au début du XIVè siècle, ils édifièrent ce cloître à plafond de bois, avec arcades en tiers-point, véritable bijou architectural, dont il subsiste encore trois côtés. Ils y élevèrent ensuite une église, terminée en 1486 ; elle fut démolie en 1804. En 1603, les Cordeliers cédèrent leur monastère aux Récollets. Ces religieux y vécurent jusqu'en 1790. date à laquelle un décret de l'Assemblée Constituante les déposséda.
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RÉGATES (quai des)
Du nom des Régates Messines fondées en 1861 par Emile Bouchotte (1796-1878), maire de la ville de Metz en 1830. Ce chemin de halage a été aménagé en 1842 aux abords des remparts de la cité. Il longe le plan d’eau du Saulcy, anciens marécages en bordure de la Moselle. L’accès entre l’Esplanade et le plan d’eau date du début du XXe siècle, époque où les allemands firent combler les fossés des remparts et aménagèrent l’espace en jardin d’agrément.

RÉPUBLIQUE (place de la)
Entre la rue Winston-Churchill, les avenues Ney et Robert-Schuman.
Elle fut formée sur les anciens remparts et fossés de la citadelle. Un arrêté du Conseil des Anciens, du 22 août 1797, les avait concédés à la ville. Son premier nom fut place Royale. En 1848, elle prit l'appellation de place de la République. Le 9 avril, on y planta l'arbre de la Liberté. Après 1852, elle reprit le nom de Place Royale. L'arrêté municipal du 30 novembre 1918 lui restitua la dénomination de place de la République.
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Elle fut établie sur les anciens remparts et fossés de la citadelle. Aménagée en 1802, l’espace fut dénommé Place Royale. En 1848, son appellation fut changée en Place de la République, dénomination reprise après l’annexion et l’occupation et qui est encore la sienne de nos jours. L'Exposition Universelle de Metz en 1861 occupa toute l‘étendue de la place ainsi qu‘une partie de l‘Esplanade. Des centaines de wagons destinés à servir d‘ambulance aux blessés durant le siège de la ville de Metz s’y trouvaient en 1870. En 1964 la construction du parking aérien place de la République voit le jour. Depuis, une magnifique place a retrouvé ses promeneurs.
Les centaines wagons sur la place visibles sur certains clichés anciens étaient destinés à servir d‘ambulance aux blessés durant le siège de la ville de Metz en 1870.
L’œuvre du plasticien Xavier Veilhan, Le Carrosse, représentant la fuite de Louis XVI avant son arrestation à Varennes fut un temps présenté sur la place avant de déménager un peu plus loin sur l'Esplanade à côté de l'Arsenal.

RICHEPANCE (quai)
Dans le quartier du Fort-Moselle. II s'étend du pont des Morts au pont du Pontiffroy.
Primitivement, il s'appelait quai du Fort-Moselle. L'arrêté municipal du 6 février 1861 lui donna le nom de Quai Richepance. Antoine Richepance naquit à Metz le 25 mars 1770. Il entra dans la vie militaire comme entant de troupe. Sa valeur se manifesta brillamment lors de nombreuses campagnes et il conquit le grade de général de division. En 1801, il reçut le commandement du corps expéditionnaire de la Guadeloupe, où il mourut de la fièvre jaune le 3 septembre 1802.
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RIMPORT (quai du)
Du pont Saint-Georges au pont des Grilles.
II porte ce nom, qui était en somme sa première appellation, depuis la rénovation de ce quartier. Avant, il se nommait quai de l'Arsenal, à cause de l'arsenal d'artillerie qui se trouvait dans son prolongement, de l'autre côté de l'actuel boulevard Paixhans. Anciennement, il porta déjà les noms de Rhinport, Ramport, Palram- port, ensuite quai des Juifs et quai de la Moselle. Au Moyen Age. on déchargeait à cet endroit les bateaux venus du Rhin.
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Situé entre le Pont des Grilles et le Pont Saint Georges, autrefois dénommé Quai de l’Arsenal, l’ouvrage eut aussi comme appellation Quai des Juifs. La communauté juive, probablement établie à Metz depuis l’époque gallo-romaine, bannie de la ville en 1306 et revenue en 1565, se fixait une nouvelle fois dans le quartier en s’acquittant de lourdes taxes. Le quartier, comme celui du Pontiffroy avec le Quai Chambière, fut démoli, il y a quelques décennies. Le lavoir en bois implanté sur deux bateaux à fond plat détruit en 1945, permettait à une quarantaine de lavandières d’exercer leur travail.

ROBERT-SCHUMAN (avenue)
De la rue Serpenoise à la place du Roi George.
Cette avenue, écrit Barbé, occupe une partie de l'emplacement de l'ancienne Promenade d'Armentières. Elle commençait au rempart Serpenoise, près de la rue Châtillon, et longeait les fossés de la citadelle jusqu'en face de la rue des Clercs actuelle. Le marquis d'Armentières l'avait fait planter de tilleuls et avait ouvert cette promenade aux Messins. L'avenue fut établie en 1852, afin d'ouvrir une communication directe L'avenue fut établie en 1852, afin d'ouvrir une communication directe avec la première gare messine, sise alors à l'emplacement de l'Ancienne Gare. La voie prit la dénomination d'avenue Serpenoise parce qu'elle se trouvait dans le prolongement de la rue du même nom. Enfin, un arrêté récent lui donna le nom d'avenue Robert-Schuman.
ROBERT-SEROT (boulevard)
Du Moyen-Pont au pont des Morts.
Pendant longtemps s'étendirent à cet endroit, sur une partie de l'actuel quartier Saint-Vincent, des vignobles appartenant, pour la plupart, au monastère des Pucelles-en-la-Vigne, fondé en l'an 1026 dans l'ïle du au monastère des Pucelles-en-la-Vigne, fondé en l'an 1026 dans l'ïle du Saulcy. Lors du siège de 1552, les militaires occupèrent une partie du monastère, près des murs de la ville, pour y élever des fortifications. L'année 1560 vit la destruction de la partie restante du couvent. La rue fut établie sur d'anciens remparts et prit le nom de rempart du Saulcy. Elle fut considérablement élargie en 1902. Vers 1968, la ville donna au rempart du Saulcy le nom de boulevard Robert-Sérot pour rappeler la mémoire de Robert Sérot, député de Metz, président du Conseil général de la Moselle (1885-1954).
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ROCHES (place des)
Dans le bout de la rue des Roches, vers le pont des Roches.
De cette petite place, on accède au pont par un escalier.
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ROCHES (rue des)
De la rue du Pont-de-la-Préfecture à la rue du Pont-des-Roches.
Cette rue est ainsi nommée écrit Jean-Julien Barbé à cause du terrain sur lequel elle a été tracée. A différentes époques, notamment au XIVè siècle, on y découvrit plusieurs traces de murs de bâtisses romaines. En 1622, on démolit la muraille des Roches. Depuis plusieurs années déjà les tours qui s'y trouvaient étaient tombées en ruines. Cette muraille faisait partie des longs murs qui servaient jadis d'enceinte à ce côté de la ville et se développaient depuis le Moyen-Pont jusqu'au pont des Grilles. Ces fondations romaines étaient tellement dures qu'on les compara à des rochers. Dès 1206, et jusqu'en 1585, cette voie s'appelait rue des Chaurlers ou rue des Chauriers-aux-Roches. Il s'y trouvait des bains publics ou étuves tenus par la confrérie des étuveurs ou chauriers. (Nous retrouvons ici le vieux mot patois chauer :(laver).
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ROYAL (ancien hôtel)
Début 1900, après le remblai des fossés et la destruction des portes et remparts, débuta la création de la nouvelle ville. L’époque vit la construction du majestueux Hôtel Royal à l’intersection de l’avenue Foch et de la rue Charlemagne. Le premier hôtel quatre étoiles à son ouverture en mars 1905. A sa construction on entrait par une petite porte de côté, à gauche de l’actuelle majestueuse entrée.
Cet hôtel de 100 chambres, avec eau courante chaude et froide, équipées de téléphones et d’un garage pouvant accueillir jusqu’à 80 véhicules, un véritable luxe pour l’époque. De nos jours l'établissement est encore un hôtel.
En 1908 lors de l'inauguration de la nouvelle gare à proximité, l'empereur Guillaume II occupa une chambre dans l'hôtel. D'autres personnages illustres y séjournèrent tel que le Pilâtre de Rozier, le bey de Tunis Ahmed Pacha, le roi du Maroc Mohammed V, le roi d'Angleterre George V, le général De Gaulle, Jacques Chirac, Édouard Balladur, Françoise Giroud, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Jacqueline Maillan, Annie Cordy, Mireille Mathieu, Ray Charles, Gilbert Bécaud, Jean-Claude Brialy, Michel Leeb, Michel Serrault, Bernadette Lafont, Richard Bohringer, Guy Bedos, Laurent Gerra, Darry Cowl et tant d'autres, la liste n'est pas exhaustive.
Réquisitionné par la Wehrmacht durant la Seconde guerre Mondiale, l'Hôtel Royal servira de PC à l'armée américaine lors de la libération de Metz en novembre 1944.
Anecdote : 12 bouteilles de cognac fine champagne de 1874 et 1904 enterrées furent découvertes en 1965.

ROYALE (rue)
De la place Saint-Louis à celle du Quarteau.
Elle fut ouverte en 1603, pour l'entrée du roi Henri IV à Metz, sur une partie des dépendances du Quarteau (Chabert). A cet effet, la ville avait acquis. pour la démolir, une maison sise place du Change (actuelle place Saint-Louis). La destruction de cet immeuble permit le passage de la nouvelle voie ainsi que l'édification de quelques échoppes. La démolition de ces échoppes, en 1812, donna lieu en 1816 à l'élargissement de la rue. En 1792, quelques boutiques menaçaient ruine. Elles furent abattues pour faciliter la communication entre les deux places (Barbé). La rue Royale fut dite rue Nationale après la Révolution ainsi qu'en 1848. Elle porte le nom de saint Etienne, premier martyr et patron du diocèse de Metz. Selon Grégoire de Tours, saint Clément aurait apporté à Metz quelques reliques du saint. Il aurait fait bâtir, pour les abriter, un premier oratoire, à l'emplacement du choeur de la cathédrale actuelle. Sur le grand sceau de la cité de Metz, du XIIè au XIVè siècle, figure la scène du martyr de saint Etienne. Ce dernier est représenté de profil, à genoux et mains jointes, entre deux bourreaux qui le lapident. A une époque, la place s'appela Pâté de la Cathédrale, probablement à cause de sa forme. En 1793, elle fut nommée place Etienne.
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SACRÉ-CŒUR (ancien pensionnat du)
L’ancien pensionnat du Sacré-coeur, rue Châtillon, abrite de nos jours l'hôpital Saint-André. La rue Châtillon, construite en 1739 sur les anciens remparts, prit l'appellation de rue Neuve Saint-Gengoulf, du nom de l'église située à son entrée. Elle doit sa dénomination actuelle à la maison numéro 4, édifiée par les religieux de l'abbaye de Châtillon, ordre des Citeaux, dans le diocèse de Verdun, sur un terrain que le roi leur donna en 1739. Le populaire l'appelait Refuge de Châtillon, parce que les moines y cherchaient asile en temps de guerre. En 1793, la rue s'appela rue Helvetius.

SAINT-AUGUSTINUS (ancien hôtel)
Place Saint-Thiébault, une ancienne sur la façade enseigne nous apprend qu’en plus des chambres on pouvait y manger à toute heure.

SAINT-CHARLES (rue)
Elle allait de ta place Chapelotte à la rue du Cambout et devait également sa dénomination à l'arrêté du 8 juin 1731, Charles étant un des prénoms de Mgr du Cambout de Coislin.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

SAINT-CLÉMENT (rue)
Des rues Saint-Vincent et des Bénédictins à celle du Pontiffroy.
II existait là, au XVIè siècle, une ruelle dite ruelle de Hettange. La rue actuelle fut ouverte en 1737 sur des terrains de l'abbaye de Saint-Clément. Elle porta alors le nom de rue Derrière Saint-Clément. En 1793, la voie fut dite rue Clément.
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SAINT-CLÉMENT (ancienne église)
Les premières traces d’une abbaye Saint-Clément remontent à 1099 dans le quartier du Sablon, détruite lors du siège de 1552. Fin du XVIIe siècle, c’est au Pontiffroy que la construction de l’édifice actuel est entreprise pour s’achever quelques cinquante années plus tard. Construction attribuée à un architecte italien né dans le diocèse de Novare en 1641, Jean Spinga ou Giovanni Spinga. Faute de budget celle-ci sera interrompue, la façade ne sera terminée qu’en 1737, sous la direction des architectes messins Louis et Barlet, qui ont également réalisé la façade de la basilique Saint-Vincent.
En 1855 l’abbaye est transformée en collège jésuite. Elle accueillera entre autre Alexis de Tocqueville, philosophe et homme politique, historien et écrivain français. Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, donnera son nom à l’allée face à l’édifice. Le rôle de l’abbaye perdurera jusqu’en 1970 (avec une interruption de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945). Depuis 1983 l’abbaye est le siège du conseil régional de Lorraine et sert d’hôtel de Région.
Saint-Clément (IIIe ou IVe siècle), premier évêque de Metz, période où la cité avait encore pour nom Divodurum. Apôtre messin, il est fêté le 23 novembre.

SAINTE-CONSTANCE (ancienne chapelle)
Rue Saint-Marcel. Cet orphelinat et pensionnat a été fondé par la famille messine Holandre Piquemal pour perpétuer la mémoire de leur fille unique Constance décédée, en 1842, à l'âge de 17 ans. Construit en 1849, rue Saint-Marcel, sur l’emplacement même de l’hôtel du Passe-Temps datant du XVe siècle dont il ne restait plus qu’une tourelle ayant survécu à la ruine du vieil édifice. Ce vaste établissement comprenait un réfectoire, des salles de classe, un dortoir, une infirmerie et une église en son centre, l’actuelle chapelle du lycée Fabert.

SAINT-ETIENNE (rue)
De la rue Mazelle à la rue Vigne-Saint-Avold.
Elle s'appelait anciennement rue Lèchebarbe ou Lachebarbe, nom d'un particulier. Un acte de 1245 cite la maison Lachebarbe derrière l'église Saint-Etienne-le-Dépenné. Un arrêté municipal de 1840 donna à la rue sa dénomination actuelle parce que l'église y avait son entrée.
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SAINT-ETIENNE (place)
De la place de la Cathédrale et de la rue d'Estrées à la place de Chambre, à laquelle on descend par un double escalier de pierre.
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SAINT- ÉTIENNE (cathédrale)
Aux alentours de l'année 1220, l'édification de la cathédrale est entreprise à l’endroit même du sanctuaire dédié à Saint-Étienne et qui fut épargné par les Huns en 451. La construction s'étala sur trois siècles pour s'achever vers 1520.
De nos jours, Saint-Étienne est la cathédrale de France qui possède la plus grande surface de vitraux (près de 6500 mètres carrés) et les plus grandes verrières gothiques d'Europe. Le grand clocher de la cathédrale, la tour de Mutte, contient une cloche de onze tonnes. Avec 41 mètres sous voûte, sa nef est la troisième plus haute de France.
Sur certains clichés anciens le toit vous semblera plus petit et plus pentue. En mai 1877, un feu d'artifice tiré depuis le toit de la cathédrale en l'honneur de Guillaume 1er provoqua un incendie qui a totalement détruit la toiture. Elle sera reconstruite avec une pente plus longue.

Portails de la cathédrale Saint-Etienne
L’énorme portail, style Louis XV, édifié par l'architecte Blondel en 1764 fut démoli en 1898. Les deux grandes statues placées sur la même façade ont été sculptées en 1767 par Le Roy. Nous retrouvons trace de ces statues à Saint Avold. L'une se trouve au-dessus de la face avant de la Basilique et l'autre au-dessus du portail d'entrée de l'église paroissiale Saint-Nabor. Le nouveau portail du Christ sera inauguré en 1903 par l’Empereur Guillaume II.

SAINT-EUCAIRE (rue)
De la rue des Allemands au boulevard André-Maginot.
Primitivement, elle avait nom rue derrière Saint-Eucaire. Elle tient son nom de l'église Saint-Eucaire dont elle borde le mur de l'ancien cimetière
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SAINT-EUCAIRE (église)
Rue des Allemands. L’église Saint-Eucaire fut construite à la fin du XIIe siècle (la nef et le chœur aux XIVe et XVe siècles). Elle est dédiée à l’évêque Saint-Eucaire III. La tradition veut que, chaque 3 février, l'on vienne ici faire bénir des petits pains briochés marqués de picots rappelant le martyre de Saint- Blaise afin d'obtenir la guérison, ou une protection contre les maux de gorge. Blaise est invoqué comme guérisseur des maux de gorge, depuis qu'il sauva un jeune garçon étranglé par une arête de poisson. L’église possède une des fameuses reliques de Saint-Blaise, ramenées par les croisés.

SAINT-FERROY (rue)
De la rue Marchant à la rue de l'Arsenal.
Elle portait ce nom depuis 1197 et le devait à la chapelle, plus tard église paroissiale, dédiée à saint Ferroy. Cette église, démolie en 1812, s'élevait à l'angle de la rue Marchant.
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SAINT-GENGOULF (rue)
De la place Saint-Martin à la rue Châtillon.
Cette artère conserve le souvenir d'une église paroissiale disparue. L'édifice, sis à l'extrémité de la rue, vers l'évêché, occupait l'emplacement des actuelles maisons numéros 17 et 19 de la place Sainte-Glossinde. L'église Saint-Gengoulf fut supprimée en 1791, et convertie en logements en 1798. Des actes de 1330 mentionnent déjà la rue. En l'an 1460, on l'appelait aussi rue des Tonneliers. En 1626, elle se trouvait désignée sous l'appellation de rue Neuve Saint-Gengoulf et, au XVIIIè siècle, de rue des Prisons-Royales ou rue de la Prison-Bourgeoise. Les prisons royales dataient de l'année 1700.
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SAINT-GENEST (ancienne chapelle)
Cet ancien hôtel particulier gothique du XIIe siècle, l’ordre de Malte dont la commanderie était située un peu plus haut rue d’Enfer, récupère la propriété en 1565 et y aménage la chapelle Saint-Genest, dédiée au comédien Genest martyrisé à Rome. La chapelle reste propriété de l’ordre jusqu’à la Révolution. Juste à côté au pied de la chapelle se trouvait la maison où séjourna François Rabelais de 1545 à 1547. François Rabelais envoyé à Metz pour, dit-on, en tant que agent du roi Henri II y préparer l'annexion française de 1552. Il aurait esquissé dans cette maison son Quart Livre de Pantagruel dans lequel il fait allusion au Graouilly, terrassé par le premier évêque de Metz, Saint Clément. Rasée en 1955, la maison a laissé place à la terrasse du café Mathis. On se plait à dire que l’on aurait adoré Jupiter où, non loin de là, un temple fut érigé en son honneur, sur les hauteurs de la colline Sainte Croix. Jurue, soit une contraction de Jupiter rue. Mais Jurue résulte de Juifs rue. Juifrue est déjà constaté au XVIe siècle et rue des juifs en 1793. On trouve à proximité des vestiges de la plus ancienne synagogue de Metz, rue d’Enfer, ainsi qu’une importante communauté juive qui s’installe dans le quartier.

SAINT-GEORGES (rue)
De Vincentrue à la rue Goussaud. C'était une partie de l'ancien prolongement de la rue Saint-Marcel.
Cette dernière artère, à la hauteur de son issue actuelle, inclinait son cours vers la droite et passait derrière l'abbaye de Saint-Vincent, entre les bâtiments conventuels qu'elle longeait, et les maisons construites au bord de l'eau. Elle côtoyait l'hôtel du Passetemps, ensuite l'hôpital Saint-Georges, pour aller rejoindre la rue du Pontiffroy. Ce fait explique les différents noms de la rue : rue du Passetemps au XVè siècle, rue Saint-Georges sur un plan de 1789, rue des Pères Saint-Georges en 1817.
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SAINT-GEORGES (pont)
Le Pont Saint Georges est probablement un des plus anciens ponts de Metz. Sa construction se situerait à l'époque gallo-romaine, il permettait l’accès à la voie romaine menant à Trèves. Initialement construit en pierre, ce pont était en bois en 1324. Sa reconstruction en dur débuta en 1336. En 1792, pendant la période révolutionnaire, l’édifice fut nommé Pont Ventôse. Le Pont Saint-Georges a pour origine le nom de l'ancienne église Saint-Georges, située rue Saint-Médard et arasée de nos jours. Par le passé, le 23 Avril, jour de la Saint-Georges, du haut du pont, le clergé bénissait la Moselle.

SAINT-HENRY (rue)
De la place du Quarteau à la rue de la Gendarmerie.
C'est une des quatre artères qui doivent leur nom à l'arrêté du 8 juin 1731. Henry était en effet un des prénoms de Mgr de Coislin.
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SAINT-JACQUES (place)
De la rue Fabert à la rue de Ladoucette.
Son nom lui vient de l'église Saint-Jacques qui s'élevait jadis à son emplacement. Elle changea souvent de dénomination au cours des siècles. On l'appelait :
En 1137, 1609, 1698: place Saint-Jacques.
En 1698 et en 1773 : place Derrière Saint-Sauveur.
En 1793: place de la Révolution, puis place de la République.
De 1806 à 1815 : place d'Austerlitz.
De 1816 à 1830: place Saint-Jacques.
De 1830 à 1874 , place d'Austerlitz.
depuis 1874 : place Saint-Jacques.
L'arrêté municipal du 18 janvier 1806 concernait en même temps la dénomination de la place d'Armes. En voici la teneur : Le maire de la ville de Metz, qui met au nombre de ses devoirs les plus chers le soin de perpétuer le souvenir des immortelles victoires par lesquelles Sa Majesté l'Empereur et Roi, Napoléon-le-Grand toujours auguste, a décidé du sort de l'Europe, élevé son armée au plus haut degré de gloire, et placé son peuple au premier rang des nations informé qu'un grand nombre de citoyens ont manifesté le voeu de l'érection d'un monument digne des grands et mémorables événements de la guerre de soixante jours, et de voir les places principales décorées des trophées de la Grande-Armée considérant que la première de ces propositions est du ressort du Conseil général qui s'empressera, dans sa première session, de porter à cette occasion ses voeux au pied du trône de S.M.I. et R., arrête :
Art. 1. Les places d'Armes et de Saint-Jacques de la ville de Metz seront nommées : la première, place Napoléon, la seconde, place d'Austerlitz.
Art. 2. Les inscriptions anciennes seront effacées dans le jour : elles seront remplacées par des couronnes de laurier et d'olivier, au milieu desquelles se liront en lettres très apparentes les inscriptions nouvelles. Le Maire, MARCHANT.
En 1816, c'est une décision signée par M. de Turmel, premier magistrat, qui rendit à la place sa première dénomination. L'arrêté du 8 août 1830, lui redonnant le nom d'Austerlitz, porte la signature de M. Bouchotte. Au XIIIè siècle, la ruelle des Barons aboutissait derrière Saint-Sauveur. Son nom lui venait très vraisemblablement de Gérard Baron, chanoine de Saint-Sauveur. Anciennement, la place Saint-Jacques n'était qu'une petite place devant l'église du même nom.
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Le nom de la place, dont l’origine remonte au XIIe siècle, est dû à l'église Saint-Jacques construite en bordure et arasée en 1574. A proximité du carrefour principal de la ville romaine (rue Taison et En Fournirue), la place Saint-Jacques correspond à peu près à l'emplacement du forum antique. Autrefois, chaque année, le 26 décembre se tenait la louée. Durant cette journée de marché, ouvriers agricoles et journaliers proposaient "de louer" leurs services. La halle aux légumes et aux fleurs occupa entièrement la place de 1832 à 1907, année de sa destruction pour insalubrité. En 1918, lors de la débâcle des troupes allemandes, la population messine, s’adressant à son évêque Monseigneur Benzler, promit d’élever un monument en l’honneur de la Sainte Vierge si leur ville était épargnée des bombardements. C’est ainsi qu’en 1924 à l’occasion de la fête de l’Assomption, les Messins honorèrent leur promesse en inaugurant Place Saint-Jacques la colonne à la Vierge.

SAINT-JEAN (impasse)
Elle part de la rue du Moyen-Pont.
Elle conduit à la voûte de l'ancien abreuvoir du Petit Saint-Jean et donne accès au bord de la Moselle. Son nom lui vient de l'ancienne propriété des chevaliers de Saint-Jean de Rhodes, dits encore chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Vers le XIIè siècle, ils fondèrent un hôpital connu sous le nom de Petit Saint-Jean en Chambre. Ils en firent plus tard le siège d'une commanderie de leur ordre. II s'élevait au bord de la Moselle, et une partie occupait l'emplacement de ruines gallo-romaines.
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SAINT-LIVIER (ancienne église)
Dans le quartier du Pontiffroy, place Valladier, subsistent les ruines de l’église Saint-Livier aux abords de l’église Saint-Clément. Construite au IXe siècle, elle sera modifiée au XIIIe et XVe siècle. La paroisse disparut après la révolution et l’église désaffectée fut transformée en appartements en 1791. Lors de la transformation du quartier du Pontiffroy dans les années 70, les ruines de l’église furent conservées au milieu d’un petit square, encore visible de nos jours.
Livier, était un officier romain messin qui prit la tête de l’armée face à l’invasion d’Attila en 451 à Metz. Fait prisonnier il fut emmené jusqu'à Marsal dans leur camp du Haut-de-Saint-Jean. Refusant de renier sa foi devant l’envahisseur il fut décapité. La légende raconte que sa tête ayant roulé sur le sol, il la ramassa et fit quelques pas en la tenant dans ses mains. Les Huns impressionnés par ce miracle abandonnèrent leur campement de la côte Saint-Jean.
Un tombeau fut élevé à l’endroit même et la dépouille du saint y fut déposée. Fin du Xe siècle, Thierry 1er, évêque de Metz, décida de transférer le corps du martyr. Seuls quelques fragments restèrent au mont Saint-Jean, transférés à Verdun lors de la guerre de Trente Ans puis rendus au diocèse de Metz au XIXe siècle. Le corps du martyr fut déposé à l'abbaye Saint-Vincent pour ensuite être déposé dans l'église à côté, l’église de Saint-Polyeucte, qui prit alors le nom de Saint-Livier. Seuls quelques ossements restèrent à Saint-Vincent. La paroisse et le corps du martyr disparurent après la révolution.

SAINT-LOUIS (place)
De la rue du Change aux rues Royale et du Grand Cerf.
Y aboutissent la rue de la Tête-d'Or, la place Saint-Simplice et la rue de l'Abreuvoir. Avant le XIIè siècle, la première enceinte, se superposant à la muraille gallo-romaine, se situait à cet endroit entre la rue de la Chèvre et l'actuelle place Saint-Louis. Dans le courant du XIIIè siècle, la ville s'agrandit et déborda de ses anciens remparts. On éleva alors des constructions contre les vieux murs et on appela le lieu place du vief et du nuef, autrement dit En Vésigneuf. Un poème de la Guerre des Quatre-Seigneurs, en 1324, disait :
On trueve bien en Vesignuef
Poivre, seffrans et autrez espaces,
Soie, sendel, draps d'or gneufz ;...
On trouve bien en Vésigneuf
Poivre, safran et autres épices,
Soie, taffetas, drap d'or tout neuf ;
La place devint ensuite le quartier du Change où, sous les arcades, se dressaient les tables ou étaux des changeurs dont l'industrie florissait alors dans notre cité. Au début du XVIIIè siècle, une fontaine existait au milieu de la place du Change. Elle était entourée d'un grand bassin en pierre de taille. En l'an 1707, M. Ferrand, curé de Saint-Simplice, acheta une statue du roi Louis XIII découverte dans les ruines de la citadelle. Le brave ecclésiastique fit passer cette effigie pour celle de Louis IX et la jucha sur la fontaine. Cet édifice devint la fontaine Saint-Louis et donna son nom à la place.
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Le rempart romain du IIIe siècle passait Place Saint-Louis. Au XIIIe siècle, la ville débordait de son enceinte qui fut démolie et reconstruite plus loin. Sur les fondations du rempart romain détruit, les banquiers italiens installés à Metz construisirent l'alignement de maisons à arcades et créèrent la Place du Change. Soixante changeurs y étaient installés au XIVe siècle. En 1707, le curé de l’église Saint-Simplice (détruite à la Révolution) installa, sur la Place du Change, une statue du roi Louis XIII. Les Messins confondirent les statues des rois Louis XIII et Saint-Louis et, depuis cette époque, la place est dénommée Place Saint-Louis. Les maisons construites pour la plupart par des banquiers essentiellement lombards font référence par leur aspect "forteresse" à l’architecture des palais du gothique italien. Des façades connurent un remaniement au XVIIIe siècle, époque à laquelle fut aussi percée la rue Tête d’Or.

SAINT-LOUIS (statue)
La statue Saint-Louis sur la place. En 1707, le curé de l’église Saint-Simplice sur la place du même nom, l’abbé Henry Louis Ferrand, acquit une statue découverte dans les bâtiments de la citadelle, afin de l’ériger sur la fontaine proche de l’église sur l’ancienne place du change. Celle-ci devait remplacer une pyramide érigée en 1671 au sommet de la fontaine qui menaçait de tomber. La représentation de la statue était celle du Roi Louis XIII, mais elle fut confondue avec Louis IX connu sous le nom de Saint-Louis. Amalgame qui donna également le nom de Saint-Louis à la place. En 1746, la fontaine devenue gênante pour la circulation sur la place, fut déplacée pour être adossée au numéro 8 de la Place Saint-Louis, à l’Hôtel de Foucquet, ancienne maison de Georges de Lesseville, conseiller au Parlement de Metz. En 1867, la fontaine et la statue sont délabrées. Jean-Baptiste Géhin, pharmacien installé au n°8 de la place, s’associe à des habitants du quartier et font appel au sculpteur Charles Pêtre pour la réalisation d’une nouvelle statue, représentant cette fois-ci le vrai Saint-Louis, en tenue de croisé avec son armure recouverte du drapé et couronne à fleur de lys qui prendra place sur un socle en pierre. Notez que Louis IX dit Saint-Louis fut roi de France de 1226 à 1270, mais ne régna jamais sur Metz qui n’était pas encore rattachée au royaume de France à l’époque. En 1980 la statue est déplacée quelques mètres plus loin, au milieu du passage, à la limite de la place vers la rue du Change, emplacement qu’une copie de la statue occupe encore de nos jours. Une copie car en 2005 l’original de la statue regagne le Musée de la Cour d’Or à Metz pour être remplacée par cette reproduction. Le 2 février 2011 un fait divers réveille la place : lors d’une manœuvre avec son camion, un livreur renverse la statue qui se brise en mille morceaux. Une nouvelle réplique est réalisée et en décembre 2011 une cérémonie Place Saint-Louis inaugure la nouvelle statue mise en place.

SAINT-LIVIER (ancien hôtel)
L’Hôtel Saint-Livier, rue des Trinitaires, le plus vieil édifice civil de la ville, à la fois château et résidence. Construit au XIIe siècle à l'emplacement du palais des rois d’Austrasie. De nos jours il abrite les locaux du FRAC Lorraine.

SAINT-LOUIS (rue)
De la place de Chambre à la rue de la Paix.
Ouverte au début du XIXè siècle sur le terrain de l'ancienne abbaye de Saint-Louis, elle doit son nom à l'arrêté municipal du 1er juillet 1816. La collégiale de Saint-Louis, formée en 1762 par la fusion des abbayes de Saint-Pierre et de Sainte-Marie, occupait les bâtiments de la dernière.
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SAINT-MARCEL (rue)
De la rue du Pont-des-Morts à la place Saint-Vincent.
Elle formait à l'origine une communication directe de la rue du Pont-des-Morts à celle du Pontiffroy. A peu près à la hauteur de l'actuelle rue Hollandre-Piquemal, elle s'inclinait vers la droite pour passer derrière les bâtiments de l'abbaye de Saint-Vincent, entre les dits bâtiments et les maisons élevées au bord de l'eau. La rue conserve le souvenir de l'église paroissiale Saint-Marcel. Cet édifice occupait l'emplacement du numéro 23 de la présente rue et le numéro 7 bis de la rue du Pont-Saint-Marcel. En creusant les caves de cette dernière maison, on exhuma de nombreux ossements humains.
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SAINT-MARCEL (pont)
Le Pont Saint-Marcel a été construit en 1737 sur le bras de la Moselle derrière les dépendances de l’église. Il permettait le passage de la Place de la Comédie, alors appelée Grand Saulcy, au quartier Belle Isle. La dénomination du pont conserve le souvenir de l’ancienne église paroissiale Saint-Marcel (au numéro 23 de la rue). A la fin du XVIIIe siècle, un nouveau bâtiment fut construit sur les assises de l’ancienne église. Lors de travaux de creusement, les ouvriers exhumèrent de nombreux ossements humains provenant du cimetière qui entourait l’édifice religieux.

SAINT-MARTIN (place)
Des rues du Coëtlosquet, des Parmentiers et Saint-Gengoulf, à la rue Lasalle.
Baltus, dans ses Annales, relate ainsi la création de la place :
Les maisons situées au haut de la rue des Parmentiers, derrière la grand'maison, laquelle se trouvait entre la ruelle des Prêtres, d'une part, et la rue du Cours Saint-Martin, d'autre part, furent démolies en juillet 1749 pour former une place triangulaire, qui ne fut pavée qu'en octobre-novembre de l'année 1753. Ces démolitions étaient faites en exécution d'une ordonnance du Bureau des finances en date du 24 février 1748. Ce lieu prit le nom de place Saint-Martin, à cause de la proximité de l'église de ce nom. Avant sa formation, la rue qui passait devant l'église s'appelait rue Saint-Martin ou Saint-Martin-rue, ou encore rue du Cours Saint-Martin. En 1793, la place Saint-Martin prit le nom de place du Peuple.
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A l’époque, la place la plus aristocratique de Metz était la place Saint-Martin.

SAINT-MARTIN (église)
L’église Saint-Martin présente plusieurs phases de construction. Le narthex et la nef du XIIIe, avec une influence romane, le transept et le chœur des XVe et XVIe siècles de style gothique flamboyant. Le clocher, rasé au XVIe siècle, a été reconstruit à la fin du XIXe siècle. De chaque côté du portail d'entrée se situe un mur construit en petit appareil (pierres taillées de petites dimensions), vestige d'un bâtiment romain sur lequel a été bâtie l'église.
Les clichés anciens dévoilant un clocher tel une tour peu élevée datent d'avant 1880.

SAINT-MAXIMIN (église)
Église rue Mazelle. L’église Saint-Maximin avait pour nom autrefois Saint-Maximin Outre Seille. Édifiée fin du XIIe siècle et remodelée aux XIVe et XVe siècles. L’église est ornée de vitraux créés par Cocteau.

C’est l’actuelle rue de la Baue, près de la Porte des allemands, qui a failli, et légitimement puisque l’église du même nom est tout près, avoir la dénomination de rue Saint Maximin. Vers 1845, les plaques nommant la rue de la Baue n’existaient plus, Chabert avait sollicité la municipalité de remplacer le nom du passage de la rue de la Baue en rue Saint Maximin puisqu’elle longeait cette église. Le maire ne fit que remplacer les plaques manquantes sans en changer le nom pour autant. C’est en 1907, qu’un chemin sur les hauteurs de Queuleu est dénommé rue Saint Maximin. Il est situé entre la rue des Trois-Evêchés jusqu’à la place Saint Maximin pour être prolongé en 1936 jusqu’à la rue de Tivoli sur un ancien sentier. Maximin est originaire d'Aquitaine, il se rendit à Trèves, alors capitale de l'empire d'Occident. Vers 325, il en devint l'évêque. Il décèdera dans le Poitou le 12 septembre 347. Saint Maximin est fêté le 29 mai. Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.
Sur certains clichés anciens on distingue l'ancienne l’épicerie et boutique militaire d'Henriette Détroy veuve Chaudé.

SAINT-MÉDARD (rue)
De la rue Chambière à la rue Tour-aux-Rats. Actuellement disparue.
Elle doit son nom à l'église Saint-Médard, sise jadis dans cette artère et démolie en 1552 pendant le siège de Metz. Cette voie porta le nom de ruelle Derrière-Saint-Médairt en 1360 et celui de rue Médard en 1793.

SAINT-NICOLAS (place)
Y aboutissent les rues de la Fontaine, Lasalle, du Neuf bourg, des Augustins et du Père-Potot.
Primitivement, écrit Chabert, c'était le passage ou rue Cerisaie, en souvenir d'une plantation de cerisiers. La place tient son nom de l'hôpital Saint-Nicolas, fondé au XIIè siècle. A cette époque-là, il se trouvait presque dans la campagne, environné de soleil et d'air pur. Plus tard, il sel'etrouva enserré entre les actuelles rues de la Fontaine, de Saint-Henry et de la Gendarmerie, et du Pére-Potot.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Place dénommé primitivement Passage ou rue Cerisaie en souvenir d’une plantation de cerisiers, la place tient son nom actuel du voisinage de l’hôpital Saint-Nicolas fondé au XIe siècle.

SAINT-NICOLAS (ancien hôpital)
L'hôpital Saint-Nicolas, fondé au XIe siècle, était tenu de faire respecter, par une ordonnance de 1282, un curieux impôt. Chargé de percevoir les ventes des vêtements des morts, cet impôt servait à financer la reconstruction des ponts de Metz. Le nom du Pont des Morts résulterait de cette pratique. Mais la raison en est controversée puisque l’on prétend également que le préalable pont en bois portait déjà le même nom. C‘est du Pont des Morts que les criminels condamnés à la noyade étaient précipités dans la Moselle.
Avec son portail d'entrée de style gothique flamboyant du début XVIe siècle, une cour intérieure sur laquelle donne une salle gothique voûtée d'ogives du XIIIe siècle et une aile gothique modifiée au XVIIe siècle, il ne subsiste aujourd’hui que le clocher de l'église construite en 1841. Le portail date de 1514 et une fontaine fut rajoutée en 1739. Jadis dans la niche se trouvait la statue de Saint-Nicolas.
Ce n’est qu’en 1986 qu’il fermera ses portes pour abriter un temps les locaux du Pôle Emploi.

SAINT-PIERRE (rue)
Hors des remparts messins, dans le quartier du Sablon, ancien chemin débutant à l'actuel passage du Sablon. Autrefois s'y trouvait la maison et la fontaine brûlées appelée aussi maison du capitaine Paul, au carrefour de la rue aux Arènes. Ce chemin traversait les champs avec quelques habitations en direction de Magny jusqu'à l’actuel couvent Sainte-Chrétienne, autrefois l’ancienne Maison de Tivoly sur les ruines de l'abbaye Saint Clément détruite en 1552. la rue prit également pour nom suivant les époques rue de l’église et Kirchstrasse.

SAINT-PIERRE AUX NONNAINS (ancien lieu de culte)
Nommé à tort de plus vieux bâtiment religieux en France, cet édifice datant de 380 après J.-C, fut utilisé avant tout à l’époque romaine comme palestre (salle de sport). L’édifice était intégré à un ensemble thermal. Au VIIe siècle, il devient la chapelle d’une abbaye de bénédictines. La nef romane est construite vers l’an 1000, ce qui correspond à l’époque ottonienne pour le Saint Empire romain germanique. Pourtant épargné par le pillage des Huns en 451, le siège de Charles Quint en 1552 ruinera en partie l'église. L’abbaye royale Sainte Marie, fondée en 984 (par Adalberon II, évêque de Metz) a été réunie en 1762 à celle de Saint Pierre aux Nonnains pour ne former alors plus qu'un seul édifice. Au moment de la construction de la citadelle Saint Pierre aux Nonnains devient un entrepôt militaire et le restera jusqu'au XXe siècle. La restauration de l’édifice débute en 1972 et, de 1980 à 1988, on reconstitue l’architecture du bâtiment tel qu’il l’était au Xe siècle. Aujourd’hui Saint-Pierre aux Nonnains est devenu une salle de concert et d'exposition.

SAINT-SIMON (église)
Église place de France. En 1737, les chanoines de Saint-Pierremont s'établirent à Metz et construisent leur église au milieu des bâtiments militaires de la place de France. L’édifice cultuel devint l'église paroissiale du quartier et en 1921 on confia à la mission lazariste la responsabilité de cette paroisse.

SAINT-SIMPLICE (place)
De la place Saint-Louis à la rue Haute-Seille.
Elle perpétue le souvenir de l'ancienne église Saint-Simplice, édifiée vers la fin du Xlllè siècle. Un vaste cimetière y était attenant. L'église, fermée à l'époque révolutionnaire, servit de halle aux grains. En 1809, l'agrandissement de la place Saint-Louis et l'établissement d'une communication entre cette place et la rue Mazelle amenèrent la suppression du cimetière et la démolition de l'église. La place reçut d'abord le nom de place de Friedland en souvenir de la célèbre bataille livrée le 14 juin 1807. On l'appelait aussi plus communément place Neuve, par rapport à la vieille place Saint-Louis qu'elle jouxtait. Elle prit en 1806 la dénomination de place Saint-Simplice. En 1830, elle reprit celle de Friedland qu'elle conserva jusqu'en 1874. Pendant l'annexion, c'était le Neumarkt (nouveau marché). Après la Grande Guerre, elle redevint place Saint-Simplice.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Elle doit son nom à l'ancienne église Saint-Simplice, construite à la fin du XIIIe siècle. Fermé lors de la Révolution, l’édifice servit de halle aux grains. Un vaste cimetière l‘entourait. Début 1800 l'agrandissement de la Place Saint-Louis et la nécessité d’établir une voie entre la place et la rue Mazelle contribuèrent à la suppression du cimetière et la démolition de l'église. Par la suite, la place fut successivement dénommée Place de Friedland, Place Neuve et enfin Place Saint-Simplice. La fontaine, établie en 1866, sur l'emplacement de l’ancienne l'église, fut enlevée en 1932.

SAINT-THIÉBAULT (place)
Y aboutissent les rues du Neufbourg, des Augustins, d'Asfeld, François-de-Curel et le rempart Saint-Thiébault.
Elle doit son nom à la chapelle Saint-Thiébault, fondée en 1159, en avant de l'ancienne porte hors des murs de la cité. Au début du XVIIIè siècle passaient à cet endroit les murs et fossés de la ville. Dans la muraille s'ouvrait la première porte Saint-Thiébault. En 1739, ce quartier connut un important bouleversement. Les fortifications furent détruites, les fossés comblés et la porte démolie. En 1740, cette dernière fut rétablie un peu plus loin, sur les nouvelles fortifications.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Elle doit son nom à la chapelle Saint-Thiébault, fondée en 1159, en avant de l'ancienne porte placée hors des murs de la ville. La Place Saint-Thiébault fut aménagée sous Louis XV. Une fonderie de canons bordait la place à cette époque. Aux abords se trouvait une des plus belles portes de Metz, la Porte Saint-Thiébault, construite sous Louis XIV. Elle fut détruite lors du comblement des fossés et de la destruction des remparts. Plus tard se tenait sur la place un marché au foin, d’où le nombre de clichés anciens avec des carrioles et chevaux.
Un parking souterrain a été construit au-dessous de cette place.

SAINT-THIEBAULT (rempart)
De la rue Harelle à la place Saint-Thiébault.
La rue fut établie en 1739 sur la limite d'anciens fossés de défense, contre les nouveaux remparts entre les portes Saint-Thiébault et Serpenoise. On la nomma rempart du Midi en 1793. La démolition des remparts débuta en janvier 1902. Une rangée de maisons fut construite à leur emplacement. L'arrêté municipal du 12 février 1904 décrétait :
Les rues dites autrefois le rempart Serpenoise et le rempart Saint-Thiébault ont été réunies sous le même nom de Saint-Thiébault.
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SAINT-VINCENT (place)
Entre les rues Belle-Isle, Saint-Vincent, Goussaud et Saint-Marcel.
Elle fut établie en 1741, aux frais de la ville, à l'emplacement de la grande cour de l'abbaye de Saint-Vincent. Elle en reçut le nom. L'abbaye bénédictine de Saint-Vincent fut fondée en 968, par Thierry1'évêque de Metz.
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SAINT-VINCENT (rue)
De la rue Saint-Clément à la place Saint-Vincent.
Elle fut établie en 1740, la même année que la place du même nom. En 1793, elle fut dite rue Vincent.
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SAINT-VINCENT (ancienne église)
L’abbaye Saint-Vincent fut fondée en l'an 968 par Thierry 1er, évêque de Metz. L'église actuelle, la plus grande de Metz après la Cathédrale, fut construite de 1248 à 1376 et subira encore de nombreuses transformations. La grosse tour romane de la façade fut détruite au début du XVIIIe siècle, frappée par la foudre. Deux nouvelles travées de style gothique furent élevées à son emplacement en 1755. De 1768 à 1786, les architectes Barlet et Louis édifièrent une façade monumentale. La Révolution transforma l'église en écurie. En 1803, elle devint église paroissiale. Sous Napoléon III, Laurent-Charles Maréchal, maître verrier messin, l'orna de vitraux. En 1933 Pie XI éleva l'église au rang de basilique.
C’est depuis mai 2012 que cette ancienne abbaye est désaffectée du culte public, après l’accord du Vatican. L’abbaye abrita des ossements de Sainte Lucie, vierge et martyre, ramené depuis Syracuse par l’évêque Thierry 1er. Seules trois villes au monde possèdent des reliques de Sainte Lucie : Syracuse, sa ville natale, Venise et Metz. Les restes de Sainte Lucie ont été transférés à l’église Saint-Clément en décembre 2012.

SAINTE-BARBE (rue)
Quartier du Fort-Moselle. Entre le pont du Pontiffroy et le nouveau pont de Thionville.
Sainte Barbe est la patronne du Pays messin, et aussi de plusieurs métiers dangereux comme artilleurs, pompiers, mineurs, fondeurs, poudriers et même, par une amusante équivoque, des brossiers. pour ce qu'ils mettent le poil en oeuvre.
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SAINTE-CROIX (place)
Des rues Taison, Jurue, de l'Abbé-Risse et du Haut-de-Sainte-Croix.
La place Sainte-Croix est le berceau de la cité messine. Elle fut habitée dès les époques les plus reculées. Les Gaulois médiomatriques construisirent un oppidum sur ce promontoire dominant le confluent de la Moselle et de la Seille. La place tient son nom de l'ancienne église Sainte-Croix, supprimée à la Révolution, et qui s'élevait à l'angle des rues Taison et des Ecoles. Mais suivant la tradition, le signe de la croix aurait été érigé très anciennement au sommet de la colline, et aurait déterminé la construction d'une église dédiée au divin symbole. La fontaine Sainte-Croix, exécutée en 1734, subit une restauration en 1770 par le sculpteur Rollier. Elle sortit mutilée de la période révolutionnaire. Depuis, on replaça simplement la croix de pierre sur le faîte du monument. La place Sainte-Croix fut dite place de la Montagne en 1793, pour commémorer le souvenir du parti montagnard.
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Le point le plus haut à près de 190 mètres, mais surtout le plus ancien, berceau de la cité, la colline était occupée 3000 ans avant notre ère. Quelque peu les fondateurs de la ville, le peuple celte des Médiomatriques la nommèrent Dividorum Mediomatricorum. La place vit ensuite arriver les romains, en témoigne les thermes et murs antiques retrouvés. Suivra le Moyen-Âge avec ses églises, abbayes et ses rues tortueuses. Sa dénomination vient d’une ancienne église, détruite à la révolution, qui s'élevait à l'angle des rues Taison et des Ecoles. La fontaine Sainte-Croix, sur la place, date de 1734. Sur la place se trouvait également l’hôtel de la Bulette (enregistrement de la Bulette, droit perçu sur les actes concernant le commerce et la propriété - XVe au XVIIe siècle). Cet ancien hôtel patricien du XIVe siècle, sera converti en prison au XVIe siècle puis en école de filles au XIXe. Le bâtiment disparaît en 1935, on y construit l’hôpital Sainte-Croix. De l’ancienne façade ne subsiste aujourd’hui que la couronne de créneaux et ses deux échauguettes, ainsi qu’une rangée de fenêtres.

SAINTE-GLOSSINDE (place et rue)
Elles s'étendent de l'avenue Robert-Schuman à la rue Châtillon.
II n'existe qu'un numérotage pour les immeubles de la rue et de la place. La rue fut ouverte en 1470 sur l'emplacement d'une maison ayant appartenu à l'abbaye de Gorze. Elle s'appela jusqu'en 1848 rue du Rempart Sainte-Glossinde. La place et la rue tiennent leur nom actuel de l'abbaye de Sainte-Glossinde fondée vers l'an 604. La petite église du monastère, édifiée vers 630 et reconstruite en 951, occupait l'emplacement de l'actuelle chapelle de l'évêché, bâtie en 1752.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

SAINTE-MARIE (rue)
Des rues du Faisan et Pierre-Hardie à celles Sous-Saint-Arnould et du Moyen-Pont.
Elle doit son nom au monastère des religieuses de Sainte-Marie dont nous avons parlé dans la notice sur la rue Saint-Louis. En 1793, la voie prit le nom de rue ci-devant Sainte-Marie.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

SAINTE SÉGOLÈNE (église)
Au Xe siècle, il existait déjà un sanctuaire l'emplacement de l'actuelle église, la crypte existe encore sous le chœur. Au XVe siècle, un porche gothique fut élevé devant l'église. En 1896, le porche et l'ancien clocher sont détruits, la nef rallongée et terminée par une façade très décorée et surmontée par deux clochers par l'architecte allemand Wahn.

SAULCY (place du)
A l'extrémité du pont des Morts, entre la rue Belle-Isle et le boulevard Robert-Sérot.
On l'appelait place du Saulcy écrit Chabert parce que le terrain était en nature de saussaie. Et il ajoute : « A une époque très ancienne, la Moselle fut arrêtée dans son cours en avant des murs de Metz et détournée de sa direction rectiligne par une forme de digue submersible (actuelle digue des Pucelles) et de nombreuses levées de terre plantées de saules ». Autrefois existait à cet endroit un ancien château de porte, flanqué de deux tours. La création de la place, en 1737, amena la destruction de cet édifice. Le nouvel emplacement ainsi formé s'appela place du Pont-des-Morts. En 1793, il prit le nom de place du Pont-de-l'Isle.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

SAULCY
Le plan d’eau remplace des marécages en bordure de la Moselle. L’accès entre l’Esplanade et le plan d’eau date du début du XXe siècle, époque où les autorités allemandes firent combler les fossés des remparts et aménagèrent l’espace en jardin d’agrément.
Certains clichés anciens nous montrent un canal latéral à la Moselle. La région, en plein essor économique, décida sa construction en 1867. Le projet utilisait les fossés des fortifications de l’ancienne citadelle pour la partie du canal rejoignant la Seille, avec un port au niveau de l’actuelle gare. La place Saint-Thiébault, juste à côté, verra même un ancien café prendre le nom de « Café du Port ».
Les combats de 1870 stoppent les travaux qui reprendront deux ans plus tard.
Un autre port est créé, sur le trajet du canal de Jouy ouvert à la navigation en 1877, à Montigny-lès-Metz, nommé La Vacquinière.
Début 1900 les remparts sont démantelés et les fossés comblés. La liaison du canal jusqu’à la Seille est comblée à son tour est l’actuelle gare construite à la place du port. Abandonnée progressivement pour raisons économiques, le canal subsistera encore jusqu’en 1975 grâce à l’activité des gravières et de la goudronnerie. Le comblement de l’écluse de la Polka clôturera définitivement l’activité industrielle du canal.

SAULNERIE (rue)
De la rue du Pont-Sailly à la rue Basse-Seille.
Tandis que les ateliers des tanneurs donnaient sur le canal de la Seille, les habitations de ces vaillants artisans s'ouvraient sur la rue Saulnerie. Pour cette raison. les Messins donnaient parfois aussi à cette dernière artère le nom de rue des Tanneurs.
Cependant, le nom de Saulnerie s'employait déjà au début du XIVè siècle. Philippe de Vigneulles parle dans ses chroniques de Salnerie. Le vocable Saulnerie, comme le mot Seille, est dérivé de sel. Les Romains avaient donné à la rivière proche, issue des riches contrées salifères, le nom de Saliae. Le segment sis entre les rues de la Petite-Boucherie et du Paradis avait nom rue de la Haute-Saulnerie, par opposition à l'autre partie descendant vers la rue Basse-Seille et qu'on appelait rue de la Basse Saulnerie, ou plus simplement rue des Corners.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

La rue Saulnerie doit son appellation au fait de sa proximité avec l’ancien cours de la Seille qu’elle longeait, celui-ci sortant de l’étang de Lindre près de Dieuze, lieu réputé pour ses salines. Une saulnerie (saunerie) est un lieu où les saulniers (sauniers) extrayaient le sel de l'eau de mer, par évaporation naturelle dans des marais salants, ou à l'aide du feu, dans des fours à sel. Tandis que les ateliers des tanneurs donnaient sur l’ancien canal de la Seille, l’actuelle rue des Tanneurs, les habitations de ceux si s’ouvraient à l’arrière, sur la rue Saulnerie.
Dans le prolongement de la rue Saulnerie jusqu’à la rue des Capucins se trouvait également la rue de la Haute Saulnerie, qui a pris aujourd’hui pour dénomination Rue du Paradis. Plusieurs étymologies se disputent sa désignation, pour sa situation au sommet de la colline de Metz ou bien encore de l’ancien Chemin du Paradis, voie conduisant au parvis, ou peut-être par opposition à sa rue voisine, la rue d’Enfer.

SCHUMAN (avenue Robert)
Anciennement avenue Serpenoise, c'est l'ancienne "Via Scarponensis" allant de Trèves à Lyon en passant par Metz. Serpenoise est une déformation du nom Scarponensis, le nom du village de Scarpone (actuellement Dieulouard près de Nancy) qui était traversé par cette route.  Au siècle dernier, elle était encore le grand axe menant vers notre ancienne gare, Place du Roi Georges, devant la Porte Serpenoise.
Les tilleuls de part et d'autre de l'avenue ont été plantés en 1852.

SÉMINAIRE (grand)
C'est à Pont-à-Mousson, en 1595, que l’on trouve les traces du premier séminaire fondé en Lorraine pour y assurer la formation des prêtres, à l'initiative du Cardinal Charles II de Lorraine-Vaudémont, évêque de Metz. Le séminaire finira par arriver à Metz en 1661 et trouvera sa place dans les bâtiments actuels en 1745.
Le saint patron du séminaire est un jeune prêtre missionnaire originaire de Mittelbronn qui fut martyrisé au Tonkin en 1851, Saint Augustin Schœffler.
Le Grand Séminaire, avenue Jean XXIII, regroupe les deux cycles de la formation des futurs prêtres des diocèses de Metz, Nancy, Saint Dié et Verdun. Depuis 2005, il accueille également des séminaristes du diocèse aux Armées françaises et, plus récemment, des séminaristes du Viet-Nam. Les séminaristes reçoivent un enseignement en sciences humaines, philosophie et théologie et ils sont également initiés à la vie pastorale de leurs diocèses avec la collaboration des curés qui les accueillent en stage dans leurs paroisses. La plupart des cours ont lieu à l’Université de Metz, en quelque sorte la section « théologie » de l’UFR Lettres et Sciences Humaines. D’autres cours tels que la liturgie, le droit canonique ou la spiritualité, sont assurés au Grand Séminaire.
Sa chapelle date de 1905 où l'abbé Nicolas Dorveaux, supérieur du grand Séminaire, en décida la construction pour permettre aux séminaristes en formation un lieu de culte plus digne que la chapelle de la Conversion de Saint-Paul (la chapelle d'hiver) aménagée dans les murs mêmes du séminaire. Consacrée solennellement le 5 novembre 1907, année du Grand Congrès Eucharistique qui eut lieu à Metz, elle fut dédicacée sous le vocable de Saint Charles Borromée, saint patron des prêtres. Son orgue venait à l’origine de Langres, puis fut transféré au château de Mercy. Ses propriétaires, la famille de Coëtlosquet (qui finança une grande partie des constructions et de l'embellissement), en fît don au séminaire en 1904. La boiserie actuelle date de 1908. En 1946, l'instrument fut entièrement reconstruit par le facteur Koenig. Saccagé et pillé, l'orgue est aujourd'hui complètement inutilisable. Dans les bâtiments on y trouve également une bibliothèque qui possède des ouvrages anciens et précieux avec pour exemple la Bible polyglotte de Walton éditée à Londres en 1657, l'édition originale de l'Augustinus à l'origine du mouvement janséniste ou encore une copie du célèbre sacramentaire de Drogon. Les jardins du Grand Séminaire sont également accessibles au public, il est désormais possible de pousser la porte du Jardin des Cinq Sens, distribué autour d'un potager, d'un petit bois et d'une clairière dans laquelle des bancs ont pris place. Dans l’enceinte du Grand séminaire on y trouve un très bon restaurant, Les Amis de Saint Louis.

SÉROT (boulevard Robert)
En mémoire de Robert Sérot, homme politique français, est né le 18 février 1885 à Saint-Dizier (Haute-Marne) et décédé le 28 mars 1953 à Paris. Sénateur de la Moselle de 1946 à 1948.

SERPENOISE (rue)
De la rue de Ladoucette à l'avenue Robert-Schuman.
C'était la via scarponensis, voie romaine de Metz à Reims. Elle sortait de la ville par la porte de Scarpone ou porte scarponaise. Scarpone, première station sur la route, se situait près de l'actuelle localité de Dieulouard. Par corruption, le mot scarponaise ou scarponoise devint Serpenoise.
Dans un article intitulé A travers Metz, ville romaine, Roger Clément,ancien conservateur des musées, écrit « Nous sommes au coin de la rue Serpenoise et de la rue de l'Esplanade. Attention ! Il nous faut descendre à cinq mètres au-dessous de la chaussée actuelle sur laquelle nous déambulons tous les jours. et maintenant, regardez : sur le sable du Sablon, qui est à la base de toute la vieille ville de Metz, voici trois étages de pierres brutes, placées de chant,constituant un triple « hérisson » et surmontées d'une couche de béton ; TAISON (impasse). En descendant la rue Taison, à droite, s'ouvre l'impasse Taison. Pour l'explication de ce nom, se reporter à la notice sur la rue Taison.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

C'est l'ancienne voie romaine "Via Scarponensis" traversant Metz. À l’époque antique ou Metz se nommait Divodorum la voie romaine empruntait la porte Scarponaise car elle menait à la l’ancienne cité gallo-romaine de Scarpone (rattaché depuis à Dieulouard près de Nancy). Scarponaise déformé en Scarpenoise, Sarpenoise et Serpenoise. À noter que cette porte a été détruite  en 1561, et l’arc triomphant de l’ancienne porte Serpenoise que l’on connait de nos jours date de 1852.
Au siècle dernier, elle était encore le grand axe menant vers notre ancienne gare, Place du Roi Georges, devant la Porte Serpenoise. C’est en 1852 que les rues de la Vieille Boucherie et du Porte Enseigne furent élargies et réunies à la rue Serpenoise pour former la rue actuelle.
A quatre mètres au-dessous de la chaussée actuelle subsiste encore l'ancienne voie romaine.

SERPENOISE (ancienne porte)
A l'époque romaine, la porte ouvrait sur la route menant à Scarpone et se trouvait plus à gauche en entrant dans Metz. Elle fut détruite en 1561. Reconstruite en 1852, précédée d’une double entrée, cette partie fut détruite en 1892, la nouvelle porte se présentait comme un tunnel d'une trentaine de mètres traversant le talus du rempart de part et d’autre et avait la forme d’un arc de cercle pour éviter les tirs de canon dans la ville. Lors de la destruction des remparts en 1902, la porte a été remaniée pour devenir un arc triomphal. Les quatre guérites furent récupérées sur les remparts démolis.
Quatre inscriptions relatent quatre évènements importants vécus par la Porte Serpenoise: En 1473, les soldats du duc de Lorraine tentèrent d’entrer dans Metz par cette porte. Le boulanger Harelle les surprit et alerta la population en sonnant la Mutte. En novembre 1552, Charles Quint assiégeait la ville. Il essaya, en vain, de s'emparer de cette porte défendue par le duc de Guise. Le 31 octobre 1870 les Allemands entrèrent dans Metz, après la capitulation de Napoléon III à Sedan le siège de Metz prendra fin le 27 octobre. Le 19 novembre 1918, dans Metz délivrée, les troupes françaises pénétrèrent par cette porte.
Sur certains clichés anciens on distingue un chalet en bois et une inscription "MILCHAUSSCHANK", on y vendait du lait et du babeurre (lait battue).

SOCIETÉ GÉNÉRALE (banque)
En lieu et place de l'ancienne imprimerie Béha, d'abord dans une maison traditionnelle puis rasée pour laisser place à cet énorme édifice à colonnades. La Société Générale Alsacienne de Banque à été créée en 1864 à l’époque de Napoléon III. Fondée par un groupe d’industriels pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France. En 1870 la banque compte déjà 32 établissements dont 15 à Paris pour arriver à près de 148 guichets en 1889.

SOURCE (statue la)
Oeuvre de Charles Pêtre (ou Pètre) de son vrai nom Pette, changé pour échapper aux quolibets. Sculpteur français, il est né à Metz en 1828. Cette statue en bronze, nommée La Source, date de 1869 et représente une femme dévêtue à l'amphore déversant son eau dans le bassin. Cette oeuvre est née d'un don de Adam Johnston qui avait légué à sa mort une somme de plusieurs milliers de francs à la ville de Metz devant servir à l'édification d'une fontaine. L'excès de pudeur de l'époque menaça plusieurs fois la création de l'artiste.
Elle se situe face au Palais de Justice dans le parc de l'Esplanade. A l'arrière l'ancienne Banque du Luxembourg qui deviendra le collège Poncelet, aujourd'hui les Galeries Lafayette.

SYNAGOGUE
Rue du Rabbin Elie Bloch. Les premières traces de la communauté juive à Metz dateraient du IXe siècle. Et sans doute pour des raisons économiques ils quitteront la ville à la fin du XIIe siècle pour y revenir, en échange de lourdes taxes, en 1565. La construction d’une première synagogue fut entreprise en 1609 à l’emplacement actuel. Un second lieu de culte, complété par une école talmudique, s’établit directement à côté en 1716. L’accroissement rapide de la population juive de Metz et la vétusté de la grande synagogue décident en 1839 la communauté à entreprendre l’édification d’un nouveau lieu de culte. Retardés par des difficultés financières, les travaux de construction ne commencèrent qu’en 1845 après l’arasement de l’ancien bâtiment. La nouvelle synagogue fut inaugurée le 30 avril 1850.

TAISON (rue)
De Fournirue à la place Sainte-Croix.
Le chroniqueur Philippe de Vigneulles nous a transmis la légende suivante :
Saint Clément sortait de sa demeure du Haut de Sainte-Croix et se dirigeait vers les arènes romaines du Sablon pour y vaincre le terrible Graouilly. En descendant la colline, il s'arrêta et, se tournant vers la foule de dignitaires et de curieux qui l'escortaient bruyamment, il dit : Taisons-nous. Pour conserver le souvenir de ces paroles mémorables, on aurait donné à ce lieu le nom de rue Taison.
L'origine de la rue Taison se perd dans la nuit des temps. La voie romaine d'Augusta Trevirorum (Trèves), la métropole des empereurs gaulois, à Scarpona (Dieulouard), suivait sensiblement son tracé actuel. En 1832 et 1858, des fouilles mirent à jour les débris d'un édifice romain sis à l'angle de la place Saint-Jacques et de la rue de Ladoucette. C'était la statio, station postale où se relayaient les courriers impériaux, et d'où dérivent les noms de Staxon, Staixon, et enfin Taison. Une dernière hypothèse se présente. D'après Roger Clément. le mot Taison serait bien la corruption de station, mais de station liturgique. En effet, des processions au cours desquelles les fidèles portaient des croix dites stationnales s'arrêtaient à l'église Sainte-Croix, une des stations de ces processions. La rue Taison fut dite rue de ta Montagne en 1793, en souvenir du groupe de Conventionnels qui portait ce nom. L'église paroissiale Sainte-Croix s'élevait entre Jurue et la rue Taison, le portail donnant sur cette dernière rue.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

TANNEURS (rue des)
De la place des Paraiges à la rue Basse-Seille.
Sur le canal de la Seille, de nombreux tanneurs possédaient leurs ateliers dans des maisons à façades de bois, fort pittoresques, presque toutes disparues aujourd'hui. A la fin du siècle dernier, devant une très forte concurrence de la part d'un industriel entreprenant, Romain Sendret, auquel succéda son fils, de même prénom, les affaires des tanneurs périclitèrent. II n'en restait que quelques uns qui disparurent à leur tour lors du comblement de la rivière en 1905. La nouvelle rue prit alors le nom de rue des Tanneurs.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

Autrefois la Seille traversait Metz depuis la rue des Tanneurs jusqu’à la place Mazelle. La rue doit son appellation à la présence pendant plusieurs siècles de nombreux tanneurs. Ils se servaient de la Seille qui passait à cet endroit pour rincer les peaux. Les tanneurs disparurent au début du XXe siècle et la Seille fut comblée à peu près à la même période.
Un pont traversait cette rue au niveau de l'actuelle rue du Pont de Sailly.

TEMPLE DE GARNISON
Rue Belle Isle. Il fut construit de 1875 à 1881 par l'architecte Rettig. Le temple était destiné aux soldats allemands de confession luthérienne. Son style néo-gothique et l'utilisation de la pierre de Jaumont montrent qu'il n'y a pas encore de volonté de germanisation par l'architecture qui se développa au cours des années 1900, lors de l'édification du Temple Neuf en style néo-roman et en calcaire gris. Le sanctuaire fut désaffecté après 1918 et sa toiture brûla en 1946 et le chœur ainsi que la nef furent dynamités en 1952. Seul le clocher, plus haut que la tour de la Mutte de la Cathédrale, a été conservé.

TEMPLE NEUF
La pointe de l'île du Petit Saulcy était autrefois surnommée le Jardin d'Amour. C'est en 1898 que la municipalité de Metz accorde à la communauté réformée ce terrain pour l'édification d'un temple protestant. Sa construction sera confiée à l’architecte Wahn et débutera en 1901 pour être inauguré le 14 mai 1904 par l'Empereur Guillaume II accompagné de l’Impératrice, de la princesse Victoria Louise de Prusse et des plus hautes autorités du Reichsland d'Alsace-Lorraine.

TEMPLE DE QUEULEU
Rue du Roi Albert dans le quartier de Queuleu. Le temple était destiné aux soldats allemands de confession luthérienne. Les plans furent établis par le professeur Louis Lévy et soumis à Guillaume II qui y apporta quelques modifications. Celui-ci offrit même 5000 marks de sa bourse personnelle pour cette construction. Son clocher fait penser à un beffroi avec un choeur polygonal fermé sur trois côtés. Les ornementations sont en grès rouge et le reste de l’édifice en pierre de Jaumont. L’inauguration eut lieu en 1904.
Queuleu, sur sa colline, était un lieu-dit de la communauté de Plantières. A la veille de la Révolution, des Messins aisés se firent construire de belles demeures (Gardeur-Lebrun, ingénieur, Ladoucette, avocat au parlement de Paris…). On comptait à peine une centaine d’habitants début 1800 sur cette colline essentiellement cultivée de vignes. Queuleu sera rattaché à Metz en 1908.

TEMPLIERS (ancienne chapelle des)
Aux XIIe et XIIIe siècles, lors des croisades, pour assurer la protection des pèlerins, naissent des ordres religieux dont l'ordre militaire des chevaliers du Temple. Les templiers édifient des commanderies dont, vers 1133, celle de Metz. Elle jouera son rôle jusqu'à la dissolution du Saint Empire vers 1312. Tout comme Saint-Pierre aux Nonnains cette chapelle échappe aux destructions des bâtiments du quartier lors de la construction de la citadelle en 1556 par ordre du Roi de France Henri II. Elle deviendra par la suite un magasin à poudre, puis une centrale téléphonique vers 1900.

TERMINUS (ancien hôtel)
L’hôtel Terminus se nommera ensuite l'hôtel des Mines puis deviendra le siège social de la sécurité minière jusque dans les années 90’. L’hôtel possède une cinquantaine de chambres. On y trouvait également un restaurant, des commerces, ainsi qu'une immense salle de spectacle avec un balcon pouvant accueillir près de 1500 personnes.

TÉTE-D'OR (rue de la)
De la rue du Petit-Paris à la place Saint-Louis.
Son nom lui vient de l'hôtellerie de la Tête d'Or. Cet établissement, brillant par l'ancienneté et par la renommée, existait déjà au XIVè siècle à l'emplacement de la maison numéro 14. De riches personnages y logèrent :
Le 18 janvier 1473, messire Jacques de Luxembourg. (Aubrion)
En 1475 le Bastard de Lorraine N. (Huguenin)
Le 11 juin 1480, une ambassade suisse représentée par un seigneur comte et une suite de quatre chevaliers. (Aubrion)
Le 17 février 1489, un héros du duc de Lorraine. (Aubrion)
Le 18 août 1500, une partie de l'ambassade de France. (Aubrion)
En 1517, le duc de Gueldre. (Huguenin)
En 1553, Collignon Malgras, premier des Treize de la cité de Metz. (Viville).
Au cours du XVlllè siècle, nous retrouvons cette hôtellerie sous l'enseigne Au Grand Saint-Christophe.
L'hôtel de l'Intendance, où résidait l'intendant de la province des Trois-Evêchés, occupait les maisons numérotées de 5 à 19. Ce qui valut à la rue le nouveau nom de rue de l'Intendance. Lorsque la nouvelle intendance fut installée dans l'île du Petit-Saulcy,la voie prit pendant quelque temps l'appellation de rue de la Vieille-Intendance. En 1792, la rue s'appela rue de la Liberté.
En 1806, elle reprit le nom de rue de la Vieille Intendance pour redevenir quelques années plus tard la rue de la Tête d'Or.
Au début du XVIIIè siècle, la voie ne possédait pas encore d'issue sur la place Saint-Louis actuelle. Elle s'arrêtait rue de la Chèvre. En 1749, la municipalité pratiqua une percée dans le pâté de maisons afin d'établir un passage jusqu'à la place.
La nouvelle artère prit le nom de rue Neuve Saint-Louis.
Par arrêté municipal du 8 février 1936, la rue Neuve Saint-Louis se trouva rattachée à la rue de la Tête d'Or.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

THÉÂTRE (ancien café du)
Le café ou autrefois se réunissait les mélomanes, l'ancien Café du Théâtre tenu par Jules Maillet dans un des deux pavillons bâtis en 1752, place de la Comédie.

THÉÂTRE
L'île qui accueille la place de la Comédie et son théâtre prit le nom de Petit Saulcy à cause des saules plantés sur ses rives pour retenir la terre. En 1732, la ville décida de paver l'île et d'y construire le théâtre dont les travaux se sont étendus de 1738 à 1752. Commencé par l'architecte Oger, le théâtre fut terminé par les architectes Leuze et Landau après bien des difficultés. C'est l'un des premiers théâtres construits en France et il reste actuellement le plus ancien encore en activité. Avant sa construction c’est l’hôtel de Gargan, rue Nexirue, qui servait de salle de théâtre. En 1887, redoutant les incendies dus aux lampes à huile, la ville souhaita éclairer son théâtre à l’électricité. C’est le Moulin des Thermes qui fut alors équipé de deux turbines et devint ainsi la première usine de production électrique qui fournissait aussi l’éclairage public des places de Metz. De chaque côté du théâtre, deux pavillons bâtis en 1752, le pavillon Saint-Marcel à gauche (qui abrite aujourd’hui un restaurant), le pavillon de la Douane à droite, servaient à loger les officiers.
Sous Napoléon III en 1868 une fontaine monumentale célébrant l'arrivée des eaux de Gorze à Metz fut édifiée place de la Comédie. Elle a aujourd'hui disparu.

THERMES (place et rue des)
De la rue du Pont-Saint-Georges à Vincentrue. Actuellement disparue.
La voie s'appelait en réalité rue du Therme. Pourquoi ce vocable, peut-être tout simplement une déformation de terme, ne désignerait-il pas une limite ou une borne plutôt que des bains romains comme l'affirment certains ? II fut employé au singulier jusqu'à la fin du XIXè siècle et figurait déjà dans les bans de tréfonds de l'an 1241. Dans la rue des Thermes, il existait trois artères. Deux d'entre elles, vers Vincentrue, se séparaient en deux branches.
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THERMES (les)
A côté du Pont Saint-Georges. A l’époque gallo-romaine, un grand établissement thermal se trouvait à cet endroit, mais le nom "Thermes" pourrait aussi provenir de "Terminus" définissant une limite de terrain, d’où l’orthographe variée entre "Thermes et Terme" au cours de l’Histoire. Le Moulin des Thermes est l’ancien moulin de tissage Pince Maille. En 1887, redoutant les incendies dus aux lampes à huile, la ville souhaita éclairer son théâtre à l’électricité. Le moulin fut alors équipé de deux turbines et devint ainsi la première usine de production électrique qui fournissait aussi l’éclairage public des places de Metz.

THIONVILLE (ancienne porte de)
L'ancienne Porte de Thionville, construite en 1867 et détruite début 1900 lors de l'extension de la ville et de la destruction de ses remparts.
La nouvelle muraille protégeant Metz avait une étendue de 5500 mètres. Elle était percée d’une multitude de portes dont les plus utilisées étaient: Porte Serpenoise (avenue Robert Schuman), Porte de la Citadelle (à la place du palais du Gouverneur), Porte du Saulcy (Place du Saulcy), Porte de France (à l’extrémité du Pont des Morts), Porte de Thionville (à l’extrémité du Pont de Thionville), Porte de Chambière (rue Chambière), Porte Sainte Barbe (boulevard de Trèves), Porte des Allemands (rue des Allemands), Porte Mazelle (Place Mazelle) et Porte Saint Thiébaut (au niveau de la rue François de Curel).

THIONVILLE (pont de)
Établi sur la grande route menant vers Thionville, le pont de bois reconstruit en pierre par Thiffridus prit le nom de Pont Thieffroy qui, par contraction, fut à l’origine de l’appellation du quartier voisin: le Pontiffroy. Au Moyen Age, la construction et l’entretien du pont de pierre étaient financés par l’hôpital Saint-Nicolas grâce à l’impôt provenant de la vente de vêtements des morts. Par cette imposition, l’établissement hospitalier mena, à raison d’une arche par an, la reconstruction du pont. En 1340, il compta douze arches.

TOCQUEVILLE (allée de)
Dans le quartier du Pontiffroy, allée et jardin devant l’église Saint-Clément. Alexis de Tocqueville fréquenta un temps le collège des Jésuites de Metz, installé en 1855 dans l’abbaye Saint-Clément. L’église perdurera ce rôle jusqu’en 1970 (avec deux interruptions de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945). Philosophe politique, homme politique, historien et écrivain français, Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, est né à Paris le 29 juillet 1805 et mort à Cannes le 16 avril 1859. Son père fut préfet de la Moselle en 1817.

TOMBOIS (rue du)
De la rue des Capucins à la rue Basse-Seille.
De la rue des Capucins, cette artère s'ouvre sur la gauche entre de hauts murs sombres et, après un angle droit, va rejoindre la rue Basse-Seille. Autrefois, des bosquets couvraient de leur verte frondaison cette pente située hors de la première enceinte et dévalaient vers la Seille. Un cimetière y fut établi ; de là le nom de Tombois donné au passage pratiqué par la suite sur cet emplacement. On y découvrit plusieurs sépultures gallo-romaines. En 1802, la ville établit un jardin botanique dans les dépendances de l'ancien couvent des Capucins. L'église, bâtie en 1734, servait d'orangerie ; le 5 janvier 1862, un incendie l'endommagea considérablement. En vertu de l'arrêté municipal du 20 septembre 1825, la rue du Tombois reçut le nom de rue du Jardin Botanique. Elle recouvra par la suite sa dénomination première.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

TOUR-AUX-RATS (place et rue)
De la rue du Pontiffroy à la place Chambière. Actuellement disparues.
La rue Tour-aux-Rats écrit Chabert tient son nom d'une tour voisine sans doute ainsi nommée à cause de l'abondance des rats qui lui venaient de la rivière. Elle servait de dépôt d'armes. Un acte de 1736 mentionne une maison en Franconrue (rue du Pontiffroy) formant coin de la Tour-aux-Rats. Un autre écrit de 1394 cite en Franconrue une maison appelée Thur-Pource, c'est-à-dire Tour-aux-Puces. Entre puces et rats, un rapprochement est possible. S'agirait-il de la même tour ?
La Tour aux Rats appartenait jadis à la vaillante corporation des couvreurs. En 1552, lors du siège de Metz par Charles-Quint, elle présentait, sous le nom de plate-forme des Rats, un des principaux points de défense contre le camp brabançon installé autour de Châtillon. Dites aussi Tour-aux-Diables rats, puces, diables ! Décidément elle a toujours été mal famée elle fut, en 1614, couverte et garnie d'une cette d'escaille. (Plan de Fabert).
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

La rue de la Tour aux rats avait jadis pour nom Rue du Pontiffroy, elle allait du Pont Saint-Georges à la Place du Pontiffroy. Le quartier, entièrement rasé dans les années 70’, a laissé place à de nouvelles constructions. Seul subsiste encore aujourd’hui l'abbaye Saint-Clément construite à partir de 1660 ainsi que les ruines de l'église Saint-Livier.

TRINITAIRES (rue des)
De la rue du Haut-de-Sainte-Croix à la place Jeanne d'Arc.
La rue perpétue le souvenir des Pères de la Trinité ou de la Rédemption. La fondation de cette institution religieuse remonte au Xlè siècle. Les Trinitaires s'installèrent primitivement au faubourg de Mazelle, ensuite à l'extrémité de la rue actuelle des Clercs, vers l'Esplanade. Les abbés de Gorze possédaient jadis un hôtel près de Sainte-Croix, à l'emplacement de l'ancienne Cour d'Or des rois d'Austrasie. En 1561, il plut à Charles, cardinal de Lorraine, évêque de Metz et abbé de Gorze, d'y installer les religieux de la Trinité, sans demeure fixe depuis 1552. Ceux-ci y élevèrent une église en 1566. Le couvent subsista à cet endroit jusqu'à la Révolution.
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La rue des Trinitaires doit son nom aux religieux de la Trinité qui s'y installèrent en 1561. Leur église, à l'angle des rues du Haut Poirier et des Trinitaires, fut construite au XVIIIe siècle (la date, 1720, est gravée sur le fronton). L'église, temple protestant en 1804, puis entrepôt des pompiers, est aujourd'hui une annexe du Musée.

TRINITAIRES (ancienne église des)
La rue des Trinitaires doit son nom aux religieux de la Trinité qui s'y installèrent en 1561. Leur église, à l'angle des rues du Haut Poirier et des Trinitaires fut construite au XVIIIe siècle, l’année 1720 est gravée sur le fronton. Temple protestant en 1804, puis entrepôt des pompiers, c’est actuellement une annexe des Musée de la Cour d’Or.

TROIS-BOULANGERS (rue des)
De la rue Dupont-des-Loges à celle de Saint-Gengoulf.
Nous ignorons les raisons exactes de sa dénomination. Nous pouvons supposer que trois boulangers occupaient son emplacement, ou bien qu'il y existait une boulangerie tenue par trois frères. Un rapport de la commission d'alignement, en date du 10 avril 1818,nous apprend le fait suivant :
La rue des Trois-Boulangers n'est plus que l'extrémité d'une ancienne rue nommée Grande rue des Boulangers, ruinée lors de la construction de la Citadelle ; un côté de ce qui reste est reconstruit à neuf, l'autre est composé de vieilles maisons qui seront incessamment rebâties. La Grande rue des Boulangers menait à la porte Serpenoise. Son issue donnait juste en face de cette porte.
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TURMEL (rue de)
De la rue des Allemands à la rue du Wad-Billy.
Son percement date de 1905-1906, et elle prit son nom en vertu de l'arrêté municipal du 27 avril 1907. Déjà en 1847, la ville projetait la réalisation d'une communication entre les deux rues précitées. M. de Turmel, né le 14 aoùt 1770 à Metz où son père était général,devint maire de notre ville par ordonnance royale du 2 février 1816, succédant au baron Marchant. II fut député de la Moselle de 1823 à 1830. Tout en remplissant les fonctions de payeur du département à partir de 1825, il conserva néanmoins celles de premier magistrat municipal jusqu'à sa démission lors des journées de juillet 1830. M. de Turmel laissa le souvenir d'un homme de bien, qui géra habilement et honnêtement les affaires de la ville tout en contribuant à l'embellissement de la cité. Sa fille, Anne de Turmel, naquit le 22 mars 1805. En 1827, elle épousa Marie-Joseph-Charles de Lardemelle et lui donna deux fils.
Mademoiselle de Turmel reste vivante dans la mémoire des Messins parce qu'elle offrit à la ville la petite cloche qui porte son nom et qui, à la cathédrale, sonne le couvre-feu. Ce don de Mademoiselle de Turmel donna prétexte à plusieurs légendes.
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VAUBAN (rue)
Aménagée sur les anciens abords du port du canal (1875-1905), la rue est créée en 1906 pour desservir le nouveau quartier de la gare. Dans la rue l'ancien château d'eau, construit en même temps que la gare entre 1905 et 1908, alimentait les locomotives à vapeur en eau.

VAUTRIN (quai Paul)
De nos jours dénommé Quai Paul Vautrin, maire de la ville de Metz de 1924 à 1938, ce quai était autrefois appelé Quai Saint-Louis. Commencé en 1740 il fut achevé en 1756. Le quai se situe sur le terrain de l'ancienne abbaye de Saint-Louis formée vers 1760 par la réunion des abbayes de Saint-Pierre et de Sainte-Marie. Son église détruite en 1444 a été remplacée deux ans plus tard par une chapelle.

VERLAINE (maison natale de Paul)
Le poète Paul Verlaine est né à Metz le 30 mars 1844, dans cette maison au 2 rue Haute Pierre, à côté de l’actuel Palais de Justice. Fils de militaire il passera son enfance à Metz. Cette demeure date du XVIIIe siècle avec son portail Louis XV. L'appartement même où est né Paul Verlaine abrite de nos jours l'association Les amis de Verlaine.

VERLAINE (statue de Paul)
Son buste, sur l’Esplanade aux abords du boulevard Poincaré, a été sculpté par James Vibert et sera inauguré en 1925. Paul Marie Verlaine, poète français est à né à Metz le 30 mars 1844 rue Haute-Pierre. Il décèdera après une vie tumultueuse à l’âge de 52 ans à Paris, le 8 janvier 1896. Préférant la fréquentation des cafés et cercles littéraires parisiens (tel que les Vilains Bonshommes), il délaisse très vite la Faculté de droit. Admirateur de Baudelaire, il s'essaie à la poésie et une revue publie son premier poème : Monsieur Prudhomme, portrait satirique du bourgeois qu'il reprendra dans son premier recueil qui sera publié en 1866 : Poèmes saturniens. On lui devra entre autres des œuvres telles que : Les fêtes galantes en 1869 ou Romances sans paroles en 1874.

VIGNE-SAINT-AVOLD (rue)
De la place des Charrons à la place Mazelle.
Elle tient son nom d'une vigne située jadis en ce lieu, propriété de l'abbaye de Saint-Avold. Le débouché sur la place Mazelle date de 1740.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

VIGNOTTE (rue de la)
De la rue Saint-Marcel à la rue Belle-Isle.
C'était d'abord une impasse donnant sur la rue Saint-Marcel. Son nom rappelle une petite vigne, ou vignotte, propriété du monastère des Pucelles, fondé en 1206 près du Moyen-Pont, hors de l'enceinte de la cité. Philippe de Vigneulles donne à cette rue le nom de Vignette, lorsqu'il relate l'arrestation de Gilles de Sapogne, en 1523 : Touttefois, après plusieurs parolles pour ce fait randue, soubz bonne gairde, il fut ramené en son logis à la Vignette a pont des Mors.
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VINCENTRUE (en)
De la rue Saint-Georges à celle du Pontiffroy.
Appelée encore en Saint-Vincentrue, elle conduisait à l'abbaye et à l'église de Saint-Vincent. De 1793 à 1806, elle porta le nom de rue de la Draperie.
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VIVIER (rue du)
De la rue des Jardins à la place de Chambre.
C'était autrefois, dit Chabert, le chemin qui menait au vivier des chanoines de la cathédrale. Auguste Prost signale que cette ruelle est déjà mentionnée dans le Cérémonial de la cathédrale du XIIè siècle : Via per Vivarium. Mais jusqu'à présent aucun historien messin n'a retrouvé les traces de ce mystérieux vivier. Si le mot vivier désigne un réservoir à poissons, il désigne aussi, selon Edouard Sauer, un gué ou un abreuvoir d'eau vive. La ruelle du Vivier conduisait à la porte aux Chevaux et à un gué où ces animaux venaient s'abreuver. C'est là qu'aurait dû se trouver le fameux vivier des chanoines de la cathédrale. II n'existe, ajoute Sauer, aucun titre dans les archives de la cathédrale déposées aux archives départementales, mentionnant l'existence de ce vivier. « Même l'inventaire détaillé de ces archives, dressé en 1664, est muet sur l'indication d'une pièce relatant l'existence de ce vivier, dont on aurait certainement parlé, s'il eût existé, soit pour le droit des chanoines, soit pour les dépenses de construction ou de réparations, soit enfin pour les sommes payées aux pêcheurs ou employés à cet effet. ». Mentionnons encore deux vers d'un poème sur la Guerre de Metz, en 1324 :
Ver Saint Gergone ait ung vivier.
II n'ait si bel jusqu'a Savoie.
Vers Saint-Gorgon est un vivier,
Tel qu'il n'y en a pas jusqu'en Savoie.
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WAD-BILLY (rue du)
De la rue Mazelle au boulevard André-Maginot.
Pour l'explication du mot Wad, reportons-nous à la notice sur la rue soit enfin pour les du Grand-Wad. Billy est un nom patronymique messin. Des bans de tréfonds du Xllle siècle mentionnent les noms de Bugle. Bugley et Bugly. Bugley ou Bugly, écrit M. d'Hannoncelles. se prononçait Bully ou Billy. Un Jehan Bugley exerçait au XIV° siècle le métier de changeur. Il fut inhumé à Saint-Clément. Sa soeur, Marguerite Bugley, épousa Joffroy Sollate, également changeur, dont l'épitaphe existait dans l'église Saint-Simplice. Le fils de Jehan Bugley le changeur, Jehan Bugley le prêtre, possédait son tombeau dans l'église du Petit-Clairvaux, en Chaplerue. Thiébault Bugley fut maître-échevin en 1355. Sur un plan de 1738, la rue du Wad-Billy est appelée rue derrière le Loup, parce qu'elle donnait sur l'arrière de l'hôtellerie Au loup, sise au numéro 53 de la rue des Allemands.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

WAD-BOUTON (rue du)
De la rue Mazelle au boulevard André-Maginot.
Des actes de 1386, 1514, 1531 et 1630 citent la rue du Waide-Bouton. Bouton, comme Billy, était un nom patronymique assez répandu dans l'ancienne bourgeoisie messine. Des orfèvres, des horlogers, des ébénistes le portèrent.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

WINSTON-CHURCHILL (rue)
De la rue Haute-Pierre à la rue Serpenoise.
Elle évoque la mémoire du célèbre homme d'état anglais, qui visita Metz à plusieurs reprises, notamment en 1946. Elle avait nom précédemment rue de l'Esplanade, parce qu'une partie de son cours, du Palais de Justice à la rue des Clercs, borde cette belle promenade messine. Jadis, on l'appelait rue du Rempart de la Citadelle, ou tout simplement rue de la Citadelle, à cause du voisinage de cet important ouvrage militaire disparu. En 1918, elle se prolongeait, sous le nom de rue Neuve de l'Esplanade, jusqu'à la place Saint-Martin. Ce segment porte, depuis octobre 1919, le nom de rue du Coëtlosquet.
Vieux Metz : Les Noms De Rues par JEANMAIRE André - Zalc 1976

XXe CORPS AMÉRICAIN (rue du)
Dans le quartier du Sablon, située sur le tracé de l'ancienne voie romaine longée par le souterrain amenant les eaux de Gorze à Metz, nommée autrefois chemin d'Augny, la rue du XXe Corps Américain prit son nom actuel en décembre 1944. C'est le XXe Corps Américain de la IIIe armée du général Patton, commandé par le général Walker, qui libéra la ville de Metz en novembre 1944.
Sur certains clichés anciens de la rue on distingue la parade du 145e régiment d'infanterie du Roi (6e Lorrain) ou Königs-Infanterie-Regiment (6. Lothringisches) Nr. 145 crée en 1890. Il faisait partie du XVIe Corps d'Armée allemand. On observe un de ces deux bataillons qui avait ses quartiers dans une caserne de Montigny-les-Metz, de nos jours caserne Raffenel.